18.11.2009

La tête à claque

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La Députée et pédiatre Edwige Entier veut déposer un projet de loi pour interdire en France, la fessée

Mais la gifle, la baffe, elle sera autorisée ?

 

Sans le savoir, sans le chercher, il existe dans tout groupe, toute classe, toute formation, un personnage qui irrite, qui énerve, sans méchanceté de sa part, il a juste une « tête à claques « 

La tête à claque n’inspire pas la haine, ni le mépris, elle a cette facilité à se montrer parfois arrogante, décalée, de part son physique, mais surtout par sa manière de s’imposer, sa mauvaise foi et surtout elle rit rarement et jamais pour les mêmes raisons que les autres

 

On ne gifle pas la tête à claque,  on se retient, on aimerait pouvoir le faire pour se soulager

 

Avouez que vous l’avez  vue au bureau, croisée dans des séminaires, des formations, la « tête à claque «  sait toujours  tout, mieux que tout le monde, provoque, joue de son personnage, à son mot à dire sur tous les sujets

Elle est capable aussi d’officier en couple, deux  beaux exemples, les époux Balkany, ou le couple David et Cathy Guetta

 

La tête à claque se rend parfois compte qu’elle énerve son entourage, alors pour se faire apprécier elle devient tactile, elle tripote, touche son « ennemi « , et là, c’est encore pire, ça devient viscéral l’envie de la gifler

Mais on sait se tenir, pas de coups, pas de bagarres, parfois des mots lâchés, pour remettre en place sereinement

 

La tête à claque est omniprésente dans la téléréalité, à croire qu’il a des castings de tête à claques, en rang d’oignon, en file d’attente, ils seront retenus pour cette compétence là 

La tête à claque tient un beau rôle aussi dans la Jet set, elle crache son fric, elle n’est pas grand chose, arriviste, condescendante.

Christian Audigier est un beau spécimen dans ce domaine

 

Je ne vais pas balancer, ce n’est pas trop dans mon habitude, mais néanmoins, il y en a un qui n’échappera pas à ce billet, le musicien, jury de la Nouvelle Star, Sinclair, qui quitte l’émission, déclarant qu’il veut se consacrer à la musique et que l’argent ne règle pas tout même s’il  trouve qu’il   n’est pas extrêmement bien payé ( 120 000 par saison, selon les chiffres qui circulent)

 

Ouais, c’est vrai que c’est faible, comme salaire, c’est sans doute pour cette raison qu’on ne m’a pas sollicitée pour être jury

 

Quand je dis qu’il y a des baffes qui se perdent …je vais peut être déposer un projet de loi …

faut pas gaspiller

06:00 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note

12.11.2009

Olivier

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J’avais tout juste dix sept ans, je commençais à vivre, tout ce qui c’était passé avant n’était que faibles traces, ma vie au lycée était joyeuse, j’étais entourée de copains fous, heureux 

J’envisageais alors de passer mon Brevet d’animatrice pour encadrer  des colonies de vacances l’été, partir, aller loin, toute seule …

Aux vacances de Noël, je faisais mon e de base (mon père avait bien sur freiné le projet au départ, parce que c’était trop cher, ça valu une fois des larmes, des profonds sentiments d’injustice )

Le principe, c’est d’avoir quelques théories sur la pédagogie en centre de vacances, des techniques d’animation, et le reste du temps, un groupe de 20 personnes vivant enfermés dans une maison, pendant 10 jours, à refaire le monde, dormir peu, se confronter..

Un loft story avant l’heure sauf qu’on est pas filmés

 

Nous venions des quatre coins de la Basse Normandie, je ne connaissais personne en arrivant, je me liais péniblement avec les autres, babas cool, ou minets persuadés de tenir dans cette voie là

 

Un soir, dans cette maison de St Jean Le Thomas, j’eu une grosse altercation avec Olivier l’un des stagiaires 

Il était très sur de lui, le genre un peu intello, pas ceux que je fréquentais, des lunettes rondes, cheveux très courts, imperméable ( oups …Gordon, si tu passes par-là …)

Je le détestais, tout me déplaisait chez lui, tout …

Il me soutenait un truc, je vivais ça comme une agression, je fondais en

larmes

J’ai toujours détesté ce genre de situation, je ne suis pas le genre à plurcnicher pour peu, bouder …

Mais il avait sans doute dépasser les bornes, m’humiliant

Il vint s’excuser un peu plus tard dans la nuit, et face à face, nous avions discuté, en toute sereinité, et brutalement je le trouvais sympathique alors que je l’aurais giflé la veille

 

Le stage terminé, par le plus grand des hasards, j’appris qu’Olivier était dans mon lycée, en terminale aussi, je ne l’avais jamais vu

Dans les couloirs, je le croisais, personne dans ma bande ne la connaissait, sauf Chloé un peu, et j’aimais cette situation, que j’ai revécu d’ailleurs il y a quelques temps, dans un autre domaine

 

Et bien sur, je tombais amoureuse de lui, je notais son emploi du temps, ses heures de sorties, je provoquais des hasardeuses rencontres, je le

traquais dans les couloirs

Quand il poussait la porte du foyer, mon cœur chavirait, j’allais vers lui, incapable de lui déclarer ma flamme, et nous parlions de banalités

Je me souviens que l’été qui suivit, il m’envoya une gentille lettre, que j’ai toujours bien sur

 

Il a eu son bac cette année là, pas moi, je ne l’ai jamais revu

Et le comble c’est que j’ai oublié son nom, j’aurais peut être envie d’aller fouiner dans mes vieilles lettres, mes carnets, retrouver une trace, le chercher peut être sur FB

A quoi bon ?

J’ai compris avec Olivier que je ne devais jamais me fier aux apparences, et dans ce domaine, l’avenir me réservait encore son lot de surprises

06:08 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

30.09.2009

L'elfe des villes

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Lorsque je suis  allée à la rencontre prof parents au lycée d’Ellen l’an passé , ils avaient tous la même réflexion au sujet de ma fille, de son comportement

« c’est la copine de Mandy  « 

Euh, oui, elle m’en parle de sa nouvelle amie, elle l’aime beaucoup cette amie, mais qu’est ce qu’elle a que les autres n’ont pas ?

 

Il en faut peu pour comprendre

 

Avec ses grandes chaussettes rayées et bariolées, son look de choriste du Big Bazar de Fugain, c’est une fille mince, joyeuse, le nez légèrement retroussé, les cheveux un peu en bataille qui se trouve devant moi

C’est une elfe des villes, une adolescente hors du temps, passionnée par les arts, le théâtre, la vie

Elle sautille comme une folle, parce qu’elle va pouvoir aller voir une pièce de Beckett, et gratuitement

Elle est gaie, elle parle avec légèreté, respect, Mandy  est la coqueluche des professeurs, c’est l’élève que tout le monde voudrait avoir, et c’est la meilleure amie d’Ellen

Elles sont drôles toutes les deux, elles ont un humour caustique, débordent d’énergie, quelle grâce de les voir ensemble

 

Un jour, j’écoutais un CD réalisé par  des amateurs , aidés par une école de musique, sur la pochette, je reconnais ce prénom, Mandy et j’ai vite compris en l’écoutant qu’elle avait offert sa voix

 

J’ai donné le CD à Ellen, et elle s’est empressée de lui faire écouter, gentiment cynique, elle en a ri, top secret, pas de fuite !!!

 

Et je me suis replongée dans mes souvenirs et en cherchant bien dans ma vidéothèque cérébrale, j’ai revu Mandy quand elle avait deux ans

A la crèche, j’avais eu occasion de faire des activités avec elle, elle était frêle, fragile, un simple souffle pouvait le faire choir, elle pleurait beaucoup, toute petite fille vulnérable

Quel hasard de la retrouver après tout ce temps ?

Et voilà que quatorze années plus tard, Mandy, l’elfe des villes, illumine ceux qui l’entourent, elle transcende, elle explose

 

Ne jamais, non jamais étiqueter, figer les enfants, je me souviens de Rose , si complexe et déroutante parfois, et aujourd’hui si délicieuse

 

Je souhaite à Mandy une vie douce et pétillante, et à ma fille je lui souhaite de garder son Amie pour la vie …

 

 

06:00 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note

03.06.2009

Marianne

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Certaines l’appellent moche mère, d’autres queen cactus, ou belle maman, moi je l’appelle par son prénom, Marianne

Comme vous, je ne l’ai pas choisie, on choisit l’homme, pas sa mère

Il en faut du temps pour s’approcher, se décrypter, ne pas froisser

 

Quand j’ai intégré la famille de Jérôme, les choses étaient plutôt facile, le chemin était débroussaillé, les cinq sœurs se montraient accueillantes, ouvertes et aimantes

J’étais la seule belle fille, la seule à prendre ce statut

Je sentais beaucoup de réserve, les gendres étaient plutôt chouchoutés, je composais avec cette réalité là , j’étais au banc d’essai .

Il me fallu affronter des tempêtes

Nous décidions avec Jérôme de ne pas inviter oncles et tantes à notre mariage, faire en petit comité, Marianne était vexée et semblait ne pas assumer ce choix auprès de ses frères et sœurs

 

Les vents s’apaisèrent

Au fil des ans, je lui donnais du réconfort, comme je le pouvais, parce qu’auprès d’elle les déchirures et les séparations étaient fracassantes

 

J’avançais avec nos différences, les désillusions, les mythes s’effondraient

 

Marianne n’aime pas les animaux, elle n’aime pas la chanson, elle aime la peinture, les fleurs, et sa passion c’est la couture

Alors on s’apprivoise, on se respecte, on s’encourage, on ne brusque pas, on rivalise, tant de choses nous éloigneraient, pourquoi se tourner le dos ?

 

Tout pourra être simple, pas si simple, on se choisit pas

Cela ne me tourmente plus, j’ai fait du chemin, je ne compte plus …

Ma mère n’a pas eu de belle fille, j’ignore quelle relation elle aurai tissé, je crois qu’elle n’aurai pas été simple

 

J’ignore si un jour j’ai une belle fille, si je serai capable d’aimer celle qui aimera mon fils

On ne se choisit pas, on n’est pas obligé de s’aimer, juste de se respecter, de s’apprivoiser …

07:22 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

26.03.2009

Grégoire

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Grégoire était un collègue de Jérôme, un jeune homme, d’origine bretonne, que nous voyions de temps à autre, à des pots ou ailleurs, pas un ami, une connaissance

 

Un jour Jérôme me dit, «  Grégoire n’est venu travailler depuis hier, il n’a pas donné d’arrêt de travail, il va falloir que je m’en occupe « 

Le téléphone n’avait rien donné

Je lui conseille alors de contacter sa petite amie, celle ci  lui avoue qu’ils étaient  séparés, qu’il n’est pas très bien, qu’elle ne peut plus rester avec lui

Jérôme tente d’appeler Grégoire, toujours  rien, alors il se décide à aller chez lui, un soir.

Il vivait dans un petit logement un peu lugubre dans le centre ville,

En bas de l’immeuble, il trouva aux abord des poubelles, des livres, des cartons, un téléphone, et au milieu de tout ça, les papiers d’identité de Grégoire

Affolé, Jérôme pris la  décision de contacter la police, puisqu’il avait beau sonner, il ne répondait pas

La police se déplaça, mais il n’y eut aucun moyen de rentrer de force dans le logement, sans la présence de la famille .

 

Jérôme insista, terrifié à l’idée d’ouvrir cette porte, dans quel état trouverai t’il son collègue et fini par entendre le son de la voix de Grégoire, qui lui dit qu’il avait des problèmes, mais que tout allait bien

Nous primes la décision de contacter sa famille

Sa belle-mère ne fit pas le déplacement, son père non plus..

Le lendemain, Grégoire fit son retour au bureau, comme si de ne rien n’était ou presque, Jérôme voulu le protéger auprès de la hiérarchie, lui évitant de perdre son emploi

Les jours qui suivirent furent très durs

Grégoire venait à la maison sans prévenir, il était muet, nous étions inquiets, j’avais sa belle-mère au téléphone, elle me demandait de s’en occuper, me confirmant qu’elle ne pouvait pas laisser son commerce, en gros qu’elle ne pouvait rien pour lui

Et nous ??

 

Le Week end, qui suivit, Grégoire fit irruption chez ses parents,  de colère, cassa, brisa, des bibelots, de la vaisselle ..

Puis il revint chez nous, après avoir eu un accident de voiture.

Jérôme lui prêta la mienne,

Un après midi, je vis en plein milieu de la place du jet d’eau, ma voiture !

Stupeur, j’appris alors que le brave Grégoire perdait la tête, faisait n’importe quoi, naviguait dans un désert, Jérôme fut alors dans l’incapacité de sauver son emploi

Il repartit en Bretagne,  revint sans ma voiture, dans un deuxième accident, il l’explosa !

Il a quitté la ville, il est parfois revenu, toujours errant, le regard vide, il ne se remit jamais de la mort de sa mère, partie quand il était enfant

 

Nous avons Jérôme et moi, étaient profondement marqués par cette histoire, impliqués par le hasard, et surtout pris dans un tourbillon, une spirale

 

Il nous manifesta beaucoup de reconnaissance, essaya un jour de revenir au bureau, Jérôme ne pu absolument pas appuyer une telle embauche

 

Depuis quelques années, nous n’avons plus de nouvelles de cet homme .

A t’il cicatrisé ?

06:02 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note

10.03.2009

Emile et Marie Rose

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Mon père avait un copain de régiment, Emile, ils aimaient ce retrouver pour faire les fous, sortir un peu, expédier les traumatismes de la guerre d’Algérie

Il avait appris la coiffure à l’armée, il ouvrit un petit salon

Il épousa Marie Rose, elle était née à Bricqueboscq d’une   famille modeste, dans le hameau où vivaient mes grands-parents

 

Emile, c’est le cousin de ma mère

 

Lorsque mon père excédé quitta la ferme natale pour rentrer aux chemins de Fer, il rencontra ma mère en juillet et l’épousa en octobre de la même année

Les deux couples se connaissent depuis près de 50 ans

Ils ont vu naître et grandir leurs enfants

Emile est exubérant, il interpelle les gens, parle fort, sans gène, très jovial, mais un peu excessif.

Marie Rose aime la couture, elle confectionne elle-même ses robes, toujours la même coupe, il n’y a que le tissu qui change

Ils habitent un pavillon aux abords de Cherbourg, quand nous allions chez eux, la télé était toujours allumée, du soir au matin, non-stop.

 

Marie Rose parle tout le temps, elle débite, raconte tout et n’importe quoi, se fiche pas de savoir si on l’écoute, elle est intarissable, elle peut vous parler d’un produit ménager durant des heures, répète les phrases, redit la même chose tout en se resservant un verre de vin et en rigolant très fort .

Emile et Marie Rose viennent fêter les anniversaires, s’attardent, traînent ...

Ils sont un peu fâchés avec leur entourage

Parfois mes parents en ont marre, mais ils se connaissent alors ils acceptent, s’adaptent.

 

Emile est malade, son cœur, sa mémoire, son corps l’abandonnent 

Un jour, il partira, ce sera dur pour mes parents, une rupture, la fin de quelque chose qui dure depuis tant de temps

C’est leur repère je crois, leur lien.

Ils reparleront d’eux souvent, avec nostalgie,

Quand l’un des leurs s’en va, c’est un coup, un signe que …

Ils ne le disent pas, mais je sais que leurs cœurs sont chavirés

 

 

06:00 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

21.02.2009

On écrit sur les murs ..

 

Personnage incontournable des années 70 Artémios Ventoúris Roússos, l’égyptien plus connu sous le nom de Demis Roussos, enflamma les cœurs avec son groupe "Aphrodite's Child"et leur chanson rains and tears directement inspirée du Canon de Pachebel

Un peu plus tard, il signa un autre tube, Quand je t'aime, frissons garantis !!

Alors, chose promise, chose due puisqu’ils sont fans, j’offre ce petit bijou à Charl et à La virge.

 

En 1989 le beau Demis au torse velu et à la voix sensuelle mit de coté ses tuniques à paillettes pour prendre  un look plus moderne ( c’était l’époque des épaulettes, ça rendait plus costaud )

 

Il nous signe un autre tube, rebelle et engagé

Allez jusqu’au bout pour le final des cornemuses, ça vaut le coup

Et la fin Demis Roussos te montre du doigt  limite énervé..

 

06:00 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

11.02.2009

Yannis

Yannis est un homme joyeux, très communicatif, plus qu’agréable, ce genre d’homme particulièrement spontané, rieur, charmant

 

Je ne le voyais plus  depuis plusieurs semaines, je prenais alors des nouvelles auprès de Pierre- Alain et Agathe qui le connaissaient bien

Avec franchise et simplicité, mes amis m’informèrent que Yannis n’allait pas bien, qu’il souffrait d’une grosse dépression, qu’il était au bord du gouffre, hospitalisé en psychiatrie

Cela m’affecta, j’y pensais beaucoup, je pensais à sa solitude, au grand desaroi de sa femme, déjà bien affectée par le destin de leur fils

 

Et dans ses cas, les questions fusent

« Je l’appelle ? « 

Je ne me sentais pas assez proche d’elle pour faire cette démarche, pas non plus suffisamment pour lui rendre visite, ne rien dire, ne pas se manifester, faire comme si « je ne savais pas «  et attendre, pas possible non plus .

 

Alors j’ai couché quelques mots sur le clavier,

Bonjour Yannis

Ne te voyant plus aux répétitions, j'ai demandé de tes nouvelles à Agathe et Pierre Alain

Ils m'ont dit que tu traversais une période difficile, quelques hospitalisations, une prise en charge nécessaire pour pouvoir te rétablir.

Je voulais juste te dire, que je te souhaite un bon départ, de revenir parmi nous prochainement, j'ai besoin de toi sur scène !!!

Dis plein de bonnes choses à Sylvana qui doit aussi devoir redoubler d'énergie pour maintenir la famille, le travail..

Tu n'es pas obligé de répondre à ce message, de justifier quoi que ce soit , il est juste amical

je vous embrasse toi et Sylvana

 

Les semaines passèrent

Un soir, je sentis une tape sur l’épaule, je me retourne, Yannis était revenu, fragile et heureux

Nous sommes embrassés très fort

Plus tard, nous avons parlé, il m’a raconté, le traitement, les soins, les nouveaux protocoles

Il va bien, il a changé de travail, a retrouvé force et énergie

 

Nous chantons l’un à côté de l’autre, il règne une grande complicité, de la tendresse, ce quelque chose de pas descriptible

 

Ne pas faire comme si on ne savait rien, un petit mot, un tout petit, pas plus, juste dire « je ne t’oublie pas « 

Ne pas avoir peur de ce qui pourrait un jour pourrait nous arriver .

 

 

 

 

 

 

06:13 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

03.01.2009

Cherche pseudo desesperement

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A la création de ce blog, en commençant à écrire des histoires passées, j’ai très vite préféré nommer les personnages, leur attribuant à chacun un pseudo, évitant ainsi les « une amie », « un copain »,

Cela rendait tout de suite les textes plus vivants, pour éviter les confusions je notais sur un carnet le pseudo attribué et par principe, voulant éviter tout malentendu, tout gène, j’ai transmis le lien de mon blog à toute personne citée.

 

Le plus difficile fut alors de trouver des pseudo à mes proches

Mon père, je ne lui en ai pas donné, ma mère, je l’ai appelée une fois Martha , ma sœur s’est appelée elle-même, Louis aussi..

 

Et soudain, j’ai réalisé, qu’il y avait quelqu’un qui me lisait fréquemment je crois, à qui je n’avais pas attribué de pseudo.

 

Mince, alors, comment vais je l’appeler ??

Je cherche, je cherche, original, mais pas excentrique, crédible et respectueux..

Alors.. c’est dur

 

Je lui dois d’ailleurs un grand merci, parce qu’un jour, il m’a débarrassé de ma sœur, OK un peu tard, parce que quand il l’a épousée, je passais le Bac et je quittais aussi la maison .

Pas de rancune, je sais qu’il l’a rendue heureuse .

 

Alors, ce pseudo, je cherche.. ça vient pas

Mais puisqu’il lit, il a peut être une idée, une envie de pseudo .

Tiens, et puis il pourrait me le transmettre, cette envie, par un commentaire ..

 

Allez, à vous, Flo, son Homme, et les trois neveux, je vous souhaite une année merveilleuse !

 

Mes enfants aiment bien leur pseudo, surtout Ellen, mais je crois que dans l’année, je vous divulguerai leurs vrais prénoms,

parce que je les aime bien..

14:46 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note

13.12.2008

Mon parrain de blog

Louis avait ouvert un blog , il a quelques années, un blog où il racontait son quotidien

A cette époque, je ne connaissais rien de l’univers des blogs, mais je lisais le sien, curieuse

Cette même curiosité m’incita à aller lire chez un de ces lecteurs

Il racontait, simplement, son passé, ses problèmes médicaux, il parlait de son père, de sa femme, de sa jeunesse

Quelque chose me poussait à y retourner, sans que je comprenne

 

Louis ferma son blog, et je continuais parfois à lire l’autre .

J’ai toujours aimé écrire, et pour assouvir ce besoin, j’envoyais des mails humoristiques à des amis , un peu moqueurs parfois, très internes, ces trucs que je racontais avec accès .

J’avais des retours positifs, mais j’éprouvais une certaine gène, peur de déranger, peur d’obliger les gens à réagir .

Alors j’ai arrêté, j’ai continué à écrire dans le journal interne de mon groupe vocal, et puis brutalement l’idée m’est venue, un été , d’ouvrir un blog .

Alors après quelques billets, je suis allée commenter chez lui, et il est venu chez moi, et je lui ai dit que j’étais la sœur de l’habitant .

Il était troublé …

Il écrit son quotidien avec toujours autant de simplicité

Je me souviens qu’un jour, il m’avait dit « méfies toi des commentaires, des statistiques « 

Il est resté authentique, fidèle et toujours de bon conseil .

J’aurais envie de dire que c’est mon parrain de blog .

J’ai croisé chez lui, des gens passionnants, il a croisé chez moi, d’autres bloguers ..de vrais échanges .

 

Il est sur un petit nuage parce qu’une revue lui a consacré un article récemment .Et il le mérite .

Et moi je peste, parce que je ne parviens pas à trouver cette revue ( oui, c’est un peu reculé ici )

 

Ce billet c’est son hommage, je lui dois bien ça, il s’est déjà reconnu, peut être que, certainement, je ne me lasse pas de ces traces infimes , de ces textes et de ces nouvelles , et lui , Marc , c’est tout sauf du baratin ...

22:35 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note

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