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  • un cas unique

     

    J’ai eu la chance de donner la vie à trois enfants

    Ils sont arrivés quand nous avons été prêts pour les accueillir, une fille, un garçon, et une autre fille

    Je n’ai aucun obstacle à les porter, les mettre au monde, les nourrir.

    J’ai choyé mes nourrissons, je les ai protégés, sans pour autant passer mes journées au dessus de leur lit, je n’étais pas une nurse

    J’avais besoin de temps pour moi aussi

    Dans la maison , j’ai mis beaucoup de choses à disposition , des jouets , des légos , des jeux de construction , pate à modeler , de tout , tout ce qui pouvait être exploité , libre à chacun de prendre , laisser , explorer, créer , rêver ,…

    Je ne jouais pas beaucoup avec mes enfants, j’étais une mère, pas une animatrice, j’invitais des cousines, des copines, autant que les enfants le demandaient, la maison était souvent sans dessus dessous

    Les enfant avaient toujours un truc à  faire , à cela s’ajoutaient les animaux qui peu à peu venaient peupler le jardin , lapins , hamsters , cochon d’inde , chats , chinchillas …

    DSCN1590.JPGLa ménagerie était un espace de rêve ou l’imaginaire vagabondait comme dans un conte de Béatrix Potter, c’était du travail en plus mais du bonus dans leur enfance, je n’en faisais pas l’économie

    Je passais outre les remarques d’un entourage qui pensait que j’étais trop, trop protectrice, trop présente, je faisais ce que j’avais à faire tout en menant mon travail, mes loisirs, mes amis.

    Je n’ai jamais été une mère sacrifiée

    Je les ai soignés, rassurés, j’ai passé des heures à raconter des histoires, proposer des albums de musique, je chantais avec eux, offrant à leur vie d’enfant des nouveautés

    Je ne courrais pas dans les musées, l’expo …  Je ne suis pas une mère-enseignante

    Ils ont grandiDSCN0031.JPG

    Je crois que leur enfance est derrière eux

    Nous en reparlons parfois, ce qui les a marqués, leurs frustrations, leurs plaisirs, leurs souvenirs

    Ellen, 20 ans, me dit que je suis une » drôle de maman » y’a des fois c’est casse pied, mais on s’ennuie jamais

    Je ne m’inquiète pas quand ils passent leur examens, j’ai des conversations qui sautent du coq à l’âne, j’envoie des SMS à table, je suis futile, étourdie, un peu gamine avouons le

    Mais jamais loin

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    Toujours là pour soigner les petits tracas, encouragé, conseillé, écouter

    Une mère branchée, au sens propre du terme, toujours reliée à eux mais avec une vie à moi, mes mondes, mes proches, mes jardin, mes créations

    Je ne serai jamais une mère soumise, sacrifiant une partie de sa vie pour ses enfants, je n’ai pas « tout donné «  j’ai fait ce que j’avais à faire, je continuerai à leur rythme

    J’ai la chance d’avoir trois enfants en forme, plutôt bien équilibrés, ouverts, drôles, réfléchis.

    Bien sur j’ai contribué à ce qu’ils sont devenus, j’ai semé, ils ont récolté, cueilli, mangé.

    DSCN0833.JPGEt leur père aussi, avant équilibre

    Je suis un peu un cas unique, pas assez soucieuse ou investie de leur vie certains jours, mais toujours inquiète pour leur VIE, la vraie, celle qui peut s’arrêter en quelques secondes

    Cette seconde qui briserait la mienne

    Je voudrais trouver un antidote qui les mettrait à l’abri de tout accident

    Comme toutes les mères, j’ai peur de leurs retards, mais je veux les laisser libres de vivre ce qu’ils ont à vivre

    Évidemment

     

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  • Des nouvelles

    Merci pour vos messages et vos passages

    Je suis partie deux jours dans le Cotentin où j’ai passé de très bon moments avec mes filles , Louis , et mes parents

    J’ai marché dans les vagues

    Je repars pour Jersey

    Besoin d’escapades , besoin de profiter de la vie

    Promis , je reprends un rythme dès lundi

    Profitez des longues soirées d’été , de l’air , des odeurs , du chant de la Vie qui ne s’apprend pas , qui s’improvise , avec des noires et des blanches ,des notes hasardeuses qui parfois  résonnent  à merveille …

     

     

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  • Cette fille au bras levé

     

    Le rendez  vous était fixé vers  13 heures trente ce samedi de juin, plus tôt que de coutume, la première représentation  à 16 heures, ça nous laisser un peu de temps pour la balance son

    La générale n’avait pas été trop chaotique la veille, même si visiblement certains stressaient  un peu, j’étais complètement confiante pour ce nouveau spectacle, le 12 ème pour moi, mais toujours la même excitation pour cette grande Messe annuelle

    Nous avons fait des essais de son, positionnements, solistes, sans souffrir de la chaleur, j’avais prévu une tunique légère dans laquelle je me sentais bien

    Vers 15 heures , un peu avant l’ouverture des portes nous avons quitté la scène afin de nous préparer

    L’une de nous avait le cœur lourd, elle tentait de cacher sa peine, et je n’aime pas ça, savoir que ce moment sera gâché pour elle, j’ai essayé d’arranger les choses, mais visiblement ça passait pas bien, je n’aime pas

    Je l’ai serrée fort, et elle a retenu ses larmes, gênée, je n’aime pas ça et je la comprends, c’est quelqu’un de bien, vraiment bien

    Nous étions tout simplement beaux en tenue rouge et noire, pas de vraie surprise puisque nous avions fait des essais la veille, j’avais retrouvé ma petite robe noire légère dans laquelle je me sens bien, un léger boléro rouge en plus

    Et nous sommes montés sur scène d’un pas alerte, avons entamé notre spectacle devant 600 personnes bien installés en gradins

    Je suis d’emblée rentrée dans le spectacle , avec de beaux moments , entourée de mes amies , captant regards et sourires francs , une vraie complicité de groupe qui parait il est notre marque de fabrique , et c’est pas du cinéma

    J’aperçois Monsieur Not maire, fidèle, toujours là, c’est bon ça

    Les 15 titres envoyés et nous voilà déjà dans nos loges pour changer de tenue et s’hydrater

    Ellen m’a envoyé un message, elle pourra prendre son TGV de 17 heures et sera avec nous pour la deuxième séance

    Il lui restait un examen le matin à Bruxelles, je suis soulagée, heureuse pour elle, une grève aurait bousillé sa soirée

    Un peu d’eau et nous revoilà sur scène après quelques papotages en coulisse entre nous , Théodore est encourageant , le public est visiblement conquis

    En tenue blanc et bleu, nous apporterons de la légèreté, le thème de La Liberté ne doit pas être plombant, les gens ne sont venus pour commémorer les guerres, nous avons quitté la scène sur Hair, et c’est avec notre visa pour les beaux jours ( qui fut sujet à beaucoup de délires dans l’année) que nous embarquons le public et nous libres !!!!!!!!!!!!

    J’ai laissé des larmes sur les SOS, fallait d’y attendre, trop dense pour moi

    Tout semble s’enchainer à merveille, le public nous a réservé un bon accueil, après les merci, les au revoir, on dégage, pour remettre ça bien vite !

    J’ai un peu mal aux pieds, j’enfile vite fait un pantacourt et me voilà dans la salle Po à chercher ma fille, elle est arrivée m’a t »on dit, ah oui !! On s’embrasse fort, fort !

    Je commence à ramasser les programmes laissées sur les sièges avec Clotilde, elle trouve des clés de voiture, appel du Manu au micro, y’en a qui doivent paniquer un peu

    La salle est fraiche, je commence à installer les programmes « neufs «  avec deux choristes, c’est calme et presque reposant

    L’heure tourne pourtant.

    Un homme réclame ses clés

    Soulagé , je lui donne , elle sont posées sur la sono

    Théodore en pleine conversation avec un technicien m’interpelle

    Jeanne on met quoi en rappel ?

    Je veux ?

    Pas simple de trancher

    Je retourne vers les loges, Gwénolé est revenu faire des photos, on cause un peu, me présente son coéquipier, je tente de le convaincre de venir chanter avec nous à la rentrée, il semble ne pas décliner la proposition

    J’ai soif, je voudrais un café

    J’ai enfilé un sandwich vite fait

    Il est presque plus de 20 heures, débriefing à l’auditorium et c’est reparti, enfilage des collants, maquillage et nous revoilà en coulisse, on fait des trucs de gosses pour s’encourager, de vrais gamins, on aime ça.

    La salle est bondée, et chaude !

    La densité des applaudissements nous fait frissonner et nous donne déjà la promesse que ça va être énorme, on est attendus, y’en a qui s’agitent fort, venus de loin, jusqu’à Marseille, bordel ça va donner

    Tout est bon, chanter, aller chercher au fond de soi l’impossible, puiser dans nos forces, et recommencer, offrir donner, toujours et encore et prendre l’intense

    Deux heures trente de scène , j’ai plus de pieds , ovations , des gens heureux , nous ,eux , que demander de mieux , je rejoins la salle , je cherche Rose et Mark , Tristan me dit qu’il les a aperçus  il y a plein de monde connu ici , je retrouve Camille , Jérôme a joué de la batterie pour une animation de club sportif c’est bien aussi il viendra dans l’hiver

    Ellen a retrouvé sa sœur, son frère, ils sont contents tous les trois

    J’ai ôté mes chaussures, je marche pied nus, décroche la banderole  France bleu, c’est ma mission, jusqu’au bout la Jeanne, faut pas oublier

    Je reçois de tas de commentaires gentils, des anciens choristes, d’autres qui vont revenir en septembre, c’est toujours privilégié ce moment là, toujours …Les fidèles, ceux qui viennent parce qu’ils aiment, c’est tout

    Je reçois de paroles étranges aussi, des choses qui me font quelque peu vaciller, mais peu importe, je ne vais pas m’en faire maintenant, l’heure est à l’after, et ça, ça se rate pas !

    Passage aux loges, je regarde mes messages, vite fait, le zifon est au repos,  je remballe mes affaires, direction l’auditorium, des tables dressées pour un pot commun, le rituel depuis quelques années

    Il est déjà tard

    Je puise encore la force pour vociférer un discours avec ma Vice, on est toujours attendues sur ce coup là, et les gens rient de bon cœur à nos âneries, et applaudissent, viennent nous dire combien il nous aime et on adore ça !

    Je pique un truc  qui se mange, bois deux verres de cidre et papote, à droite, à gauche et rejoins les hommes pour chanter un peu, y’a encore la voix, faut pas se priver

    La salle se vide peu à peu, faudra se séparer, faudra … on n’aime pas ça

    Je retrouve les bras de mes Précieux, la chaleur, nos liens si forts depuis tant d’année d’intense, imaginez.

    Dernier tour dans les loges, au revoir, bisous

    Avec Pierrot nous retrouvons la voiture, nos sacs calés dans le porche kangoo

    Nous passons devant les portes de la salle Po, faudrait ôter les affiches, on se regarde

    Ah non, on est mortes là.

    Retour à la maison, 2 heures du matin, je n’ai plus de jambes

    Je poste un peu sur FB, y’en a qui sont encore là

    J’aime prolonger

    J’envoie un dernier SMS, la réponse me réveillera le lendemain matin

    Je suis heureuse

     

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    photo : LAVAL IMAGE

     

  • les idées ne manquent pas mais ...

     

    Il faut que j’écrive le billet « un jour la liberté «  pour moi, pour ceux qui l’ont vécu, pour vous aussi, un trace de l’intense, je ne dois pas tarder à le faire tant que les souvenirs sont frais

    J’ai fait la promesse d’écrire  aussi comment je suis devenue une mère « hors norme, un cas unique, une drôle de maman »

    Et je n’ai toujours pas pris le temps de répondre à votre commentaire sur les billets précédents

    La liste de mots cascades fera aussi l’objet d’un billet, je l’ai en tête, y’a pu ka.

    Les idées ne manquent pas

    Entre une soirée barbecue avec copains et ados pas rebelles, une virée concert pour la fête de la musique,  un détour par Angers pour écouter, voir les chœurs de France, je n’ai plus guère de soirées vraiment libérées, et ne rédige que le soir venu, pas envie, sauf exception de me mettre devant le clavier en journée

    Ma voisine dingo a déménagé, soulagement.

    Elle avait pris l’habitude de poser des enceintes sur le rebord de la fenêtre, diffusant à fond les ballons une musique d’un rappeur dont j’ignore le nom, vociférant des insultes ignobles et un vrai appel à la violence

    Beau lui demander de baisser, rien n’y faisait, nous commencions tous à être au bord de la crise de nerf, surtout Mark qui n’a pas encore la patience et le recul pour agir

    Bref, les pavots pivoine sont magnifiques cette année

    J’aime cette fleur sauvage et robuste qui annonce les jours les plus longs, cette belle saison de l’année qu’on appelle l’été

    Je ne pense pas trop à l’été, toujours envahie d’une étrange mélancolie à cette saison charnière

    Pourtant, je sais qu’elle l’offrira de belles surprises, que je saurai provoquer des moments hors du quotidien, qu’il y aura des saveurs, des couleurs

    Je le sais bien

    Ne partez pas tous en même temps quand même …

     

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  • aimé , pas aimé

     

    J’ai aimé habiller la grisoune et entendre Rose rire aux éclats, envoyer la photo à Louis et l’imaginer explosant de rire en la visionnant

    Je sais, je sais, c’est de la maltraitance animale, je suis comme ça, je n’aime pas les bêtes

    Je n’ai pas aimé la fin de notre dernière répétition, quitter le parking des divas, me faire à l’idée que la saison chantante va s’achever

    Il nous reste heureusement des virées et puis le mariage, nous chanterons, forcément, en plus petit comité, pour eux, pour nous

    J’ai aimé trier la bibliothèque, me séparer de plein de livres désuets que j’ouvrirai plus, les ôter, faire preuve de réalisme, ne plus s’encombrer de choses du passé qui n’ont aucune place dans notre maison

    J’ai aimé faire un belle balade en ville avec Rose, la sentir devenir « grande «, autonome, avec son argent à elle, elle a acheté des livres, je me souviens d’Ellen qui en achetait aussi

    J’ai pris l’arsouille en photo, et envoyé à Ellen, ça l’a faite rire, on communique toute la journée, c’est comme ça, faut pas nous changer

    Je n’ai pas aimé voir Ellen paniquée à l’idée de ne pas rejoindre Bruxelles à temps pour le dernier examen, les grèves qui pénalisent les usagers, pénible et couteux, raz le bol

    J’ai aimé mettre en terre de nouvelles plantations, bouturer encore et toujours

    J’ai détesté retourner sur mon lieu de travail, j’ai rasé les murs, je n’ai croisé personne, l’odeur, les bruits de mes pas dans l’escalier, j’étais embuée de larmes, j’ai posé rapidement mes dossiers et j’ai quitté les locaux comme une voleuse et j’ai acheté du chocolat

     

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  • La grenade de la mariée

     

    Un samedi matin , jour de marché

    Un  groupe de filles en tenue fluo , jupons et flonflons interpelle les passants

    Vous avez deviné, enterrement de vie de jeune fille, je fais alors remarquer  à l’ami qui m’accompagne que je n’aurais pas pu me prêter à ce genre de jeu

    Autant j’aime faire le pitre, mais le déguisement me met  mal à l’aise, je n’ai jamais aimé les fêtes costumées, le carnaval, les masques, allez savoir pourquoi.

    Faut pas se forcer, ne pas vouloir à tout prix suivre les tendances du moment

    C’est bon enfant ces trucs là, moins idiots que les bizutages d’étudiants qui parfois finissent mal

    Quoique

    Une semaine plus tard, au même endroit, une jeune fille, future mariée se livre à ce jeu et demande aux passants, une épuisette à la main, des objets

    Et bien, voilà qu’un gars, inconnu au bataillon , lui offre une grenade

    Convenons en, ce n’est pas fréquent d’avoir ça dan sa poche

    Et cette grenade n’est pas un jouet, les copains de la jeune femme visiblement expert en artillerie ont rapporté l’objet au commissariat, elle était goupillée, mais quand  même, ce n’est pas fin !

    La presse s’est emparée de l’affaire, surtout la presse locale qui court après les gros titres à sensation

    Pris de remord, le « coupable «  s’est dénoncé lui-même au commissariat, c’était un jeune militaire de 20 ans, qui possédait d’autres engins pas très pacifiques

    Y’en a qui aiment les flingues , les carabines , les révolvers , les fusils , ils se sentent puissant et grand avec ça , j’en connais , c’est bizarre , ça me fait peur moi , jamais tirer de ma vie , jamais eu de grenade ni kalachnikov dans mon sac , trop lourd , trop risqué

    Il s’en passe des choses dans notre petite ville si tranquille

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  • Juste un mot

    On ne peut pas dire que se blog se désertifie mais depuis quelques jours les billets ,certes plus espacés ont de moins en moins d’écho , de grains de sel , appelons ça comme on veut

    Je comprends bien , loin de écrans , les blogs en pause …

    Une petite visite chez Jeanne pour voir ce qu’elle va raconter et on reviendra demain , ou dans huit jours  , faut pas se justifier , surtout pas !

    Poussée par une curiosité bien saine , je tente un petit jeu qui ne demande aucune compétence particulière, juste un mot

    Je vous donne le premier , et par association d’idée , vous en écrivez un autre , le lecteur suivant dans son commentaire , on propose un autre et ainsi de suite

    Sans réfléchir , sans explication , on tente ça ?

    Vous pouvez jouer autant de fois que vous le voulez , et même , et même si vous ne déposez jamais de commentaire

     

    Je propose

    GRENADE   ( ça fera l’objet d’un billet prochainement)

    A vous ….

  • Fin de dimanche

    Fin d’après midi , je dois préparer le repas du soir , Ellen et Lucas seront avec nous , j’ai acheté des haricots la veille , des frais , les premiers de la saison

    Je vais chercher du pain en ville ; place de Hercé une concentration de voitures anciennes

    Je jette un œil sur le tableau de bord d’une Ami 6 , ça me replonge des années en arrière, cette boule blanche du levier de vitesses , les chromes , le volant tout fin , les souvenirs remontent et je les chasse , c’est du passé , pas de nostalgie , juste un flash

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    Je photographie une panhard pour Jérôme

    Je me décide à ôter les affiches sur les portes de la salle polyvalente , peut être que certains choristes voudront les récupérer , on m’en avait demandé

    Sur la petite place , j’aperçois  Nicolas Boisnard , il a fini son show case à la Perrine , présentation du nouvel album , il a perdu Fred .. ?

    J’achète du pain

    Retour à la maison , je demande à Rose de m’aider à préparer le repas , elle grogne , elle revendique , elle est pénible , ça va passer

    Elle fait des verrines fromage blanc fraises spéculos puis prépare les radis

    J’ai épluchés les haricots , mis le rôti dans le four , sorti le melon

    Sarah arrive à l’improvise

    Mais c’est une sacrée surprise ça !

    Toujours aussi joyeuse , ça fait plaisir

    Nous faisons le tour du jardin , je lui donne des capucines , des impomées , des ficoides et plantes grasses pour replanter dans son jardin de ville

    Ellen  et Luka arrivent à pied , nous prenons l’apéro sur la terasse , du rosé , des tartines , des chips au roquefort , enfin , c’est ce qui est écrit sur l’emballage

    Le diner est sympa , les jeunes causent , tous azimuts

    Ellen me dit que je suis aux yeux de ses copines , un cas unique , ça fera l’objet d’un billet

    La nuit est tombée , nous rangeons tous ensemble

    Des cadeaux pour la fête des pères , chocolats , et chemise

    Mark va se coucher

    Il passe son bac le lendemain

    La routine ne s’installe pas chez nous

    Les douze chats sont envahissants

     

    Photo du net

  • "Vivre comme on respire "

     

     

    A peine le dos tourné , voilà que ce blog est investi par des  « robots «  ou autres spam , marabouts de ficelles ..

    Je vais devoir faire un peu d’ordre ici

    J’aimerais parler d’autre chose

    J’ai publié « l’avant scène «  et quelques heures après la grande Scène me voilà , comme chaque année , bouleversée par cette journée chantante

    Deux spectacles enchainés , 12 heures d’un vrai marathon vocal , avec encore , tellement d’intense à digérer

    Je déroule les mois précédents  , nos partages , nos délires pour mener à bien ce treizième défi

    La liberté , demandez là !

    Et Mandela est mort cet hiver

    Je ne peux parler d’autre chose ..Ne m’en veuillez pas.

    Je raconterai plus tard , forcément , puisque ce blog se veut être un carnet de route

    De la tendresse , toujours , des frissons , des larmes retenues , de belles rencontres encore , ma fille rentrée in extrémis , des visages émus

    Nous , eux …

    Cet extraordinaire osmose qui opère à chaque fois

    Ce voyage fabuleux qui ne se raconte pas

    qui se vit

    Librement …

     

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  • L'avant scène

     

     J’ai d’abord fait un léger détour pour prendre Pierrot Bâton ( qui est toujours en vie , soyez rassurés ) puis nous sommes montés vers la grande place , le coffre de la C4 rempli de programmes tout frais sortis de l’imprimerie , affiches , banderole …

    La porte latérale de la salle Po était ouverte, deux camionnettes soulagées de matériel lourd et imposant, on se contente pas que de deux ou trois micros, et projo, c’est du lourd l’installation, y’a des pros pour ça

    Nous saluons ceux qui sont venus donner un coup de main, il faut peu de temps pour placer les programmes sur les fauteuils, poser des affiches, installer les tables pour l’after à l’auditorium

    Vers 11 heures, tout est prêt, il règne toujours une odeur d’égouts dans les loges, je pense à Thiéfaine qui était venu là, forcément, les artistes s’installent là aussi, comme nous

    Nous avons le temps pour un café avec Tristan, je propose « la maison », nous aimons cet endroit

    Théodore me zifonne, c’est bon, ça roule !

    Il fait beau , un léger vent ventile nos visages , nous aimons ce lieu , familier , cette place tout fraichement aménagée , on se sent bien là , dans ces lieux , les nôtres , un petit village à portée de main

    En passant place des Acacias, nous achetons le ouest France, un article est paru au matin, nous avions la veille rencontré une correspondante, espérons qu’elle aura bien retranscris notre message

    Nous poussons la porte de ce salon de thé du centre ville, le « patron «  nous accueille, il a déjà mis ses couverts dans le jardin dehors, gentiment, il nous propose une table, promis, on ne va pas s’éterniser

    On commente la presse, avons particulièrement insisté pour nous faire appeler Troupe chantante  et en grand titre «  la chorale se produit …. « 

    Génial !

    Bref, Copé quitte l’UMP, c’est bien aussi

    Nous nous séparons, il est presque midi, l’heure d’aller chercher les repas des techniciens

    Pierrot m’accompagne, je bise fort mon Paul dans la boutique, c’était son anniversaire la veille, une cliente ouvre des grand yeux amusés

    Nous prenons les plateaux et saladiers, dans le coffre de la C4, il manque un détail, la vaisselle

    Je laisse Pierrot à la maison, elle rentre nourrir son barbu, je prends un peu de vaisselle jetable, et retourne à la salle po

    J’apprécie encore plus d’habiter en centre ville dans ces moments là

    Manu est dans la salle bleue, on voit  ensemble l’intendance, ça colle

    Je rentre à la maison

    Il fait déjà chaud

    J’ai faim

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  • Ces gens là ..

     

    Mais enfin !

    Ils ne sont quand même pas cinglés à ce point ces gens là qui, sous couvert d’anonymat écrivent leurs états d’âmes sur Internet

    Oui, ils s’étalent …

    Ils gémissent, racontent leur vie, prennent des photos, n’importe quoi en photo, un rouleau de papier toilette, un tag, une mobylette.

    C’est dangereux, tout est archivé, on les a prévenus, ils le savent et ils continuent

    Certains d’entre eux écrivent leur vie sur des blogs depuis presque dix ans

    Dix ans, vous vous rendez compte tout ces heures gaspillées, ils en ont vraiment du temps à perdre, et aller lire la vie des autres impudiques étaleurs de vie, j’en reviens pas

    Faudra  pas qu’ils aillent gémir quand tout ça va leur exploser à la figure, vlan, retour de bâton, bien fait !

    Et sur FB , ils postent des photos de chats , de cerisiers en fleurs , d’une tarte à la rhubarbe , et y’en a qui like bêtement , n’ont pas autre chose à faire , ils sont là , avec leurs pc , leurs tablettes , leurs zifons , partout , sont pénibles ces gens là , des vrais ados , pire encore , ils piquent des trucs réservés aux jeunes , ils veulent pas vieillir , tiens , on va bientôt les retrouver à faire les festivals l’été , pour faire jeune …

    Ils n’ont pas d’amis, pas de vie sociale, se cachent derrière leurs écrans, c’est facile, peur d’affronter le monde, ce sont des trouillards, des peureux, des faibles.

    Où des mégalos, pensent que leur vie intéresse les autres, se prennent pour de grand écrivains, des vrais photographes et comme ils reçoivent des encouragements, ils ont les  chevilles qui enflent et en remettent une couche

    Ils sont cinglés ces gens là, inconscients même, futiles

    Ils doivent être bien malheureux dans leur vraie vie

    Ecrire sa vie sur internet

    C’est dangereux, moi j’dis !

    Faut arrêter ça, tout de suite, ce n’est pas fin, pas malin, ça sert à qui, à quoi  hein ?

    J’en ai rencontré en vrai

    Au premier abord, ce sont des gens ordinaires

    On ne dirait pas qu’ils sont blogueurs

    Mais bon, y’en a plein qui mènent une double vie

    On le sait

    Ils ont de la conversation ?

    Oui

    Ils connaissent des tas de choses, ils sont curieux, aiment pousser des portes

    Admettons.

    Ils sont généreux, oui, faut le dire

    Ils aiment la vie , ils ont des amis , plein , et pas que des virtuels , ils sortent , dansent , randonnent , chantent , font du sport , vont au spectacle..

    Ah bon ?

    Ils ont tous les âges, y’a pas que des malades ou des house  wifes désespérées, y’a même des hommes

    Oui, et des hommes silencieux, sensibles qui lisent, s’émeuvent … y’en a

    J’en ai vu j’vous dis !

    Sont même pas dingos, ils sont normaux quoi

    Je ne le crois pas

    Les gens qui racontent leur vie sur le net, ils ont un grain

    Des frustrés, des dérangés du ciboulot, des » pas net » sur le Net

    Faut qu’ils arrêtent ça, c’est dangereux

    On leur a déjà dit, et bien non, ils continuent …

    Ne faudra pas se plaindre quand tout ça va exploser au grand jour

    Que même Obama il va la connaitre leur vie

    Ils auront l’air malin

    On les aura prévenus.

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  • Ouh la menteuse !

     

     Dans un commentaire sur un billet écrit par Célestine, je m’aventure, à l’aveugle, courageuse la Jeanne, sur le « pas tout dire «  et une certaine forme de mensonge

    Et là, vlan ! Quelques réactions un peu virulentes sur cet aveu, oui, pour préserver, il m’est arrivé de ne pas dire la vérité

    Oh la vilaine menteuse !

    Allons, allons

    Quand vous avez le cœur en marmelade, un poids dans le ventre et que quelqu’un vous demande 

    «  Ça va ? «  Et que vous n’avez pas envie de vous épancher, de raconter votre vie, vos malheurs

    Vous mentez en répondant «  oui « 

    Et tout le monde le fait, faut ne pas me dire le contraire

    Parce que même si vous répondez «  ça va pas fort «, l’autre n’a pas l’aptitude, la compassion pour écouter, consoler, c’est comme ça ou bien e n’est pas le moment pour ça

    Je me souviens de la maladie de ma mère en 1977, c’était grave, sérieux, personne ne m’a dit que ma mère avait un cancer, qu’elle pourrait en mourir, et tant mieux

    ¨Pourquoi le dire , pour préparer ?

    Ça sert à rien , je sais qu’un jour ma mère va mourir un jour  , et je ne suis toujours pas prête , je ne veux pas me séparer d’elle , je ne peux pas imaginer ma vie sans elle , c’est comme ça , je veux qu’elle soit immortelle

    Du haut de mes 12 ans , je n’aurais pas supporté l’idée de la perdre , j’aurais pleuré des heures , j’aurais eu peur , elle a guéri , et je sais que si moi-même je souffrais d’un truc grave , j’épargnerais en partie ma sphère , pas besoin de  tout leur dire , à quoi bon , c’est comme ça

    Je ne cherche pas à cacher la vérité, mais je garde, garderai toujours mes jardin secret, mes histoires, et parfois quand on me titille un peu pour en savoir plus sur les histoires des autres, je reste muette, ou je dis que je ne sais pas, je veux préserver l’intimité, les secrets qui me sont confiés doivent rester à l’abri, c’est comme ça 

    Combien de justes ont menti pour cacher les juifs condamnés au pire, combien de femmes ont caché une naissance non désirée, mensonge par obligation, qui peut aujourd’hui les accabler d’avoir caché la vérité ?

    Serais je capable dans un monde absurde d’entrer en résistance, je n’en sais rien …

    J’ai parfois caché des vérités à mes enfants, parce qu’ils n’avaient pas la maturité de comprendre et de recevoir des choses un peu cruelles, je leur ai toujours dit ce qu’ils étaient capables d’entendre, que le Père noël était un personnage inventé, et basta, pour faire plaisir et pour faire rêver

    Quand un de vos enfants vous a offert un cadeau fait main, vous lui avez dit «  c’est magnifique » alors que ce n’est pas terrible, à la fête de l’école vous l’avez félicité pour la danse  complètement ratée, et c’est ainsi

    Ne me dites pas que de toute votre vie, vous n’avez pas jamais menti

    Vous me mentiriez ….

     

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  • Au pays des merveilles

    Depuis quelques semaines , mes yeux sont à peine rassasiés de tout ce qui entoure mon quotidien et mes escapades

     

    Tant de merveilles..

    Des bolées de fraises à partager , en dessert ou simplement à sucrer

     

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    Les dernières pivoines d’une délicatesse inouie

     

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    Les frésias odorants du jardin

     

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    Un Zigène de l'orobe

     

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    Des bébés goélans qui piaillent au cap Fréhel

     

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    je ne me suis pas approchée pour les photographier , trop de risque de chuter , y'en a qui tiennent à ma vie

     

    La nichée de la louloute

     

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    La mer , toujours la mer

     

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    Un apéro improvisé sur une plage déserte avec des copains

     

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    La douceur d’une vraie soirée d’été

     

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    Du bon , du beau , du plaisir que j’ai eu envie de vous partager , tout simplement

  • Envie de ...

     

    Dis donc Jeanne on s’organise comment ce week end ?

    Heu … faut voir

    -hé Jeanne , pour le mariage là , on fait quoi ?

    - Dis Jeanne , pour la cagnotte ?

    Oui ,oui , on en parle , j’envoie un mail

    -          Dis , on fait quoi cet été ?

     

    Je veux bien allez dans le sud moi

    A la mer , forcément

    J’aimerais  , n’avoir rien à penser , rien organiser

    Je sais , c’est pas insurmontable d’organiser , de relancer , de rassembler

    Je sais faire , je fais comme je peux

    C’est mon truc , il parait, c'est ce qu'on me dit

    Je sais , je sais , je peux , je fais

    Mais parfois, je rêve qu’on fasse aussi pour moi

    Un week end  , un voyage , rien à penser , à prévoir

    Juste quelques fringues déposées dans un sac

    Quelques bijoux

    La recharge de mon zifon

    Ne plus penser pour les autres

    M’inscrire au Club med ?

    Un manoir à Neuchatel ?

    Heu non ….

    Si je peux éviter les clubs , rien que le nom …

     Jersey , une semaine en Crête , je veux bien retourner en Corse un jour aussi

    Je peux faire la liste de mes envies

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  • Faire tourner les verres

     

     

     

    Nous avions une quinzaine d’année, avides de nouveauté et d’expériences, nous nous adonnions à des séances de spiritismeverre-picardie-duralex-22cl.jpg

    Installés autour d’une table, en formica, sans toile cirée ni nappe, nous posons un verre  à l’envers, et installons des papiers tout autour sur lequel sont écrits une lettre

    Après un moment de concentration dans un silence royal, nous posons notre index au dessus du verre et attendons patiemment que celui ci se déplace

    Il commençait à bouger un peu, sous l’influence de notre mouvement, et il arrivait parfois que le verre s’emballe et file à toute vitesse, nous le suivons dans la même direction

    Je me souviens qu’on posait des questions, mais je ne me souviens de qui, de qui, pour qui ?

    Il arrivait parfois qu’un membre de la tablée soit nocif, et là, impossible de lancer le verre

    Nous avions joué avec Mrs Potter, une vieille anglaise qui en raffolait, ma mère était avide de ces soirées là, allez savoir pourquoi, c’était une occupation comme une autre

    Un soir, durant un stage BAFA, ou plutôt une nuit,  un gars qui était beau comme un dieu, nous avait bluffés en se concentrant, il parvenait à déstabiliser un corps debout, qui d’abord penchait, puis tournait

    Je me souviens avoir eu peur, j’ai failli tomber tant j’avais perdu prise sur mes jambes, mon buste qui s’était mis à virevolter comme un manège, sans contrôle apparent

    Est-ce que je le faisais inconsciemment, j’en sais rien, c’était dans une ambiance nocturne particulière, ces nuits où on ne dort que quelques heures, j’adorais ça

    On ne se shootait pas, jamais vu circuler un joint ou un truc comme ça …

    Dans le même  genre, dans les années 80 alors que je fréquentais les courants du Renouveau Charismatique, on nous mettait en garde contre les groupes de rock qui auraient volontairement intégré des messages subliminaux dans leurs textes

    La manipulation consistait à écouter un disque vinyle à l’envers et on pouvait entendre des passages sataniques

    Led Zeppelin, les Beatles, ACDC, auraient usé de cette ruse pour …

    Je n’en sais rien

    Certains prédicateurs canadiens ou américains parcouraient le monde pour prévenir les jeunes du danger des groupes de rock, ça fichait la trouille, mais quand j’ai entendu "Stairway to Heaven», je n’ai pas eu peur de vendre mon âme au diable, j’ai trouvé ça magnifique cette intro, toute douce, j’aime encore

    Je n’ai jamais fait tourner les tables , ni les serviettes , j’ai vu la tombe d’ Allan Kardec au Père Lachaise , je n’ai jamais parlé avec les morts , je n’ai pas d’avis sur un vie après , j’ai croisé un exorciste , un curé qui faisait un peu peur , j’avais oublié cette période de jeunesse ou nous étions attirés par le spiritisme , sans pour autant tenter le diable

    L’inconscient collectif peut nous emmener sur  des chemins étranges

    Ça passe …

    Alors que j’avais fini d’écrire ce billet, et que je faisais des recherches pour un autre billet, une musique s’est déclenchée sur mon PC, aucune fenêtre ouverte, pas de lien avec Youtube

    Un couplet, un seul

    Et la musique c’est arrêtée

    C’était Stairway to Heaven

    Très troublant quand même non ?

    J’ai appelé Jacques Pradel