25/02/2013
Mon geek
Un jour de février, j’ai enfanté d’un nouveau né, un beau bébé à la peau douce, bien dodu, au regard vif et paisible
Mon fils
Un nourrisson calme, jamais eu besoin de le surveiller, jamais bien loin de sa mère non plus, pas téméraire
Un petit garçon qui à l’aube des années 2000 se relevait de sa sieste pour poser ses fesses sur la chaise du bureau, fasciné par un écran et une souris
Clic !
Un petit garçon qui mémorisait vite, comprenait instante ment les choses, un garçon qui apprenait à lire, à compter sans aucune difficulté
Des jeux simples, souvent à l’intérieur, rarement dans les arbres mon petit garçon
Jamais loin
Mon fils, câlin et tendre, sensible, un peu cœur d’artichaut
En grandissant , fut vite attiré par les Game boys et Nintendo 64
On a réussi à maitriser un peu, et puis, ce fut une réalité, les jeux vidéos allaient prendre une place importante dans sa vie d’enfant
Une scolarité sans embuche
Peu de copains, mais un garçon de bonne compagnie
Les jeux d’écran, ses révoltes, ses colères d’ado, peu à peu mon petit garçon est devenu quelqu’un, à la fois proche et loin, partant dans des univers virtuels que je contrôlais de coin de l’œil
Et peu à peu, son caractère doux et enjoué à repris le dessus
Il est devenu élégant, coquet, un beau gosse, souriant, gentil, et juste
Vivre au quotidien avec Mark est un régal, d’humeur constante
Il y a quelques jours, à table, il m’a dit « je ne me suis jamais senti aussi heureux dans ma vie «
Que rajouter de plus …
Profite mon fils
Je me sens excessivement chanceuse d’avoir trois enfants qui se manifestent les uns à l’autre tant de tendresse et de respect
Je n’ai jamais idéalisé la famille
Nous avons de la chance
Mon garçon devenu grand m’a témoigné de beaux gestes de gratitude le jour de ses 16 ans
Je l’ai vu tellement heureux
Pour son anniversaire, la vieille mimine lui a fait un joli cadeau
Trois jolis petits chatons …..
05:19 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
03/02/2013
Manu et Julien
Fin Aout Manu est venu chercher le magnifique chaton gris de la louloutte, une adoption comme je les aime, celle qui font ces liens de vie, parce que chez Manu, je savais que ce chat serait heureux et que j’aurai des nouvelles

Il avait le regard qui pétillait, m’avait dit « En Janvier, on a Julien «
Grand événement d’accueillir Julien
Manu n’a pas un métier ordinaire, il régit
Régisseur d’une salle de spectacle de l’agglomération lavalloise, et pour une troupe chantante locale, Manu est l’as des Clay paky Alpha spot et les LED c du JB Lighting A7 zoom
Câbles, prises, projecteurs, échelles, tout passe entre ses mains pour assurer un spectacle de qualité à chaque fois
Cette semaine, il était sacrément énervé notre Manu
Julien, c’était mercredi
65 ans quand même, oui, quand même, allez, faut le dire, toujours aussi charmeur, charmant
Il s’est marié en 2008 avec une femme de 35 ans , chanceuse la dame , enfin , je dis ça … un enfant de cinq ans aussi plus ceux qu’il a eu avec Miou Miou (Angèle, 38 ans , fille de Patrick Dewaere et Jeanne , 34 ans) , puis Barnabé , et Vanille plus jeunes avec une autre femme
Il est aussi grand père, ben alors, y’a pas de raison !
Manu a posté des tas de vidéos et photos sur son mur, c’était touchant de voir autant de passion, d’excitation, au fil des heures, le montage, les coulisses, être juste derrière l’artiste, l’accueillir, j’imagine bien la pression, l’exaltation
Manu est un homme tonique, joyeux, sympathique
J’aime voir les gens animés par leurs passions, les côtoyer par petits moments, avec PB, un jour, un nous a passé une avoinée parce qu’on ce n’était pas mise sur la croix sur scène, il sait dire les choses le Manu, et avec le sourire
Et le Julien dans tout ça, il chante encore juste, bien en place … ?
J’avoue, je n’y étais pas, mais Clarisse et Solène elles peuvent en parler
Je l’avais vu à la salle Po il y a quelque année et par principe, je ne vais jamais voir deux fois le même artiste
Menteuse !
Mi septembre, Manu m’a contactée
« Il te reste des chatons ? »
Son père était tombé dingue d’Apple et est venu deux jours plus tard adopter un joli chaton rien que pour lui
Un chabada pour ceux qui veulent :
RIEN
05:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (127) | Envoyer cette note
05/10/2012
Jean François
*
Année 198… je dois terminer ma formation BAFA pour travailler l’été comme animatrice de colonies de vacances
En stage de perfectionnement, je choisis « chants et danses « pour la simple raison que c’est facile à mettre en place, que ça demande peu de moyens, et comme j’aime bien chanter, autant en profiter
Le stage se déroule dans une maison familiale du Calvados, nous sommes une petite douzaine, les formateurs, trois trentenaires s’entendent bien, ils chantent merveilleusement bien, et nous embarque d’emblée dans une ambiance délicieuse
Parmi les stagiaires , deux lycéens du sud manche , Jean François et Luc , deux bons copains , bon musiciens , qui rentrent parfaitement dans l’ambiance , battants , dynamiques sans trop de vanité
Nous passons toutes nos journées à chanter, danser, se relaxer
Nous passons une partie de nos nuits à parler, faire des expériences de spiritisme et autre bêtise des genres,
Un soir, Luc sort un vinyle d’un chanteur inconnu, la pochette est bizarre, une gamine une cigarette à la bouche, j’écoute et j’aime bien
Ce fut une semaine merveilleuse, j’ai beaucoup appris, et j’ai passé du bon temps
Quelques mois plus tard, nous faisons un retour de stage sur un week end, mais l’ambiance n’est plus là, faut pas réchauffer certains plats délicats
Je mets en pratique ce que j’ai appris, en colo, nous chantons, nous dansons, j’ai la chance de croiser Léo , et Arnold qui lui aussi animait ses stages dans le même organisme, ça aide.
Des années passent.
Un jour, je découvre par hasard un CD dans l’espace jeunesse de la sonothèque intitulé » Le bal de Mandarine «
Des chansons pour enfants composées et interprétées par deux animateurs de ce stage, et Jean François qui assure en partie l’accompagnement musical
Je suis contente de ce hasard, ravie de faire danser les petits de la crèche sur leurs musiques folk, Ellen aime beaucoup aussi
Il y a quelques mois , je tombe sur une vidéo d’un groupe assez connu dans l’ouest « mes souliers sont rouges « et en cherchant à en savoir plus , j’aperçois Jean François , le gars de Ducey , celui avec qui j’avais dansé , chanté durant ce stage des années 80 , et me voilà ravie de savoir qu’il a tracé son chemin dans la musique
Le groupe s’est reformés après quelques années de pause, ils ont rempli le Zénith de Caen, et passent aux Ondines dans quelques semaines
Jean François, le gars de Ducey, a décidé de commencer une carrière solo
Courageux
Il a fait la première de Bernard Lavilliers à St Lo
Quand même, moins connu que Thierry de Gavray, mais … belle carte de visite
C’est curieux, mais ce Jean François, animateur de mes années d’insouciances, je ne le voyais pas faire autre chose que de la musique
Je lui souhaite une vraie réussite
Et là, j’entends Pierrot bâton qui murmure « hein ? Un gars de Ducey, peut être que le barbu l’a eu comme élève, il s’appelle comment, faut que j’appelle la Jeanne, ah ben, je l’a vois ce soir, et samedi, et dimanche … bon, faut que je lui demande … »
06:03 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
04/06/2012
Clément
Clément est né un peu avant guerre, la deuxième comme on dit, dans un petit village du haut de la Manche, premier des fils d’une fratrie de cinq enfants
Il hérita alors du prénom de son père, fut épargné par celui de son grand père qui s’appelait Napoléon
Clément aimait la terre plus que les cahiers d’écritures, courir après les mulots, aider aux travaux de la petite ferme, donner un coup de main pour le bois
Clément n’a pas beaucoup de souvenir de la guerre
Il quitte l’école à 14 ans, fini la petite école communale, il ira travailler là ou on aura besoin, certainement qu’il reprendra la petite exploitation du Père
Clément n’a pas beaucoup voyagé dans sa jeunesse, sauf je jour où on l’a mis de force dans un train, direction Marseille pour embarquer en direction d’Oran
Il ne rentrera pas comme avant, traumatisé par la barbarie humaine, dira plus tard, beaucoup plus tard, que s’il avait su, il aurait déserté
Que la prison était certainement plus supportable que les horreurs de cette foutue guerre
Pas simple, inconcevable à l’époque
A son retour, il refuse de travailler pour simple salaire ses repas quotidiens, il propose ses services aux Chemins de fer, il est embauché pour travailler sur les voies, dehors, c’est mieux pour lui
Clément aime le sport, tous les sports, et les chevaux
Il rencontre Martha à la St Clair, trois mois plus tard, les voilà mariés, pourquoi attendre plus longtemps …
Un tout petit mariage juste après la mort de Marylin, 1962 ….bientôt 50 ans …
Trois enfants en deux ans, un lave linge, la télévision, Clément trime beaucoup, entre ses journées au chemin de Fer et sa petite exploitation agricole
En 1990, il prend sa retraite à 53 ans
Depuis toutes ses années, Clément est heureux
Il fait son jardin, regarde ses sports à la télévision, fait une pétanque, rôti le mouton au méchoui des anciens combattants, troque sa salade, c’est un homme respecté et respectable, personne ne se fâche avec Clément
Clément a des grandes mains, il est costaud, résistant, à 75 ans il n’a pas vraiment l’allure d’un vieillard, il fait à son rythme son jardin, pas un brin d’ordure ne dépasse, impressionnant
Clément est un drôle de collectionneur
Il collectionne les bottes
Les cuisinières à bois
Les bidons de fuel …alors que la maison est chauffée au gaz
Clément n’aime pas jeter
On ne sait jamais !
Je souhaite à Clément de poursuivre sa retraite déjà entamée depuis 22 ans encore très longtemps, il l’a méritée
Clément, c’est mon père
Je l’aime
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
16/04/2012
Les voici les voilà !
En publiant ces clichés d’un autre temps, j’avais invité les lecteurs à m’envoyer une photo de communiant
Je n’imaginais pas que vous répondriez si nombreux, et vous en remercie chaleureusement
L’heure est donc à la publication
Avant tout, voici la liste des 16 participants
Mel , Soène , Patricia , Pierrot Bâton , Marie Floraline , Jean Michel , Dame Framboise , Boutfil , Pakita , Anne de Bretagne , Tilleul , Pastelle , Marie Camille , Chriss ,Mlaféeclochette , Mahie
1 Mel , dans un décor champêtre

2: Pastelle , gants et soquettes assorties à la coiffe

3: Mahie , lumineuse et rêveuse

4 Patricia , concentrée et sérieuse , ou boudeuse ?

5 / Marie Camille qui piétine le gazon un sabre laser à la main

6 :Pierrot Baton , en belle compagnie

7 Mlaféeclochette , heu , c'est pas un montage ?

8 : Boutfil l'enfant sage

9 : Jean Michel fait semblant de se concentrer

10 L'âne de Bretagne qui a osé tenté le costume bovin

11 Tilleul qui n'ose pas lever les nez , rieuse et contente

12 , Marie Floraline , image de Sainteté

13: Dame Framboise devant les massifs

14: Pakita au violon mais pas pour sa communion

15: Soène songeuse en pleine méditation

16 :Chriss que tout le monde a d'emblée reconnue

quatre intrus se sont glissés dans la série
A vous de mettre un nom sur chaque visage
Le gagnant recevra un pot de Salidou
BONNE CHANCE !
Tilleul a bien mérité la crème au beurre de caramel salé , partagé avec Pierrot Baton
09:19 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (116) | Envoyer cette note
20/03/2012
Miranda
C’est par l’intermédiaire de Louis que j’ai rencontré Miranda en 1981
Elle était originaire de Coutances, ses parents enseignants l’avaient éduquée librement, elle avait peu de contraintes, ni sur ses sorties, le rangement, elle semblait parfaitement libre de ses choix à 15 ans
Miranda écrivait bien, avec j’entretenais une correspondance régulière, c’était tellement précieux cette amitié épistolaire
Nous profitions de chaque vacances scolaires pour nous retrouver, Joséphine, un célibataire adorable qui résidait à Granville nous ouvrait son coquet appartement, nous faisions de délicieuses balades au Mont St Michel ou vers St Malo
Les années passaient, elle poursuivit ses études à la Catho d’Angers, s’installa dans une toute petite maison à la campagne
Son père mourut quelques jours avant notre mariage, sa mère fut atteinte par la maladie d’Alzheimer
Miranda devait affronter cette déchirure, perdant ses repères familiaux
Nous gardions toujours le lien malgré la distance, avec elle, les choses étaient simples, des soirées de bavardages, des rires, une grande complicité qui semblait inébranlable
Elle aimait chanter
A Angers, elle avait intégré une chorale prestigieuse disait elle
Les choristes se retrouvaient un Week end par mois pour répéter et faisaient des concerts durant l’année
Nous étions allés voir ce groupe qui accompagnait Fugain à Angers, je l’enviais, je trouvais cette énergie vocale fabuleuse
Elle ne manquait pas de me dire que c’était de haut niveau, que je ne pourrais pas …
A l’ordination de notre ami Félix , il y eu un dérapage, quelque chose qui me mit dans une difficulté inouïe, j’ai eu beau essayer de comprendre, il me fut totalement impossible de prolonger la relation
C’était ….fini
Miranda quitta l’ouest pour épouser un homme que je n’ai jamais eu l’occasion de croiser
Je l’espérais heureuse
Plus de nouvelles … juste une lettre envoyée il y a quelques années, sans réponse
Les fêlures sont irréversibles, il ne faut pas chercher à coller une porcelaine dont il manquera toujours des morceaux
Je n’imaginais pas un jour intégrer un chœur ….
Un chœur sacrément résistant
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
03/02/2012
Bérénice
Vers l’âge de trente ans, j’ai eu envie d’apprendre à dessiner
Y’a pas d’âge
J’ai suivi un stage d’arts plastiques du côté de Sochaux avec Marie Paule, et j’ai aimé ça, voir ma progression, apprendre, essayer des techniques nouvelles
En arrivant à Laval, ce fut une évidence, je décidais de poursuivre en m’inscrivant au cours d’art plastique d’une maison de quartier de notre ville
Le professeur était réputé, avec elle j’apprenais intensément
Un jour Bérénice est arrivée , c’était une femme particulièrement gentille , discrète , avec elle j’échangeais quelques conversations , nous parlions de nos vies , nos enfants , de choses simples
Elle dessinait pour le plaisir, elle se détendait au cours du jeudi soir
An fil des ans, je ne trouvais plus ce que je cherchais, notre professeur était partie, et celle qui l’a remplacée m’agaçait, beaucoup
Je désirais passer à autre chose
J’avais envie d’apprendre à chanter
Alors, je me suis inscrite dans cette chorale de variété que j’avais vue en spectacle en Juin, et par le plus grand hasard, j’y retrouvais Bérénice et Méluzine qui avait suivi des cours aussi avec nous
C’était drôle de se retrouver dans une autre activité hebdomadaire sans avoir évoqué ça ensemble
Et ….. nous avons ouvert nos maisons , partagé de belles soirées , j’aime leur façon de vivre , à eux d’eux , son mari Fulbert et leurs quatre enfants , leurs voyages …
Bérénice est une femme merveilleuse , toujours souriante , elle prend tout positivement , parfois j’entends beaucoup de compliments sur son enseignement , elle a le gout de vivre , elle est entourée
Et c’est un bonheur de la voir toutes les semaines, quand on se quitte pour les vacances, le plaisir des retrouvailles est particulièrement joyeux
Nous aimons chanter l’une à côté de l’autre, complicité de femmes, humeur joyeuse
Tu es une très belle personne, tu peux être fière de ta famille, du parcours de tes enfants, tu es quelqu’un de bien, et je suis touchée de savoir que de temps en autre, tu cliques pour venir ici
Quinze années déjà, et encore au moins 20 encore, plus même, nous vieillirons ensemble ….
Photo : Louis
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note
05/01/2012
Rick
Rick était mon copain, le bon copain, celui que tout le monde rêve d’avoir, gentil, drôle, musicien.Rick avait plein de copines dans cette classe de littéraires, il était amoureux de Beth , et il a même fini par l’épouser , belle histoire , divorcer aussi , dommage …
Avec Chloé on passait plein de moments ensemble, on s’adorait, c’était bien, très bien
Il était rêveur, pas bien courageux, il jouait du piano assis sur des touches invisibles sur le bureau de la classe, ça nous faisait tellement rire
C’était un bon pianiste
Et je l’ai perdu de vue.
Jusqu’au jour ou je lui ai envoyé une lettre, à laquelle il a chaleureusement répondu, j’espérais qu’on se reverra au Cotentin ou café du théâtre, mais non … pas de retrouvailles
Pas grave, voilà que je le retrouve sur FB, et … rien, il ne se passe rien, pas d’échanges non plus
Jusqu’à ce jour , où , en guise de vœux , Rick poste , sur mon mur , oui , chez moi , une chanson de sa composition et là ……………. Comment dire, non, faut pas dire du mal, non, faut pas …
J’écoute , résiste et c’est ….d’une naïveté encore tout à fait honorable ,digne d’un texte composé avec des ados de colonies de vacances ou dans la train avec des jeunes au retour des JMJ , mais mince , comment qu’il a fait pour trouver une chanteuse pareille .. ?
Impossible de cliquer sur « j’aime «, impossible de faire un commentaire, je me contente d’un simple merci
Certains pourrais le trouver un peu « gonflé « mais le connaissant, j’ai trouvé ça presque touchant
Ça ne m’étonne guère , il avait une très bonne image de lui , glorifié par sa mère , adulé de tous , pas forcement vaniteux , mais fier de ce qu’il fait ,grandement naïf ..
Il fait ce qu’il aime , c’est l’essentiel , on oblige personne à écouter , je n’aurais pas fait cette démarche , mais après tout , c’est un partage , partager , donner un peu de soi , tout comme j’aime que des amis ou famille viennent à nos spectacles , tout comme je ne juge pas ceux qui viendront jamais
Quel rêveur ce Rick ! …
06:02 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
30/06/2011
Rare et précieux
Il convient de dire qu’il était bien jeune quand je l’ai croisé pour la première fois, lycéen dans un institut côté dans la ville du centre Manche
C’était un garçon sympathique, discret mais avenant, nous nous croisions lors des week end animés pour les jeunes, et j’avais souvent l’occasion de le ramener en voiture
Il me parlait de sa famille, de ses projets, au fil des mois, il avait rejoint mon groupe de copains chez qui nous nous retrouvions régulièrement
Mon appartement était ouvert, on y croisait l’ami Félix, Anatole, Louis et plein d’autres personnes
Puis il quitta la Manche pour commencer un parcours un peu sinueux
Nous étions toujours en contact
Dans ses doutes, il trouvait refuge chez moi, j’avais la chance d’être disponible, jusqu’au jour où avec mon homme je m’exilais vers l’est
Mais rien ne l’arrêtait, il était venu jusqu’à nous, nous avions fait de belles échappées, ponctuées de délires, Jérôme aimait beaucoup cet ami là
Il faut dire qu’il est très drôle, caustique, particulièrement attachant
Il y eu des errances, mais il était combatif, toujours un lien entre nous
Notre retour vers l’ouest fut l’occasion de se voir plus souvent, un beau mariage où enfin je rencontrais son parent s, et deux enfants qui trouvèrent leur place dans cette vie là
Toujours battant, curieux, très cultivé, nous avions quelque difficulté à nous retrouver néanmoins, comme avant, pas facile de garder des habitudes
Et puis, il y eu la séparation, des allers et venues d’Est en Ouest, Paris, les semaines d’été où il posait ses valises ici avec les enfants, remontant ses manches pour creuser, arracher les ronces, soirées au whisky, soirées rieuses …
Toujours un lien, plus fort que jamais.
Une jeune femme frêle et raffinée entra dans sa vie, nouvelle étape, nouveau départ
Et LA VIE qui reprend le dessus, une vraie réussite professionnelle
Des heures de bavardages, une amitié sans faille, des liens de frère et sœur …
Depuis tant d’années … c’est à la fois rare et précieux
Il y a quelques jours, il m’a appelée sur mon Iphone flambant neuf pour m’annoncer la venue du tout petit garçon
J’étais heureuse pour eux, et on a causé un bon moment, encore, toujours.
Mon Gordon est à nouveau papa, ça me fait un peu bizarre …
Soyez heureux, tous
Vraiment, et longtemps …..
En photo ,le lotus du bassin qui ne cesse de grandir , beau symbole , quatres graines jetées dans l'eau , offertes par Gordon
ces fameux liens de Vie ....
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
15/03/2011
Jennifer
Dans ma classe de seconde Terminale, il y avait une redoublante
Pas qu’une seule, puisque cette année là, par solidarité, nous avions redoublé à quinze
La moitié de la classe n’avait pas eu son bac en Juin, à qui la faute, la notre, celle des profs qui à cette époque ne sanctionnaient pas nos absences ?
Chacun vivait sa vie, eux, nous, indépendants bien avant l’heure, c’était l’époque.
Jennifer avait 20 ans, elle avait pas mal redoublé, elle se retrouva dans cette classe de littéraires écervelés, elle portait des vêtements un peu chics, des talons, des bijoux dorés, et était maquillée comme une star de cinéma
Elle avait une allure de secrétaire, de grande dame …
Elle fumait tout le temps, partout, elle semblait avoir de l’argent plein les poches, peut être entretenue par un homme mur
Elle était sympathique, mais complètement en décalage avec le groupe, nous étions tous en jeans, sweets Bennton, et Stan Smith, elle n’avait pas vraiment pu s’intégrer dans les clans, elle était un peu à côté
Jennifer était un ovni dans le décor de ce lycée, et je l’ai oubliée …
Jusqu’à l’autre soir, ou en naviguant sur le profil FB de Lara, une ancienne copine de lycée, absolument adorable, j’ai retrouvé son nom, et j’ai cliqué sur sa photo
Elle avait une allure de jeune vieille, et ça m’a fait bizarre …

Quel est cet acteur américain ?
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
17/02/2011
Perrine et son Kazou
Lorsque je travaillais dans cette structure là, en haut, dans le jardin d’enfants, j’ai connu Perrine
Ah Perrine, toujours souriante, joyeuse, dynamique
Elle aimait chanter, et jouer du kazou
Elle rassemblait les petits et hop, un coup de kazou !
Sacrée Perrine 
Elle prenait ses vacances en juin, elle était toute énervée avant de partir à sa location en Bretagne, alors elle astiquait tout, rangeait les placards, triait le matériel
Elle allait à Erquy tous les ans, depuis des années, toujours la même location
Elle avait découpé des toiles cirées qu’elle déposait soigneusement dans les placards de sa location
Perrine avait ses habitudes
Dès que je proposais quelque chose elle était partante, tout le temps, pour tout
Un pur bonheur de travailler avec Perrine !
J’ai quitté la grande crèche , et elle a pris sa retraite
Quand nous avons chanté en juillet avec la troupe à Erquy, devinez qui s’est présenté à moi toute souriante et toute bronzée ?
Perrine !
J’étais contente de la revoir, elle était libre et pouvait rester à Erquy plus longtemps
Ce Samedi soir là à Bagnoles, lorsque le rideau s’est ouvert, au deuxième rang, j’ai aperçu une petite dame blonde, toute coquette, toute souriante qui me faisait discrètement des signes de la tête
C’était Perrine …
Sans son Kazou
Tant mieux pour nous ….
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
09/02/2011
Meryl
« Claire Guyot a décroché le rôle pour Mama Mia, c’est un peu grâce à nous … »
Elle avait fait la première partie de notre spectacle l’an dernier, c’est un vrai tremplin pour les artistes
Bande de prétentieux !!!!!!!!
« Elle a quel âge ? »
Bah, elle est plus jeune que Meryl Streep
Oui, tiens, quel âge a Meryl ?
Va chercher le quid !
Non, c’est démodé , cette époque est révolue, Tristan sort son Iphone et lance les paris
J’ai découvert Meryl Streep dans le rôle bouleversant de Inga de la série Holocauste , j’avais une douzaine d’année , j’étais terrifiée devant l’écran noir et blanc , un vrai choc ,je me souviens bien avoir suivi tous les épisodes diffusés en 1977 , en partie seule
En cours d’histoire l’histoire au collège, les professeurs au collège faisaient l’impasse sur la Shoah , ils se contentaient de nous passer nuit et Brouillard, nous parlaient du journal d’Anne Franck
Ils redoutaient les explications, les mots déportation, génocide, étaient tabous , mes parents n’en parlaient pas plus , je me suis même demandée s’ils étaient informés dans les années 50 , où le traumatisme de l’Algérie était si présent
Plus tard j’avais emmené ma mère voir » Out of Africa «, elle avait aimé le beau Robert Redford
Je l’ai tellement aimée dans le rôle de Clara dans la « maison aux esprits « de Billy August, d’une sensibilité inouïe devant la froideur de Jeremy Irons
J’ai retrouvé Meryl Streep dans d’autres films, » le choix de Sophie », et bien sur « le diable s’habille en Prada » et le plus bouleversant de ses rôles,
Francesca dans « la Route de Madison « 
Sans oublier Agrippine dans les aventures des orphelins Baudelaire
et son rôle déroutant dans la série « Angels of America « de Mike Nicols
Ellen est un fan, une inconditionnelle de Meryl, elle l’adore, a vu presque tous ses films.
On a peut être tout dit de Meryl, c’est sans doute mon idéal féminin, une vie de famille, de très grands rôles loin du star system d’Hollywood, une fraicheur, un immense don pour la comédie, une rareté
Elle fait partie de ces icones qu’on ne peut presque pas ne pas aimer
Au fait, elle a quel âge Meryl ?
06:02 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
29/12/2010
Luka
Aux informations régionales, chez mes parents, est diffusé un reportage sur un curé de paroisse normand, qui invite ses paroissiens à aller à la messe de minuit en footing
Luka chausse des baskets, tee shirt et short moulant (comme Emile) de pro et le voilà parti avec quelques courageux jusqu’à l’église en courant
Puis il enfile son aube et sa chasuble avant de célébrer
Ne me demandez surtout pas à quoi cette course à pied aura servi, là n’est pas le sujet
J’ai bien connu cet homme là dans les années 80, il était séminariste, nous organisions avec d’autres, des mini camps et WE pour jeunes
Il avait un caractère fort, il était irrésistiblement drôle, caustique et piquant, un brin séducteur il faut bien l’avouer
J’ai souvenir d’avoir passé de très bons moments de rigolade avec Luka, puis je me suis exilée, et je ne l’ai jamais revu …
Il fut renversé par une voiture en plein Paris, des mois d’hôpital, de lourdes interventions , avant de retrouver une vie normale
Ma tante Suzy le côtoie souvent, elle me parle de lui de temps en temps
C’est étrange de revoir quelqu’un par le biais des médias, presse écrite ou télévisée
Je l’ai forcement trouvé vieilli, changé, je ne suis pas certaine de l’avoir reconnu si je l’avais croisé ailleurs
Encore des traces du temps qui passe, clin d’oeil du passé
Êtes-vous déjà passés à la télévision, avez-vous retrouvé des connaissances par ce biais là ?
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
29/09/2010
Mike

Vous ne connaissez peut être pas Mike ?
Je ne parle pas de Mike Brant, Mike Tyson, Mike Oldfield mais de notre Mike
C’est un homme, jeune, talentueux, d’une gentillesse rare
C’est un peu le Willy Wonka de la Mayenne, il fabrique du chocolat
Parfois il apporte des ratés, des succulents feuilletés, carats, qui ne se sont pas ratés pour nos papilles gustatives, juste ratés pour la vente, c’est bon ces ratages là
Mike aime revêtir son costume de magicien, il fait apparaitre une jolie fille, la cache derrière un rideau rouge , après avoir lié ses poings d’une cordelette, et hop, d’un coup de baguette magique, elle ressort libre comme l’air
Sacré Mike ! Coquin avec ça !
Mike aime aussi bidouiller en informatique, il fait des montages, des affiches, des mises en page, il cherche, modifie, transforme
Mike est un créateur
Y’a bien des créateurs qui ont font des tonnes, toujours avides de grande reconnaissance, et bien Mike fait toujours ça avec humilité, simplicité, souriant, disponible
C’est une perle ce Mike
Et voilà qu’il vient de quitter sa chocolaterie pour apprendre à ceux qui le veulent à faire les bons chocolats
On aura plus ses ratés, mince pour nos estomacs goulus
Mais Mike va chanter, encore et encore
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
28/04/2010
Maryline
Il y a quelques jours , j’ai croisé Maryline en ville
Cela faisait pas de loin de six ans que je ne l’avais pas revue , elle était heureuse de me retrouver .
J’étais en compagnie de Rose , elle me demande si j’étais chez moi durant les vacances , je l’informe des dates de mon retour du sud
Dès le jeudi , elle avait dù voir le portail ouvert , elle sonne à la porte
Je lui offre un café , des petits chocolats et nous discutons de banalités
Elle me pose des questions , je répond , je modère les miennes
Cela peut vous paraitre bien banal ce genre de rencontres , en façade , ça pourrait l’être , et dans les faits , la situation est un peu particulière
J’ai croisé Maryline il y a 14 ans , quand je prenais des cours d’arts plastiques
Nous papotions , avec d’autres , et je l’avais invitée à passer à la maison , Mark est né , puis Rose , elle passait régulièrement prendre un thé , sans prévenir
Elle aime voir grandir les enfants , elle aime ma vie ,je crois mais d’elle , de la sienne , je ne sais RIEN
J’ignore où elle vit , avec qui , son âge , son passé
D’elle je ne sais rien , elle ne m’a jamais invitée , elle ne travaille pas , a peu de cercles amicaux ,
Elle est coquette , toujours bien habillée , coiffée
J’ai souvent imaginé que l’univers dans lequel elle vit ne lui convient pas , qu’elle ne veut pas le partager
Alors je ne pose pas de questions , pourtant vous connaissez ma curiosité bien saine , je donne quelques heures , de ci de là , un peu de temps , quelques brides de ma vie , rien de plus , mais assez , beaucoup peut être
On peut se préserver de ce genre de liens , ne pas s’y engouffrer , mais Roselyne ne s’impose pas
C’est un peu comme une voisine qui prend plaisir à venir boire un thé
Je ne lui propose pas de sortir avec moi , comme je le fais avec ma Clothilde célibataire , c’est différent
Elle m’a dit qu’elle viendra en juin à la première du spectacle , elle aime venir nous voir
Elle repassera sans doute un jour où l’autre ….
06:00 Écrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note


