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31.01.2008
Giant rabbit
Je ne connais pas cet homme
Je ne connais pas ce lapin ,mais voilà , voilà à quoi pourrait ressembler mon achat compulsif , le lapin pas le bonhomme !!
Mais je ne sais pas vers quelle boutique chic me diriger pour trouver une pareille bête alors si vous avez de bonnes adresses merci de me les communiquer !!
Ce n’est pas pour faire un civet , je précise !!!
21:39 Publié dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
30.01.2008
Achat compulsif
Depuis que je suis vacataire dans cet organisme de formation, je travaille en semaine, cela me convient parfaitement. Pourtant il reste encore pour la dernière année, des formations organisées le samedi et je ne me suis pas portée candidate pour les assurer.
Vue la difficulté à remplacer les formateurs malades ou en incapacité d’aller travailler au dernier moment, je me suis proposée pour remplacer les éventuels absences dans la mesure de mes possibilités
En même temps je me disais « Jeanne, fais attention, il y aura peut être de l’abus, se positionner sur un groupe pour une journée, ce n’est pas évident «
Et bien évidemment, c’est impressionnant comment certains arrivent à anticiper leur grippe ou gastro au moins un mois à l’avance ! Bref me voilà déjà réquisitionnée deux fois.
Je me suis donc dit « puisque ce n’était pas prévu, je vais faire un achat compulsif avec la somme versée en compensation de ces heures travaillées.
Mais chez moi, un achat compulsif, ça se prépare : alors vers quoi vais je me tourner :
- un nouveau sac à main, non le mien n’a encore pas rendu l’âme
- La dernière crème anti rides de chez Lancôme, non, ma tactique de doses d’essais marche bien il n’y a pas de raison de changer
- faire venir ma copine estheticienne pour des soins à domicile, non j’aime pas trop cette idée
- acheter des extensions de cheveux, oui mais deux ou trois c’est un peu ridicule
- aller chez ma copine styliste qui doit bien avoir quelques merveilles encore dans son magasin, bof, j’ai pas trop besoin de fringues
- acheter 10 kilos de gratin dauphinois chez mon ami Paul , il est délicieux mais j’aurai du mal à finir.
- un parfum, non mon flacon d’Euphoria, n’est pas fini
- une plante, c’est pas la saison …
- une paire de chaussures , une perruque , des faux cils ,
- alors et bien je ne trouve pas ?? vous n’avez des idées ??
21:58 Publié dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
29.01.2008
La lettre (3)
Un jour de mai 1984,j’ai reçu un courrier du centre de formation, m’informant que j’étais acceptée pour la rentrée de septembre. Ce fut un des plus beaux jours de ma vie, je sautais partout, embrassait ma mère qui riait, me félicitait, j’avais été retenue parmi les 500 postulants, ils en gardaient 40.Je pense avoir relu la lettre une vingtaine de fois, je l’ai conservée dans une petite valise, c’était aussi précieux qu’un passeport pour un sans papiers.
Ma joie pourtant était un peu étouffée par un problème récurrent car il me fallait obtenir le Bac et les matières générales ce n’était pas mon fort..
Quelques jours plus tard ma sœur s’est mariée, j’ai eu mon permis de conduire après 4 recalages et en juin 1984 je décrochais mon bac A2
De ce jour ma vie a changé, je n’ai jamais cessé de me passionner pour ma profession, de l’exercer avec enthousiasme et énergie, j’ai volé de mes propres ailes, me suis créé un nouveau réseau d’amis, j’ai cheminé seule, heureuse, fière d’avoir construit mon avenir avec rage et détermination.
J’en ai un peu voulu à mes parents de ne pas m’avoir accompagnée davantage mais avec les années ils ont compris que j’étais capable de …mais j’avais du leur prouver.
Mes amis aident et accompagnent leurs ados parfois un peu trop à mon goût, ils leur cherchent un appart d’étudiant, constituent des dossiers …j’essayerai de trouver le juste équilibre pour mes enfants, leur permettre de se prendre en main, d’aller au bout de leurs passions tout en étant à leurs côtés.
Mon père est resté distant dans cette histoire, mais pas tant que ça …tous les lundi matin, il m’accompagna à la gare pendant deux ans, j’avais un train à 5h 16,il se levait comme moi à 4h 30 avant de démarrer sa journée.
A force de ténacité et de passion, les choses ont sourit pour moi, les années 80 furent des années pleines d’espérance, le radio libres, les années humanitaires, je suis heureuse et fière de les avoir vécues …
Les années 2000 m’offrent d’autres bonheurs, celui d’avoir franchi un autre cap professionnel, celui de voir les enfants grandir à leur tour, celui de ne pas devoir toujours compter en faisant des achats, je ne garde aucune nostalgie, aucune amertume, sans ce concours je n’ai aucune idée de ce à quoi j’aurais aspiré, d’autres rencontres sûrement, d’autres échecs aussi..
23:25 Publié dans hier | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28.01.2008
L'épreuve (2)
Quelques semaines plus tard, je recevais un courrier m’informant que j’étais admise à la deuxième partie des épreuve de sélection . Ma mère dotée d’un éternel optimisme, me dit qu’elle n’y croyait pas du tout, mais qu’il fallait quand même que je tente ma chance une deuxième fois . Elle décida de m’accompagner..
Nous sommes parties en train la veille, passage par Caen, puis Rouen, au final je me demandais si passer par l’Angleterre n’aurait pas raccourcit le trajet.
Le soir nous avons dormi dans un hôtel près de la gare, ma mère à moitié claustrophobe souffrait de la chaleur, elle dormi très mal.
Le lendemain, nous nous sommes rendues au centre de formation à pied, découvrant la ville qui il faut bien le dire, n’avait pas un cachet particulier.
Ma mère était complètement perdue, elle n’avait aucun sens de l’orientation, elle me suivait confiante, à côté d’elle j’étais Jean Louis Etienne.Elle avait pourtant travaillé quelques années dans cette ville en 1950 mais ses souvenirs étaient bien flous.
Je passais une épreuve de groupe le matin, mon stress grandissait, pas celui des épreuves, non celui de perde ma mère ! Je la posais à un endroit et lui disais « ne bouge pas, je reviens dans deux heures », elle m’attendait sagement, riait beaucoup de la situation, était assez admirative de me voir gérer le temps et l’espace. Mais elle était à mes côtés et cela comptait beaucoup pour moi.
L’après midi, je passais la dernière épreuve avec une professionnelle, j’étais assez contente de moi. Nous avons repris un train en soirée et sans embûche avons réussi à retrouver le chemin du retour refaisant escales dans les deux villes transitoires …
20:35 Publié dans hier | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.01.2008
L'épreuve (1)
Lorsque j’étais en Terminale, le choix d’une orientation se fit sentir. Et vu qu’à l’époque les énergies nouvelles n’étaient pas encore développées, que je n’avais pas retenu mes cours de mécanique automobile, que le sport ce n’était pas mon fort, j’optais pour le domaine de la petite enfance.
Je m’inscris alors pour passer un concours en vue d’obtenir un Diplôme d’Etat d’éducateur de jeunes enfants. Je n’avais pas envie d’entrer à la fac, pas de projet précis, je voulais apprendre un métier.
Mes parents ne s’y opposaient pas vraiment mais n’ayant pas de projets pour mon avenir, ils se refusaient à toute collaboration.
Je me suis alors présentée à la première partie de ce concours en novembre 1983.
Nous sommes partis ce matin là dans une vieille Diane Citroën vers 5h de Cherbourg jusqu’au Havre, avec un moteur peut fiable et très bruyant qui nous éviter la somnolence.
Mon frère conduisait, il faisait froid, nous ne pouvions mettre le chauffage tellement l’odeur était insupportable et imprégnait nos vêtements.
Après 4 h de route, nous sommes arrivés à bon port, à l’heure et je me suis mise à rédiger la dissertation demandée, je ne me souviens plus du sujet, je sais qu’il y avait beaucoup de candidats.
L’après midi, j’ai passé des tests psycho( 500 questions ) en vue de la deuxième partie, au cas ou, cela évitait aux candidats de se déplacer une seconde fois.
Nous sommes rentrés vers 20 h, dans un vacarme infernal mais la vieille voiture ne nous a pas ce jour là fait d’infidélités …le portable était un objet futuriste et inconcevable !
20:59 Publié dans hier | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.01.2008
Note à l'attention des ploucs de province
Une blogueuse, je ne la citerais pas, elle se reconnaîtra faisait référence récemment au ploucs provinciaux, dans une de ces notes.
Alors amis de la province cette note est pour vous, voici quelques conseils pour ne pas passer pour un plouc, un provincial chez vous et à Paris.
Chez vous :-ayez toujours dans votre portefeuille des tickets de métro (attention des tickets récents pas des tickets jaunes des années 70 !)
-si vous le pouvez ayez aussi des dollars dans le même portefeuille
- posez le Pariscope sur la table de votre salon à côté du dernier Hors série Télérama ( vous le lisez pas mais c’est pas grave )
- quand vous êtes invités et que vous devez apporter un cadeau, prenez soin de mettre vos paquets (ou autre ) dans un sac « The Coran shop « ou « Zara Home « , évitez surtout Habitat ou Ikea, vous savez qu’ils sont désormais installés en province.
- Dans la conversation, placez au bon moment que vous avez vu l’expo Giacometti à Beaubourg mais que vous avez moins séduit que par les statues de Botero en 1992 aux Champs Elysées. (tout ça c’est une question de volume ou de proportion )
- Dites bien aussi que vous avez fait le choix d’habiter en province, que Paris « j’ai essayé mais que j’ai vite compris que ce n’était pas pour moi «
Dans Paris :
- Evitez de vous promener en Citroën BX immatriculée 53 ou 72 ( c’est fini pour vous, vous êtes un plouc !)
- dans le métro, prenez un air blasé, surtout n’accrochez pas les barres dans les rames de peur de valser à l’autre bout ou de rater votre station. Lisez debout ou assis ( évitez l’Ouest France, la Presse de la Manche ou le Courrier de la Mayenne ) ou essayez de vous assoupir.
- ne cherchez pas non plus les lapins dans le métro ( ils sont là justes pour prévenir « ne met pas tes mains sur la porte, tu risques de te faire pincer très fort !)
Ne soyez surpris de voir des ethnies diverses, des SDF ou des pigeons partout ( surtout ne leur donnez pas votre pique nique )
- ne cherchez pas Emmanuelle Béart près des tentes Quechua que les quais de Seine, non elle, ne vit pas avec eux.
- Ne cherchez pas votre chemin avec un plan, errez, flânez, prenez un air décontract partout ( même dans le Marais )
- Ne faites pas une syncope quand vous apportera l’addition du café que vous avez avalé dans un bar du Trocadéro.
- Ne cherchez pas à croiser des stars du show bizz à tous les coins de rue (sinon vous pouvez vous replier sur le Musée Grévin )
- Et surtout aillez une chaleureuse pensée pour vos amis blogueurs parisiens ! Qui j’en suis sûre saurez vous donner plein d’autres conseils.
Amis de la province, ne méprisez pas les gens de la Capitale et n’essayez pas de les convaincre que vous vous êtes un rythme, une vie authentique et que rien ne vaut le terroir et les petits artisans ( sauf si vous adorez Jean Pierre Pernaud )
Bref, Paris reste Paris et une chose est sûre, à chaque fois que j’y vais (et j’adore ) je suis une plouc et ça ,ça e changera pas .. mais si vous aussi amis parisiens ,vous venez dans ma ville ,surtout ne cherchez pas à attraper un taxi , Rue de Général de Gaule ,j’ai peur que vous attendiez fort longtemps…
09:40 Publié dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.01.2008
Hors service
Par politesse, je m’adapte à toutes les situations et m’efforce dans la mesure du possible de parler de tout avec tout le monde, je dis bien dans la mesure du possible
Mark fait du tennis de table, son éducateur sportif, un jeune gaillard de 25 ans nouvellement arrivé dans notre ville, est toujours en quête d’une petite conversation, à chaque fois que j’attends que mon fils finisse sa partie.
Parler de quoi avec lui, parler ping pong, balles, raquettes, table, filet, de sets ou de manches, ça se joue en combien de partie, je sais pas, je connais rien en sport, rien du tout, désolée je ne peux pas..
L’autre jour un préposé vient pour relever le compteur d’eau.
En attendant devant la grange, il m’interpelle « - c’est vous qui retapez la vieille Panhard … ? »
« -Moi, heu non c’est mon mari «
Il entre dans la grange, »Ah,il a un scoot aussi ,c’est une vespa,il lui faut de la pièce. Moi aussi j’ai retapé des vieilles motos, mais j’ai plus le temps, euh, il doit connaître Jean Claude Boudrard ? »
-« euh oui sans doute, ils se connaissent les gars qui bricolent les vieilles voitures
- ah c’est du boulot, mais j’ai plus le temps, maintenant je fais de la musique «
( arrête le Jeanne, il va te déballer sa vie en 5 minutes )
Je connais rien en mécanique, désolée, rien du tout, je ne suis pas contre, désolée, je ne peux pas.
Ma belle-famille est très intéressée par les aménagements en matière d’énergies nouvelles. Au cours d’un repas, ils peuvent rester une demi-heure à parler Géothermie, systèmes solaires photovoltaïques, éoliennes, Modules solaires mono et poly-cristallins, euh moi je suis larguée, je ne vois pas du tout ce que c’est, je fais remplir ma cuve à fuel, les radiateurs sont chauds, ça me suffit même si je suis convaincue que ce n’est pas la meilleure solution.
Une fois de plus, je me rends compte que je ne peux m’adapter à la conversation, j’écoute un peu et m’envole vite dans des pensées et des délires..
Je ne peux pas parler de tout, je ne peux pas m’adapter à toute situation. Je sais que pour vous autres c’est pareil, et si seulement dans ces cas l’extrémité de mes oreilles se voyait équipée d’une petite lumière rouge pour signaler que je suis « hors service « !!
09:02 Publié dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
23.01.2008
Je suis complexée
Ma mère nous disait toujours ( je parle souvent de moi à la première personne du pluriel à cause de mon frère jumeau)que nous étions complexés.
Elle n’avait pas assez écouté Dolto, elle était plutôt Ménie Grégoire , elle confondait sans le savoir complexes et pudeur.
Nous étions pudiques, si tenté que dans les années 70, on tenait peut compte de l’intimité de l’enfant, sûrement pour cette raison entre autre que je me suis tournée vers l’éducation et que je suis à ce jour une des plus grandes pédagogues de la décennie.
Bref, complexé, c’est être timide, inhibé, croire à un sentiment d’infériorité.
Ma mère ignorait tout du Complexe d’Œdipe et moi j’avais une phobie des nombres complexes.
Je suis pudique c’est vrai, je n’aime pas me dévoiler mais en même temps l’idée de faire un blog montre outre un certain narcissisme, une forme d’exhibition.
Carlos, le fils de Françoise Dolto, » n’a pas de complexes », disait ma mère.c’est pas faux, il avait confiance en lui et en les autres, parce que se déguiser un gros bébé et s’asseoir dans une chaise haute dans les émissions des Carpentier, dénote d’une certaine legereté, voire frise le ridicule.
Mais c’était un homme épanoui, bon vivant et on gardera ça de lui.
Depuis quelques mois, un Président prône, la France décomplexée. il court en jogging jusque là, ça va, invite Kadhafi, bon …va chez Mickey avec sa belle …
Décomplexé, plutôt légèrement exhibitionnisme diraient certains.
Bah …Faut quand même pas exagérer …Michael Youn,(ne pas confondre avec Carl Jung le psychiatre suisse ) est exhibitionniste quand il montre ses fesses à la télé à la moindre occasion. Mais notre Président non, lui il va au devant, sur le terrain.
D’ailleurs qu’est ce qu’il a fait hier, plutôt que d’aller aux obsèques de Carlos, et bien il est allé s'exiber dialoguer en banlieue, discrètement comme toujours, à côté de la gare, faut quand même pas exagérer non plus..
Je me dis peut que bientôt il viendra soutenir notre maire UMP et pourquoi pas rencontrer mes nouveaux voisins …pourvu qu’il tombe pas sur un exibisioniste..
En attendant, je me remets un vieux 45 tours de Carlos Dolto.
21:05 Publié dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.01.2008
Mon ami Anatole
Ce dimanche là ,Anatole est venu nous rendre visite, je pressentais qu’il allait venir, je l’avais dit à Jérôme.Nous avons fait un petit tour du jardin regardé les arbustes, son bambou qui a poussé près du bassin. Il aime beaucoup les jardins, les plantes aromatiques…les animaux.
Il me propose des pigeons, pourquoi pas, il y a de la place, on ira les chercher au printemps.
Je connais Anatole depuis 1982, c’est loin déjà, nous nous voyons deux ou trois fois dans l’année.
Autour d’un café nous causons, il me demande des nouvelles de mon frère, me dit qu’il l’a aperçu à Rennes il n’y a pas longtemps. Je lui demande aussi des nouvelles de son frère, il me dit qu’il n’aime pas le mois de janvier, il a le stress de perdre sa troisième étoile au Michelin. Le frère d’Anatole est un grand restaurateur parisien, sa compagne est journaliste, je le vois très souvent à la télévision où elle présente un journal quotidien.
J’ai toujours du mal à imaginer que cette femme, que je ne connais pas, côtoie comme moi Anatole, participe aux fêtes de familles, au réveillon, va chez Anatole, dans son presbytère..
Deux mondes qui se trouvent réunis par le hasard de la vie. deux mondes très, très différents, Paris, le luxe, les grandes tables, et la province, le sud Manche avec ses petites communes rurales, le bord de mer, le Mont St Michel
Nous restons deux heures à papoter à bâtons rompus, c’est agréable, j’aime toujours ces petits temps d’échanges improvisés, Anatole fait partie de mes fidèles amis, il reste et restera attaché à ma famille sans doute jusqu’au bout..
En regardant les infos du soir, une belle femme est face à moi, derrière l’écran, je pense à Anatole et me dis que peut être un jour je la croiserai à mon tour …
19:27 Publié dans portraits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21.01.2008
Mes nouveaux voisins
Depuis quelques mois, de l’autre côté du boulevard, nous avons vu poussé un bâtiment neuf à la face en bois, au départ plutôt attractif avec une pancarte « bientôt ici 80 logements «
Je me disais c’est bien, de nouveaux logements pour les familles, des enfants pour l’école du quartier mais j’avais beau questionner mes connaissances, des personnes qualifiées et compétentes en immobilier, Jade, Basile …personne ne pouvait me préciser qui était propriétaire de la battisse.
Il y a quelques mois de cela, je tombe sur un article dans la presse locale m’informant que bientôt ouvrirait le nouveau centre d’accueil pour les exclus de la ville.
80 studios semi-fermés pour les sortants de prison, les femmes battues, les personnes sortantes d’Hôpital psychiatrique.avec des medecins, des psy sur place pour les accompagner..
Oups, mon sang n’a fait qu’un tour …
-allez Jeanne tu es de Gauche..
- oui ils faut bien les accueillir quelque part
- d’accord mais 80 c’est beaucoup non, 20, 25 et puis pareil pour les autres quartiers, je suis pas égoïste moi, je partage …
Allez je me rassure vite, ils iront à l’ANPE, aux ASSEDIC et puis notre ville est plutôt tranquille, il n’y a pas des psychopathes et un Serial killer à tous les coins de rue.
Mes voisins ne s’appelleront pas Guy Georges, Marcel Petiot, Francis Heaulme, Gilles de Rais, Landru ou Emile Louis..
Vous savez, quand ça vous arrive, et bien vous vous dites, c’est bien les lieux d’accueil pour les tarés gens en difficulté d’insertion, mais …vous pensez « pourquoi c’est si près de chez moi..
Et puis je ne pourrais jamais revendre ma maison.
Après réflexion, apaisée j’ai pris la ferme décision de ne pas
-fermer le portail ( comme d’habitude )
fermer la porte à clé dans la journée
équiper mes enfants de portables, puces électroniques et détecteurs de danger
ranger notre réserve de vin
acheter un berger allemand
mettre une sirène dans le clapier des lapins et cochons d’inde
refuser une sortie au jardin pour mes chats
Car moi je n’ai pas peur. !
21:30 Publié dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



