31.10.2009
Balade d'automne
Par un bel après midi d’automne, déambuler dans les rues de cette superbe ville
les boutiques
Les beaux immeubles
Les colonnes Morris
Les reverbères
Les théâtres
Les grands joailliers
Les brasseries
Les ponts
Les péniches
Les hôtels
Je ne me lasse pas d’admirer cette Capitale
07:20 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
30.10.2009
Le débriefing
Lorsque nous revenions d’un dîner, mes parents opéraient souvent à un débriefing
Ils faisaient le bilan de la soirée, parfois négatif, remarques futiles
« c’était copieux «
« on a pas vu Martine, elle a passé son temps dans la cuisine «
« Les enfants sont trop gâtés.. »
Nous avions le droit aussi à des commentaires si nous avions été bruyants à table.
Je me suis surprise parfois à faire la même chose sur le chemin de retour avec Jérôme
« Qu’est ce qu’on a de la chance de les avoir comme amis « ?« c’était un vrai festin «
« Mark m’a fait un peu honte «
« les enfants jouent de mieux en mieux ensemble «
« Joël est toujours un peu en retrait … »
Allez avouer que vous faites pareil, ce n’est pas un mal, c’est juste une manière de prolonger la soirée
L’autre soir, j’ai regardé un « dîner presque parfait «
Je ne regarde pas souvent, ça me donne faim, ça m’agace, ils ont de la chance d’être servis, moi je dois l’y coller tous les soirs à notre dîner, et je manque d’idées et je n’ai pas 5 heures devant moi pour préparer
Ce soir là, une blonde, reçoit les invités
On la voit, décortiquer avec dégoût, en poussant des cris des écrevisses, habillée en robe du soir
Le comble, c’est qu’elle déteste le saumon et elle laisse sa terrine, en déclarant
« Non, désolée je ne peux pas.. «
Ah, mais moi, je veux bien manger ça !!!!!!!
Pff, cuisiner et ne pas profiter de son plat, j’hallucine.
Après l’entrée, elle leur sert des noix de St Jacques aux amandes
Hum …
Mais elle a oublié de les décongeler, c’est glacé à l’intérieur !!!
Les convives font la grimace, mais mangent quand même, car ils ont faim
Ce que j’aime à la fin de cette émission c’est le débriefing
Les candidats, face à la caméra, donnent leurs commentaires, mais pour pas que la maîtresse de maison les entende, ils se cachent dans les..
Toilettes !!!!!!!
Ah la classe !
Assis sur la cuvette WC, avec pour décor un rouleau de papier, et une chasse d’eau, voire un désodorisant, ils font le bilan
« J’ai beaucoup aimé la déco, par contre l’animation, je n’ai pas été emballée, et le dessert, c’était quelconque, cette farandole était pas originale, je n’aime pas les fruits rouges, bla bla.
J’aime les paradoxes, mais de là à être filmée de la sorte
Si toutefois, vous venez dîner à la maison, et qu’il vous prend l’envie d’aller débriefer avec votre conjoint dans les toilettes, sachez que vous aurez droit à une super déco, une œuvre unique
Assortie aux tasses à café !
06:00 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
29.10.2009
D'autres codes

Lorsque je vais rendre visite à des amis, je me gare dans la rue, devant leur maison, ou mieux encore, dans leur cour
Puis, je sonne, ou je frappe, et j’entre dans leur maison
C’est simple
Si vous venez chez nous, c’est pareil, vous vous garez sous le hangar ou dans la cour et vous sonnez, ou pas, parce que je vous ai vu arriver
A Paris, c’est une autre affaire
Gordon avait pris soin de nous piloter à notre arrivée, et bingo, on a trouvé une place, pas trop loin de l’appartement, un dimanche, on ne paye pas
Il avait donné les codes d’accès sous forme de jeu ( il est joueur ! )
Nous avons laissé notre voiture deux jours au même endroit, sans payer bien sur ( pas d’amende !)
J’ai appelé Jean Baptiste dans la matinée, lui proposant une visite dans l’après midi
Il était chez lui, j’étais heureuse de le revoir, c’est le frère de mon amie Anne, donc le beau-frère de Lorenzo
Une fois devant chez lui, il nous fallait aussi le code
Sans les portables, impossible de rendre visite à l’improviste à Paris
Je sais, ça évite les SDF qui squattent les cages d’escaliers, mais j’avoue que je suis peu habituée à ce genre de coutume
Après avoir poussé la lourde porte d’entrée, mes pieds crissent dans les escaliers de bois, j’aime cette ambiance, c’est un vrai dépaysement
Je suis incapable de retenir ces fameux codes
Au mieux celui de ma carte bleue, les identifiants de mon blog, mais pour le reste mon cerveau est à saturation
J’ai oublié mes identifiant pour mettre à jour mon blog de bijoux
J’ai beau chercher, rien n’y fait, ça m’énerve
J’ai beau leur demander de l’aide, rien, pas de mails, je suis désemparée
J’ai vraiment du mal avec les chiffres
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
28.10.2009
Jeanne branchée
Se rendre deux jours à Paris, c’est pour voir les amis, prendre du temps, flâner, tirer Rose par la main qui dit toutes les trois minutes qu’elle a mal au pied gauche, observer et se mettre à la page des nouvelles tendances
Il va sans dire que Jeanne à Paris, c’est la flambeuse
Carte bleue en poche, je craque, j’achète, tout, façon victime, des chaussures très chics que vous ne pourrez jamais avoir, des top tendance, manteaux en peau de lapin, sacs à main à paillettes qui brillent, lunettes de stars..
Une fois relookée, je suis enfin prête à affronter les lieux branchés de la Capitale, là où on ne m’attend pas, là où il faut être vu
Et surtout, je peux parler dans les salons mayennais des nouvelles sorties parisiennes, grâce à Zohra toujours au top dans ce domaine et Gordon, constamment invité aux avant premiere cinéma,( le prochain film de George s’il ne m’invite pas , je lui en voudrait à vie )
j’ai découvert les
Starbucks coffee
A priori, rien de bien révolutionnaire dans ce concept venu droit des States, on y boit du café
Mais le café n’est pas servi dans des tasses, niet, il est servi dans des timbales en carton ( comme dans les séries américaines où les gars du FBI, boivent toujours du café dans des grandes timbales en marchant dans la rue )
Vous passez commande au bar, il y a plusieurs saveurs, des cafés des quatre coins de monde, bio et tout le reste, à cela vous pouvez rajouter un brownie ou muffins, ( vous en avez déjà pour 10 euros )
Ensuite, vous vous installez sur une banquette, et vous sortez votre PC, et vous surfez gentiment sur la toile
C’est là que ma mission a échoué, je n’avais pas de PC dans ma poche !
C’est quoi ton truc Jeanne, un fast coffee, rien de plus ?
Exact, un concept qui gagne du terrain, mais au fond, rien de bien exaltant
Mais j’ai testé pour vous
En plus de ça, sur votre ticket de caisse, apparaît un code, de quatre chiffres, il vous permet de vous rendre gratuitement aux toilettes
Et oui, si tu n’as pas consommé, t’es pas le droit de faire pipi
Mais, vous me connaissez, toujours prête à relayer les bonnes combines, alors je vous donne mon code d’accès
8624
Ne me remerciez pas, quand on peut rendre service !
09:56 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
27.10.2009
Errance
La porte s’ouvre doucement, une fillette, voilée entre doucement
Elle ose à peine s’installer, elle ne semble pas conviée parmi cette foule de fous chantants, elle reste, seule, figée
Je l’observe, me demande pourquoi elle est arrivée là, avec qui elle est ?
Elle s’installe, au fond, sur une chaise
Je ne pense plus à elle, je ne la vois plus
Le temps passe, plus de 22 heures, elle est encore là, pourquoi ?
J’ai l’impression qu’elle est en compagnie, difficile alors d’aller le voir, en savoir plus, elle a trouvé sans doute la personne qu’elle cherchait
La jeune femme est partie
La fillette est seule
Elle a grignoté quelques biscuits
J’ai bu un verre de rosé, plus de biscuits …
Je cause trop, je le sais
Je suis inquiète, pour elle, cette gamine..
Je vais vers elle, Bérénice me rejoint
Je lui demande pourquoi elle est là,
« Où habites tu ? »
« Tu as vu l’heure, quel âge as tu ? «
« Quelqu’un t’attend ? «
Elle sourit béate, elle nous dit qu’elle a 13 ans, elle en fait beaucoup moins
Elle prétend habiter tout près, que sa mère n’est pas encore rentrée
Elle n’a pas de montre, n’a peur de rien, elle ne veut pas partir
Je lui dis qu’il y a du danger dans la rue, qu’elle doit aller chez elle, nous lui proposons de l’accompagner
Bérénice a des mots doux, confiants
Elle finit par partir, seule,
Que faire, la suivre ?
Qui condamner, qui accabler, qui juger ?
Qui a fait le mal ?
Qui fera le mal,
Ça me tord les tripes
Une errance nocturne, à peine douze ans …
Je revois soudainement la petite marchande d’allumette
Cette gosse est peut être venue juste là, pour se réchauffer …
09:21 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
26.10.2009
Et si c'était lui ?
A chaque fois que nous allions pour les petites vacances, ma grand-mère sortait son électrophone
Il était moderne, fixé sur un meuble sous lequel les 33 tours et 45 tours étaient bine alignées entre des barres métalliques dorées
Le couvercle servait de haut-parleur, les petits vinyles étaient superposés, ils tombaient sur la galette en caoutchouc au fur et à mesure du passage
Ma grand-mère rapportait des disques de ses pèlerinages, nous connaissions par cœur la vie des Saints, de Bernadette Soubirous, avec le curé qui prenait une grosse voix inquisitrice
« Dis-moi Bernadette, tu es sûre que tu ne racontes pas de sottises «
Elle avait aussi un 33 Tours de Fernandel, « Ignace « et »Barnabé «
On écoutait, pas parce qu’on aimait, mais pour le simple plaisir de voir déployée l’artillerie
Elle avait aussi des disques de Marie Claire Pichaud ( je suis subjuguée moi-même d’avoir conservé des détails aussi précis ) une chanteuse chrétienne qui d’une voix langoureuse nous plonger dans les profondeurs divines 
..
Et pour redonner un peu de tonus à ces après midi musical, nous écoutions le « P’tit Capet « de Brix, groupe folklorique local que peut être Mlaféeclochette à vu un jour à la Foire de Lessay ou à la St Jouvin !
Et pour finir, il y a avait le 45 Tours de la petite marchande d’allumettes
Je l’ai écouté des centaines de fois, le crépitement du disque, des allumettes, étrange alchimie du conte le plus tragique de mon enfance
Lorsque au petit matin, la pauvre fillette, transie, morte de froid, appelait dans un dernier
« oh …grand-mère … »
L’angoisse ultime de la mort, de la solitude, de l’errance
Parce que ma grand-mère , je la croyais immortelle, qui pouvait présager qu’elle partirai si vite, trop vite …
A la mort de mes grands-parents, la maison fut vidée, je ne sais pas qui a hérité des disques, de l’électrophone
Qui a conservé ce vinyle de la petite marchande d’allumettes ?
En recherchant une illustration, j’ai retrouvé sur un site de ventes aux enchères sur le net, le même, ce disque du conte d’Andersen
Sa provenance était de Basse Normandie
Et si c’était lui ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
25.10.2009
Live in Paris
Mon ami Gordon m'a aimablement prété son PC portable
J'ai lu tous vos commentaires ,je viendrai y répondre un peu plus tard
Confortablement installée dans le salon d'un bel appartement hausmanien , je vous fais plein de grosses bises
Jolie balade au bord du canal St Martin en fin d'après midi ,visite de la grande Dame de fer prévue en nocturne
Je reviens vite en Mayenne , parce que la louloutte ne peut pas rester seule plus de deux jours
19:07 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
24.10.2009
Clones
Je vous laisse deviner qui sont ses deux jolis bébés ?

10:45 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
23.10.2009
La tasse
Ma grand-mère versait le café dans une tasse en arcopal décorées de quelques fleurs
Ma mère disait qu’on pouvait lire le journal au travers tellement il était clair ce café
Chez mes parents, après le déjeuner, nous buvons le café dans notre verre
« c’est la tradition « dit toujours ma mère
Les jours de fête, elle sort des mazagrans, très en vogue comme cadeau dans les années 80, elle n’a pas les longues cuillères qui vont avec
J’aime beaucoup les tasses, c’est joli, varié, c’est fin une tasse
Lorsque l’on discute en buvant le café un long moment, on regarde la tasse, souvent, même vide, on la touche, on la caresse..
Elle a de la chance la tasse, c’est un peu la chouchoute, elle a des privilèges, elle vient clôturer en beauté un banquet, elle peut se voir servir un fond de liqueur, d’eau de vie, un nectar alcoolisé
Souvent, il reste un fond de sucre, trace qu’elle a servi, au moment de débarrasser
« Tiens, elle est propre celle là ? «
Elle a sur ses côtés parfois des traces de rouge à lèvres …
Délicat, baiser volé..
J’ai des tasses blanches essentiellement, quelques tasses anglaises achetées à Poole
J’ai opté pour le blanc, contraste avec le noir du café, c’est chic
Je casse mes tasses, en pile parfois, maladresse, inattention
Alors, en blanc, ça se complète aisément
J’ai trouvé mes jolies tasses dans une boutique cherbourgeoise, je voudrais les garder longtemps
La vaisselle cassée est toujours conservée, je n’aime pas jeter les morceaux,
Cela m’inspira une création, un collage assemblage, déstructuré
que j’intitulais ..
« broken tea time «
Avec ou sans sucre ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
22.10.2009
Chut !

« chut ! «
« Taisez-vous «
« baissez d’un ton «
« parlez tout bas «
« vous êtes bruyants «
« respectez les lieux «
« silence !«
J’ai pu dire, entendre ses refrains si souvent, à l’école, dans les salles d’étude, à la messe, à confesse..
J’ai demandé à tour, ce calme là
Sa taire, c’est dur pour moi, j’ai toujours quelque chose à dire, à commenter
Comment faire pour obtenir un VRAI silence ? La minute de silence
Forcement il y a des lieux qui demandent du calme, du recueillement, d’autres où parce que plusieurs individus chuchotent ensemble, forment sans s’en rendre compte un joli brouhaha
Se taire, parler tout bas …
Je sais faire
Chuchoter
Et quand à mon oreille, sans que je l’attende, le chuchotement d’un homme envoûte mes tympans, je fonds …
Je crois qu’il n’y a rien de plus sensuel qu’un homme qui murmure, qui dit à demi mots
Rien de plus délicieux, rien de plus.
Chutt …
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note


