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  • Arrêter la clope ??

    Je pousse la porte pour entrer dans le foyer accompagnée de mon amie Chloé, la fumée envahi nos narines, nos yeux brillent et nous  ressentons une certaine gène. La musique à fond, Sweet home Alabama de Lynyrd Skynyrd, nous empêche quelque peu d’échanger des mots. Je me dirige avec peine jusqu’au distributeur de boissons, j’essaye d’y dégager un chocolat chaud, j’ai très faim, c’est la récréation de 10 heures, je suis en terminale et nous sommes en 1982.

    Nous avons le droit de fumer dans la cour du lycée, dans les couloirs, certains profs fument en cours. J’achète un paquet qui doit me faire la semaine, j’ai du mal à maîtriser la consommation. Nous achetons un paquet de cigarettes blondes à peu près 7 francs (soit un peu plus d’un euro)

    Je suis restée fidèle à la même marque, j’ai arrêté de fumer plusieurs fois, à chaque grossesse..

    J’allume ma première cigarette vers 17 heures, et je me tiens à trois ou quatre dans la soirée, je n’ai pas envie d’arrêter..

    A partir de demain aucun lieu public  n’acceptera les cigarettes, cela ne me gène pas du tout, le prix exorbitant du tabac m’incite à fumer très modérément …

    En 25 années nous sommes passés à une législation complètement décalée, le laisser faire des années 80 où on allait en cours quand bon nous semblait, ou la montée du chômage n’effleurait pas nos cervelles d’adolescents, nous avions une soif d’être en bande, ou les copains et la musique comptaient plus que tout ;

    Je n’ai aucun regrets de ce temps là, j’ai parfois un peu peur que trop d’interdits entraîne une sorte de rébellion et divise les citoyens que nous sommes …engendrant violence et délation ;

    Un titre de cette époque qui a bercé ma jeunesse et qui m’a permis aussi de sortir de mon enfance rurale  grâce aux années lycée , vous connaissez ça ???

     

     

    http://www.youtube.com/watch?v=0X4HAIwJBEU
  • Les pseudo

    De passage dans le quartier, je m’arrête pour rendre visite à Maria, elle est chez elle, se repose. Elle m’offre un thé et de délicieux petits gâteaux et chocolats en tout genre confectionnés par sa fille et son ami, lui-même pâtissier chocolatier hum 

    Nous papotons, cette pause me fait plaisir, la veille de Noël, dans ce tourbillon de derniers cadeaux et préparatifs de départ ;

    Ellen est avec moi, elle retrouve une amie de sa classe, qui est aussi l’amie de Laura, la fille cadette de Maria.

    Maria, je la connais depuis longtemps, elle exerce le même métier que moi, nous avons les mêmes convictions politiques, nous nous voyons régulièrement ;

    Elle me parle de ses projets de travaux dans sa maison, nous prenons aussi des nouvelles de personnes que nous connaissons en commun, c’est bien, c’est du temps pour nous …

    Elle vient alors à me parler de ce blog, me dit qu’elle est allée le lire et qu’elle s’interrogeait sur l’utilité de mettre des pseudo.

    Je suis parfois la première énervée quand je vois tous ces gens qui se cachent derrière un autre prénom, mais je sais que je suis obligée par respect de ne jamais citer de noms, et de changer les prénoms, notre ville est petite, même si certains se reconnaissent ( et c’est un jeu ) en aucun cas je voudrais mettre des gens mal à l’aise.

    Maria et moi, portons d’ailleurs le même prénom.

    Il m’est déjà arrivé de lire des commentaires et de ne pas reconnaître la personne qui l’écrit. Ainsi, Eugénie est restée mystérieuse durant des mois,elle m’a laissé un jour un commentaire  qui m’a beaucoup touchée mais je ne l’ai pas reconnue.

    Je ne lui avais pas donné ce pseudo, je vais pouvoir à présent rectifier..

    Eugénie est proche de Lorenzo, de Maggie, elle connaît bien son frère aussi.

    J’ai toujours aimé rassembler les gens, organiser des dîners, des fêtes, et je me rends compte que par ce blog, les gens se côtoient indirectement, et peuvent avoir ce point commun de lecture …Cette pensée me fait si chaud au cœur …

    J’espère que Maria aura envie de revenir et que Eugénie trouvera le temps de lire..

    Eugénie et Maria se sont croisées un jour, cette rencontre est racontée aussi, lors de cet apéritif

  • Vin chaud chez les pongistes

    Nous avions rendez-vous sur la place du village vers 19h30 avec un group d’amis de Jérôme, ceux avec qui il joue au tennis de table tous les vendredi.

    Le père Noël distribue des chocolats aux centaines d’enfants attroupés sur le parking de l’église et les responsables du comité des fêtes servent le vin chaud.

    Nous attendons Gilles et Flora, Basile et Coralie, nous devons nous rendre par surprise chez Lukian et Christina pour fêter leur nouvelle maison et la naisssance de leur bébé.

    Nous papotons un moment, les hommes boivent quelques verres, les femmes tapent du pied, pour se rechauffer. Deux copains ses décident pour aller chez Lukian, voir s’ils sont disponibles pour recevoir 16 personnes. Des amis sont en train de prendre l’apéro chez eux, nous patientons encore une demi-heure.

    Vers 20h 45, le cortège se dirige vers l’ancienne école qu’ils ont retapée et s’incrustent chez eux, chassant quelque peu leurs hôtes.

    Nous déposons les victuailles dans la cuisine, le groupe a prévu une méga raclette.

    Affamée et active, Coralie met les pommes de terre à cuire et nous montons dans la mezzanine pour un apéritif.

    Mon voisin attaque la conversation sur le rôle du maire de la commune et très vite un débat enflammé s’embrase, nous parlons fort essayant de convaincre le pauvre Joris, un peu seul à défendre ses convictions.

    Christina berce sereine son bébé dans son écharpe, elle est heureuse de voir ce mouvement malgré la fatigue de la semaine. Nous parlons un peu, pas assez, trop de bruit..

    Nous prenons place à table vers 22h 15, les appareils à raclette chauffent, Coralie s’absente pour aller chercher son fils parti fêter les vacances avec ses amis.

    Comme d’habitude, Basile et les autres fanfaronnent, se déguise, chantent ( enfin, ils essayent !!)

    Mon voisin de table, Joris ne mange pas, il me dit qu’il ne se sent pas bien, quitte la pièce et s’allonge dans le canapé ou il restera jusqu’à notre départ, à 1h 15.

    Quelques verres de vin, deux apéros, un débat politique et le voilà achevé le pauvre homme. Sa femme est partie sans manger, car elle avait prévu la baby Sitter jusqu’à 22h30.

    Les copains rigolent, s’embrassent, leurs femmes fatiguées, gèrent la logistique, astiquent la cuisine..

    La soirée prend fin, tout est redevenu comme avant, il faut juste deux volontaires pour ramener le pauvre Joris qui émerge un peu, je me propose ayant toute ma tête pour prendre le volant.

    Jérôme et ses copains sont très liés, ils aiment passer du temps ensemble, c’est leur soirée, je m’y associe avec plaisir …c’est ça aussi la fête !!!

     

     

  • Christmas for ever

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    Me rendant en ville  pour un dernier achat, je me retrouve dans un lieu étrange insolite, pour ne pas dire explosif. J’ai pourtant poussé la porte de ma parfumerie habituelle, profitant que Mark ai son cours de piano, a son horaire habituel, à l’Ecole de Musique..

    Les vendeuses, portent des perruques violettes et roses, des boas assortis au tour du cou, au plafond des boules à facettes disco, une population qui grouille dans tout ça, pouh, je suis un peu perdue.

    Mais que se passe t’il ici ? C’est pas Noël dans deux jours ?

    J’ai l’impression d’être  dans le film, Podium où Benoît Poelvoorde entre dans la peau d’un sosie de Cloclo, si l’ambiance était au bleu je me serrais crue chez Michou, encore quelques pas et je me retrouve au milieu d’une dizaine de dragqueen, je me suis trompée de lieu, la boutique a changé d’enseigne ??

    Je reconnais les rayons de parfums et tente désespérément de trouver Ungaro III, visiblement il n’existe plus. Je cherche une  aide quelconque d’une artiste de music Hall décolorée, rien...Je me vais me débrouiller, je vais opter pour un coffret Diesel (c’est pour mon homme)

    Quelques explications, la responsable de ce capharnaüm, c’est, la poupée Stacy.Peut être l’avez vous aperçue dans des émissions de divertissement, elle est vendue au prix de 10 euros pour l’association Autistes sans frontières.

    Loin de moi l’idée de critiquer une telle initiative mais franchement appeler cette poupée, 

    un  doudou disco de Noël 2007,qui joue le jeu en perruque rose, combi et boléro en fausse fourrure. Stacy Fever, dessinée par Tricia, scénographe de Sephora, fait le bonheur de tous les enfants.
    Ne convient pas aux enfants de moins de 36 mois 
    (je cite)

    Un doudou, non pas vraiment, elle est surtout franchement pas très expressive la starlette, elle ne rit pas du tout, son cou est très grossier, faut quand même être contente quand c’est Noël, allez des pattes d’éph pour Joseph et pour Marie un boléro à paillettes et du rimmel aux yeux.. !!

    C’est Noël chez Séphora, bon allez quand même, est ce une obligation d’affubler pareillement les pauvres vendeuses, c’est à la limite du ridicule …

     

     

      

    Pour rester dans l’ambiance, je vous souhaite à tous un très bon réveillon et musique …

    http://www.youtube.com/watch?v=7GFpMb0sOaw

     

  • Ménie Grégoire 2

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    Je me suis rendu compte que ceux et celles qui ne connaissaient pas, Ménie Grégoire, ou ceux qui n’écoutaient pas RTL, ont du être un exclus de ma note concernant cette femme célèbre.

    Il en est de même pour les plus jeunes, par contre ceux qui ont été bercés par sa voix et ses témoignages divers se demandent sans doute ce qu’elle devenue.

    Menie Grégoire, de son vrai nom Marie Laurentin, née le 15 août 1919 à Cholet, est une journaliste et écrivain française, célèbre notamment pour avoir été animatrice radio sur RTL durant 15 ans, à partir de 1967.

    Elle vient de publier « Comme une lame de fond « recueil de ses témoignages sur RTL .

    Attention son vrai nonm est Laurentin pas Laurencin.Rapellez vous le texte de la chanson L'Eté Indien  « de Jo Dassin «  tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin « il ne faut pas confondre, il ne compare pas sa bien aimée à une peinture de Ménie Grégoire notre Jo.

    Marie Laurencin, née à Paris le 31 octobre 1883 et morte à Paris le 8 juin 1956 est une peintre et graveuse française. Elle collabora avec Sonia et Robert  Delaunay, qui sont pour moi les peintres les plus fabuleux de cette époque cubiste.

    (Sources Wilpékia)

    Donc notre Ménie est toujours vivante, c’est la cousine de Dolto et la grand-mère de Mireille Dumas, dirions-nous. …

     
  • 100 ème

      a28b25502fa2c570dc5041eda803b44c.jpgCette note est déjà la centième depuis la création de ce blog.

    Chacun a sûrement sa technique pour écrire une nouvelle note …

    On pourrait penser « que ça prend du temps «  , « qu’il faut trouver de nouvelles idées « , je vais donc vous livrer mon secret.

    Ce n’est pas les idées qui manquent, ayant un imaginaire fertile et je dois l’avouer du temps pour laisser mes pensées déambuler librement dans ma cervelle, j’ai très souvent des sujets en tête pour de nouveaux textes, et puis un banal moment de vie deviens une anecdote.

    Je ne les écris pas immédiatement mais je note sur un carnet le titre, l’anecdote.

    Puis quand j’ai le temps, je rédige, relis, corrige un peu plus tard la note  la note.  Je la stocke dans mes documents, pas longtemps car j’aime bien être imprégnée par le sujet.

    C’est agréable d’avoir de la réserve, pour les jours ou je travaille, cela permet d’avoir un rythme aussi, j’essaye de varier les thèmes, de ne pas être trop pleurnicharde, nostalgique…

    Je cherche aussi des photos pour illustrer mais comme vous pouvez le voir, je ne suis pas une reine de l’image.

    Il m’arrive aussi d’écrire une note spontanée, le jour même ou elle germe dans ma tête.

    Pour les fidèles lecteurs, j’ai à ce jour une dizaine de notes sous le coude, je prends goût aussi à visiter d’autres blogs, mettre des commentaires, cela prend du temps aussi.

    Si un jour vous êtes lassés ne vous privez de lâcher prise, ce n’est pas grave …je ne suis pas fâchée non plus si je visite un blog et que le blogueur visité c’est pas un de mon lecteur.

    Par contre quand un habitué du blog déserte quelques temps, je ne peux m’empêcher de penser que ,peut être le style, ne lui corespond plus, que je fais trop de notes, ou que quelque chose l’a choqué ou gêné.

    Bloguer, c’est aussi se dévoiler, et être voyeur chacun que fois que l’on rend visite aux autres .

    J’ai mes favoris, je préfère ne pas en avoir trop pour bien rentrer dans leur histoire, et surtout échanger régulièrement.

    J’aimerais parfois que mes amis non blogueurs qui, je le sais, visitent régulièrement postent de temps à autre un commentaire. C’est un peu comme si vous passiez devant la maison, m’aperceviez dans le jardin sans venir me faire une grosse bise. Mais je comprends aussi que laisser un commentaire c’est aussi laisser de soi, une trace , pas toujours facile.Je voudrais surtout que vous ne vous sentiez pas exclus parmi le petit groupe de blogueurs ,chez Jeanne tout le monde a sa place ..

    Bloguer c’est échanger, rencontrer, jaser, critiquer, aimer, je crois que vraiment cela me correspond.je vous dit un grand merci cher lecteurs et lectrices. Et comme vous je n’ai aucune idée de la longévité des anecdotes de Jeanne, mais c’est vraiment, vraiment une aventure extraordinaire et certainement pas virtuelle..

  • Je m'appelle MiKeline

    En ces périodes de fêtes, de cadeaux, de dîners et de fastes, ma pensée du jour ira aux célibataires.

    J’entends par célibataires, ceux et celles qui vivent seuls, ne sont pas en couple, ceux qui sont veufs, divorcés ou sans conjoint.

    On aura tout dit du couple, la vie à deux, ses joies, ses désaccords, la routine …

    Mais je suis persuadée que le couple dans notre société bien des avantages.

    Même si les couples ne sont pas  invités pour  un réveillon, ils dînent ensemble et ils ne sont plus seuls. Le célibataire doit se plier à bien des contraintes, la première est que dans la plupart des cas, il n’a pas choisit son célibat.

    Fini le cliché du célibataire qui assume, le vit bien, le plateau télé, pas d’horaires à respecter,, personne ne l’attend, oui personne ne l’attend.

    Il est obligé d’assumer seul tous ces actes, son quotidien et en plus on ne peut pas dire qu’il ne contribue pas ( de manière souvent excessive) à sa part de participation au bon fonctionnement de notre état français ( le fisc le pompe beaucoup )

    Au passage, statistiquement il semblerait que la plupart des hommes quittent leurs conjointes seulement quand ils ont retrouvé l’âme sœur, l’idée de se retrouver seul reste une problématique sérieuse pour les messieurs. Les femmes quand elles ne peuvent plus. Partent..

    Mais pas de généralités !!!

    La célibataire  n’a pas souvent le choix de son logement, on trouve vite scandaleux qu’une personne seule réside dans plus de 100 mètres carrés.

    Il est rarement invité dans les dîners de couples, ou bien s’il est invité, il doit se taper les conversations concernant les activités des enfants, la scolarité …et il est tenu de s’y intéresser.

    Je crois que globalement le célibataire a plus de capacités d’adaptation que  certains couples.

    En vacances, le célibataire se rabat souvent sur les voyages organisés, c’est plus simple pour lui mais aussi plus pénible parfois, le collectif.

    Il est parfois la personne idéale pour s’occuper des enfants, « ils aiment bien aller chez toi » « tu es tellement une tata gâteau » ? Ca va un peu mais au bout d’un moment raz le bol d’être aussi une carte bancaire !

    J’ai autour de moi beaucoup de célibataires, j’apprécie beaucoup leur compagnie, j’adore cette relation de face à face, cette écoute qu’ils ont, ils ont entiers, eux même.

    Dans le groupe de copains auquel j’appartiens, il y a deux couples, j’aime prendre du temps avec chacun, de manière plus individuelle.

    Quand nous nous retrouvons, pour les autres sans nos conjoints, nous redevenons pour quelques heures, célibataires. Loin de nous l’idée d’en profiter pour tromper les femmes et maris mais nous avons une relation un peu plus différente qu’en couple, je le constate souvent.

     

     

    J’aime retrouver cet état pour quelques heures, mais je ne pourrais pas plus, j’ai besoin de partager le quotidien, avec Jérôme, le voir plusieurs fois dans la journée, quand il ne rentre pas le midi, ou bien tard le soir, je ressens comme un vide, un bout de moi, absent..

    En conclusion, je ne résiste pas à vous faire partager ce sketch qui me fait vraiment rire, même si c’est tout autant pathétique que douloureux !!

     http://www.youtube.com/watch?v=ZV-lQ7yY85A&feature=related

     

     
  • Ménie Grégoire

    Il m’arrivait enfant comme tout le monde de me réveiller, de ne pas avoir envie  de sortir du lit, d’avoir mal au ventre ou un peu de fièvre ou tout simplement pas envie d’aller à l’école.

    Ma mère m’accordait une ou deux journées de répit, et je descendais m’installer dans le lit de mes parents.

    J’adorais ça, j’avais des odeurs rassurantes, il faisait un peu froid dans les les gros draps blancs mais j’étais en sécurité.

    Ma mère m’apportait un petit déjeuner, j’entendais les bruits de la cuisine, bruits de casserole, de fourneau. Ma mère passait beaucoup temps à alimenter la cuisinière en bois et le poêle vétuste au fioul. Elle avait toujours une bouilloire pleine d’eau sur la cuisinière, nous n’avions pas d’eau chaude au robinet, elle s’organisait pour laver sa vaisselle, elle rêvait d’un confort, celui qu’elle avait connu à Paris quand elle y avait travaillé dans les années 50.Mais elle ne revendiquait rien, faisait les choses avec routine et perfection ;

    Il y avait quand même quelque chose d’extraordinaire, c’est qu’elle était toujours là, toujours présente à la maison, elle n’avait pas permis de conduire, elle partait un peu voir une voisine, ou traire les 4 ou 5 vaches que nous avions. Mais elle était toujours là, rassurante, très maternante, dès qu’elle partait, elle revenait.

    Alitée, j’écoute un vieux poste de radio qui est scellé sur la table de nuit. Il n’a jamais bougé comme beaucoup de choses chez mes parents, et il est fixé sur RTL et rien d’autre. Quiconque aurait osé changé de station se serrait vu condamné à des travaux forcés.

    Le midi j’écoute les Patrick Sabatier ou autre Fabrice qui divertissent la France entière avec des jeux populaires. Puis les infos et vers 14 heures, s’installe au micro : Ménie Grégoire.

    Et là je suis la fille la plus heureuse, j’adore ça. Des auditeurs, ou plutôt auditrices  qui exposent leurs histoires, leurs problèmes de couple, d’amants, de familles …bref du Delerue avant l’heure. Je ne capte pas tout mais je gobe comme je peux les témoignages, ça me plait.

    Ma mère aussi écoute Ménie Grégoire qui officie quotidiennement sur RTL, elle est parfois choquée, mais elle se rassasie des problèmes des autres, sans jamais parler de sa souffrance, de ses regrets..

    Je peux dire qu’aujourd’hui, je ne suis quasiment jamais malade, rien, jamais d’arrêt de travail, ni gastro, ni grippe, ni angine, rien une santé de fer la Jeanne.

    Par contre il m’arrive régulièrement de recevoir des appels de personnes que je connais plus ou moins , elles me téléphonent dans la journée, pour m’exposer des problèmes auxquels je trouve rarement une solution, je me contente d’écouter, de percuter un peu, parfois en me disant que j’ai des choses à faire, que l’heure du repas arrive…

    Je n’ai pas l’intention dans ces moments là de me transformer en Thérèse « SOS amitié. Il m’est impossible de couper court la conversation, je poursuis avec les mots qui sont les miens.

    En raccrochant, je me dis que je ne pourrais pas appeler quelqu’un pour exprimer aussi simplement une détresse ou une difficulté, j’aurais peur de déranger et j’aurais ma fierté aussi sans doute.

    Il est une chose certaine aussi c’est que je ne pourrais pas appeler telle ou telle radio pour témoigner d’un sujet intime ou insolite.

    Les seules fois où j’ai du garder la chambre, les séjours en maternité, j’ai toujours pris soin d’installer une radio près de mon lit, j’étais rassurée d’entendre des voix à n’importe qu’elle heure du jour et de la nuit, une seule personne me manquait … ma mère .

  • Un courrier pas ordinaire

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    En allant chercher Rose à l’école, je m’arrête devant le portail près de la boite aux lettres. A l’intérieur, une grosse pile de journaux, publicités de toute sorte, je fais un rapide tri et j’aperçois une lettre format A4 à mon nom avec une entête de l’Assemblée Nationale.

    Mon sang n’a fait qu’un tour, qu’est ce qu’ils me veulent ??

    J’imaginais mon frère, lui qui a une phobie du courrier, il serait déjà en réanimation.

    Passent dans ma tête tous types de scenarii :

    -         Jérôme a une fois de plus été flashé et la contravention ne passe plus par le Trésor Public mais directement par le ministre délégué à la sécurité.

    -         Je suis invitée à un cocktail à l’assemblée, oh je suis flattée, qu’est ce que je vais pouvoir me mettre ?

    -         C’est un peu le zouc sur les bancs de l’hémicycle et ils me font appel pour remettre un peu d’ordre

    -         Je dois monter au perchoir pour une intervention de mon choix

    -         J’ai dit quelque chose qu’il ne  fallait pas …

    -         J’ai fait quelque chose qu’il  ne fallait pas  ??

     

     

    Je suis en sueur, je tremble, j’ouvre la lettre avec un stress grandissant et j’aperçois un petit journal, celui de notre Député fraîchement élu qui expose son action depuis juin.

    Ouf quel soulagement !!

    En tout cas si ce dépliant avait été glissé parmi les publicités, je pense qu’il serait peut être passé à la trappe.

    Comme quoi, l’emballage ça compte, le député qui m’écrit, à moi, mon nom sur l’enveloppe, tout à coup je deviens importante et au final des centaines de citoyens auront à disposition ce document

    Il a bien compris que la communication passe par-là. Ça jette.

    Bien sûr, j’ai lu le document et j’atteste que son action est efficace, que c’est un homme de terrain, ah je ne suis pas très objective, je souhaite à cet ami que sa route soit longue et fructueuse

    Le lendemain, une lettre colis en provenance de l’Australie pour Rose. Hum ! comme elle va être contente, c’est Sarah qui lui expédie un petit trésor du pays des kangourous..

  • La belle Carla

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    Depuis quelques semaines, je me faisais du souci pour lui, se retrouver seul, célibataire, mener un combat qui est le sien, délivrer des otages, soutenir la cause des malheureux et des opprimés sans avoir à ses côtés une jolie femme, intelligente et raffinée, n’est pas chose facile.

    Et qu’est ce que j’apprends ce matin dans les journaux, il aurait été vu et photographié en compagnie de la belle Carla.

    Attention chère lecteurs, j’ai parfois parlé de Carla dans mon blog, une amie que je vois souvent, ne vous imaginez que j’ai des people dans mon entourage, ce n’est pas la même, non il s »agit de l’ex top model et chanteuse ( euh enfin on dit…quelqu’un l’a dit, c’est pas moi..)Carla Bruni .

    Ah! notre Président aura en fin trouvé chaussure à son pied, enfin il va peut être  falloir qu’il refasse encore ses talonnettes parce qu’elle est grande la belle.

    Bon, moi je dis chapeau …elle est riche, pas issue directement des banlieues mais italienne, sa famille est cultivée, comme elle, elle est sublime, brune, elle ressemble à Cécilia, enfin moi je trouve, elle plait aux bobos, et ça  va changer des has been du soir de la victoire (Les Mireille Mathieu, Enrico, Clavier, Salvador et j’en passe.. )

    Oui  elle  est parfaite !!

    Vous auriez imaginé Nicolas avec Jeanne Manson, non trop blonde, trop show biz ringard..

    Vous l’auriez imaginé avec Mimi Mathy, pour la taille se serait parfait mais elle est prise, tout va bien entre elle et le charcutier mayennais  .

    Alors qui pourrait trouver grâce aux yeux de Nicolas, vraiment je ne voyais personne d’autre et il a bien fait les choses. Il a « convoqué « la presse au pays de Mickey, c’est mignon, c’est populiste  populaire, c’est gentil. C’est plus correct que dans une boite libertine ou à Rungis ou dans un club échangiste.

    Bon elle a quand même un petit défaut la top Model,  c’est une mangeuse d’homme, elle a déjà piqué le gendre de BHL à sa fille, Justine Lévy, elle s’est vengée, elle l’a dit à tout le monde dans un roman. (Raphaël mais c’est pas le même que le chanteur plaintif, si on l’écoute un jour de pluie et de détresse, on se flingue …)et puis elle a eu une liaison avec Mick Jagger, Bertignac, Vincent Perez, Eric Clapton, un ancien ministre socialiste, la liste est longue on dirait.

    Dans le genre mangeuse d’homme, je vous raconterais comment mon ami Paul a failli finir sa soirée avec Claire Keim, l’actrice de Zodiaque qui a piqué le footballeur d’Elsa, la nièce de Marlène  Jobert, vous suivez ??

    Bon en attendant, j’envisage de passer en famille quelques jours à Paris et je vais de ce pas réserver au camping de l’Hôtel Marigny, il paraît que la tente bédouine est très prisée et confortable, c’est mieux que les tentes Quescha des enfants de Don Quichotte..

    Tiens j’y pense, St Augustin Legrand, le porte-parole il est avec qui ? Emmanuelle Béart, Josiane Bolasko, si quelqu’un sait, si quelqu’un vous a dit que….

     
  • Soirée d'Enfer

    Il y a plusieurs mois que j’ai pris mon billet, je me dirige avec Juliette dans la Salle polyvalente étouffée parmi 4500 spectateurs venus revoir l’artiste absent de la scène depuis quelques années.

    Nous restons debout, attendant sagement qu’Il fasse son entrée sur scène, le décor est beau, une place de village et ses commerces, un café …

    C’est un événement pour nous car l’artiste fait son retour dans cette salle, c’est la première de sa tournée, j’ai le cœur qui bat, lui aussi sans doute, il doit être mort de trac.

    Une cure de désintoxication l’aurait conduit chez nous, dans un petit village, bien à l’abri des curieux, un petit clin d’œil peut être ?

    Je regarde autour de moi, le public, des ados, des couples, des quadra et bien sur des fans portant le bandana rouge et le cuir noir. C’est émouvant de les voir piétiner, ils l’ont attendu leur chanteur..

    Il fait son entrée sur scène, bredouille, chante en parlant, on comprend à peine le texte, sa voix est frêle, incertaine, il ne chante pas juste..

    Le public est exalté, l’accompagne, l’encourage, le porte.

    Au bout d’une demi-heure, il parvient à chanter les titres de son album, il rend hommage à son ex femme présente dans la sale, sa Lolita qui est devant lui.

    Les titres s’enchaînent, j’attends la «  ballade Nord Irlandaise  «  , j’adore.

    Autour de moi les fans chantent, crient, réclament Hexagone !!

    Je ne l’ai jamais vu sur scène auparavant, je l’ai découvert avec mon ami Léo et Chloé qui l’écoutait aussi. Il incarne pour moi une époque, je crois qu’on aime ou on déteste, il est critiqué pour ses propos certes un peu démago mais je suis restée une inconditionnelle, je l’aime, je suis touchée par sa vulnérabilité, sa force …

    Cette soirée a marqué les esprits de tous ceux qui étaient dans la salle, j’en ai souvent reparlé avec d’autres lavallois très émus d’avoir partagé ce retour avec lui.

    Quelques temps plus tard, on visionnant le DVD de la tournée, je vois le premier spectacle, à la salle Po, je suis émue, heureuse de le voir s’installer sur cette scène que je connais bien ;

    Je le voit aussi dans les coulisses, ces coulisses que nous arpentons tous les ans, je suis fière de marcher sur les pas d’un homme qui me fait vibrer par ses mélodies.

    La plus belle reste pour moi « mistral gagnant « , j’ai vécu cette soirée d’enfer comme un pur moment de bonheur ,je suis retournée le voir cette année , comme une copine fidèle qui revient faire un salut à un vieil ami ..

  • Le virage du cimetière

    Nous roulons avec mon père dans l’ami 8 en direction de Cherbourg, le virage du cimetière me donne mal au cœur, je ne dis rien, ça va passer..

    Nous allons voir ma mère qui est dans une clinique depuis plusieurs jours.

    Ma grand-mère vient tous les jours chez nous pour s’occuper de la maison, mon père n’a pas voulu se séparer de nous pendant l’hospitalisation.

    La clinique est vétuste, ça sent mauvais, des odeurs d’éther, de produits d’entretien ; je déteste cet endroit. Dans la chambre, je retrouve ma mère qui marche un peu, elle est en robe de chambre, c’est ma grand-mère qui lui a cousu, je l’ai toujours vue dedans.

    Ma mère ne se plaint pas, elle ne semble pas souffrir, elle patiente, attend le retour à la maison. Elle vient de subir une ablation du sein, elle a avec elle deux compagnes de chambre, dont une vieille dame hargneuse avec qui elle se lie d’amitié. Elle est énorme cette dame et sa présence me gène, pourtant cette compagnie rassure ma mère.

    Nous ne restons pas longtemps, le dernier jour je me souviens que nous avions pleuré au retour à la maison. Ma mère souffrait en silence, ne trouvait aucun réconfort, aucun appui du corps médical 

    Cela se passe dans les années 70, à cette époque, aucune prise en charge psychologique, pas de suivi. Je n’ai jamais rien exprimé  de cette épreuve que nous avons vécue, solidaires les uns des autres.

    Ma mère a vaincu contrairement aux deux femmes qui n’ont pas survécu du même cancer.

    Les années qui ont suivi furent difficiles, radiothérapie, dépression…

    A 40 ans ma mère a changé de vie, elle est devenue fragile, anxieuse, vulnérable.

    Je sais que j’ai grandit avec cela, j’avais 12 ans au début, j’ai fait du chemin depuis, je me sens plus forte pour affronter les choses, accorde de l’importance à ce qui en vaut la peine …

    Je me souviens toujours du virage de cimetière, celui que j’ai repris plus tard à pied des centaines de fois pour aller au lycée

  • Pourquoi militer ?

    Ce jour là, je rejoins un groupe de militants qui autour du candidat se sont regroupés dans un quartier populaire de notre ville. L’opération consiste à aller à la rencontre des habitants en vue de  connaître leurs attentes pour l’avenir et surtout convaincre des bénéfices que nous tirerions d’un changement prochain de municipalité. Je récupère un badge spécialement conçu pour les élections municipales, il est assez joli, sobre et discret, je l’accroche à mon manteau et avec les sympathisants je vais à la rencontre des, ou du rare habitant qui a osé mettre le nez dehors. Il fait un froid de canard, je n’amuse pas le service, je papote un peu, comme toujours partout ou je passe …La nuit tombe déjà, je reçois un appel de Paul et je me rentre au chaud à la maison. Je viens de faire une demi-heure de militantisme …

     

     

    Deux jours plus tard, je me rends sur mon lieu de travail, un peu à la bourre, je ne supporte pas l’idée d’arriver en retard. Je suis en évaluation, enfin, j’évalue mon groupe des stagiaires individuellement, un peu comme le jury de la Nouvelle Star.Je me suit habillée un peu mieux que d’ordinaire, je porte un ensemble pantacourt et veste, un pull col roulé noir, mes sublimes bottes que j’adore et le collier africain que j’avais acheté à un marché de Noël quand nous avions fêté par surprise les 40 ans de Lorenzo.Maquillage de circonstance, bref mon costume de pro, je suis bien. Je récupère les sujets quand tout à coup, horreur le bouton de mon pantalon lâche, tombe avec arrogance au sol. Au secours !!

    Il est 8h30 pas question de passer la journée comme çà. Je réfléchis : habituellement, j’ai mon sac à main dans lequel j’ai toujours un kit de secours de couture, comme Poule Rousse au cas ou je serais attaquée par un renard ou un Père Noël pervers !

    Dans la précipitation, j’ai lassé mon sac à la maison, je n’ai pas d’épingle à nourrice.

    J’aperçois mon manteau au dos d’une chaise, je n’ai pas retiré mon badge et je ne dois en aucun cas afficher ma couleur politique sur mon lieu de travail..

    Ça ne fait qu’un tour dans ma tête et voilà, vous avez deviné, j’accroche le badge de soutien à notre candidat à mon pantacourt et le tour est joué, je ne perdrais ni la face, ni mon pantalon !!!

     

     

    Alors je vous le dis «  ça sert de militer dans toutes les circonstances « 

  • Tourbillon

    Avec Rose, je suis allée chercher un sapin, c’est de saison dirions-nous. J’avais décidé d’acheter un Nordmann , c’est ce que j’ai fait. Rose était pressée de voir tous les animaux à la jardinerie, elle me dit « maman, on pourrait acheter un Perroquet ! »

    Ça me fait rire, comme si on n'avait pas assez de bestioles dans notre ménagerie, entre les chats, les lapins, les cochons d’indes, les hamsters …j’adore cette spontanéité. Nous rentrons toutes les deux dans l’espace réservé aux décorations, elle aperçoit  un père Noël, un automate plus haut que moi, bien moche, limite perverse, elle a la trouille, je lui explique que c’est une machine, rien n’y fait, elle veut sortir de là ; Nous choisissons notre sapin et la vendeuse le ligote dans un sac et en voiture !!!

     

    Hier je suis allée faire quelques achats dans une grande surface.

    En sortant du parking, un homme traverse devant moi, je le laisse passer, il me regarde, se met à m’insulter pendant que j’attends bien sagement au volant …j’ai le cœur qui se met à battre à toute vitesse, je sais que je ne peux rien faire, je redémarre et pars dans mes pensées. Pourquoi cette agressivité si brutale, gratuite, qu’est ce qui pousse un homme à violenter une femme sans raison…je roule sans réponse..

    Je continue mes achats, je rapporte un vêtement à échanger dans un magasin, à la caisse, j’attend les formalités, j’observe les clients.

    Un homme assez âgé, un peu roux passe en caisse, il vient d’acheter onze petites culottes et strings d’adolescentes blancs. Il a le droit bien sûr, ce n’est pas un délit, je ne vais pas lui faire la leçon, il tremble, je le fixe du regard, il est mal à l’aise mais fait semblant de blaguer avec la caissière ;

    Je suis aussi mal à l’aise, je me dis que cet homme est sûrement fétichiste, mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux enfants, d’habitude, cette situation me ferait un peu rire, ça tourne encore dans ma tête.

    Maggie passe prendre un café, elle attend Salomé qui rentre de San Fransisco le lendemain, elle est ennuyée de travailler les jours ou sa fille sera là, je la comprends, elle aimerait profiter d’elle avant qu’elle ne reparte faire une saison en montagne.

     

    Pour me divertir un peu, j’allume la télévision en soirée : le feuilleton Kadhafi continue, c’est trop, trop d’hypocrisie, cet homme sûr de lui, une tête de malfrat has been et l’honneur de la République.Je suis révoltée, j’ai honte, tant de mensonges.j’ai encore plus de regrets.

     

    On est mardi, je pars chanter, retrouve ceux qui m’entourent, mes amis Léandre, Elisabeth, Clotilde, Paul, Thierry, Pierre Alain, Eléonore, Théodore.plein de visages heureux, rassurants, je suis bien, je chante sans penser …ma tête retrouve la paix …

     

    Je revois ce père Noël de la jardinerie, je ne peux m’empêcher de repenser à l’homme aux petites culottes, je ne parle à personne de tout ça, ça ne se raconte pas …

    Noël, fête de la Nativité ou le fils de Dieu est venu. Dieu je veux bien y croire encore, mais l’Homme, je crois que c’est fini.

  • Tatas, nounous et compagnie...

    Beaucoup de parents, un jour se trouvent confrontés à une étape essentielle et incontournable, faire garder leur bébé :

    Ils ont parfois le choix entre l’accueil collectif (crèche) ou bien individuel. Dans le cas dernier, ils ont souvent recours à une personne qui exerce à son domicile, ils vont alors l’appeler, la nounou, ou bien Tata..

    En vérité cette personne est assistante maternelle, elle reçoit une formation et depuis cette année sa formation est passée à 120 heures avant d’exercer ,avec une évaluation individuelle.

    Pour former ces personnes, il fallait trouver  quelqu’un ayant bien sûr une expérience dans le domaine de la petite enfance, à l’aise dans la formation adulte et bien sur dotée d’un baratin contrôlé mais assez subtil.

    Alors  j’ai répondu présente, j’avais, je crois ces qualités requises et me voilà devenue la « Super Nanny «  des nounous.

    Dans un premier temps, je leur conseille de se valoriser, d’être professionnelles.

    Fini le cliché de la nounou un peu ronde, pas toujours futée,qui s’habille chez Décathlon, qui est gentille, qui s’occupe bien des enfants (en même temps qu’est ce qu’elle pourrait bien faire d’autre )et puis elle est chez elle et puis ça lui fait de l’argent de poche, et elle dépanne ………j’en passe.

    « Mesdames, bannissez définitivement les mots Nounou et Tata, respectez les parents, faites vous respecter, travaillez votre cohésion éducative. Posez des limites, expliquez pourquoi, respectez l’enfant, ses émotions, ses capacités, son affectif.. »

     

     

    Vous serez sans doute surprise de connaître le parcours des futures assistantes maternelles que je forme. J’ai tous les  niveaux, de la maîtrise, licence, DEUG, Bac, niveau 3 eme et parfois moins, pour les femmes d’origines étrangères qui sont en difficulté avec le Français.

    Et tout ce cocktail se retrouve pour une quinzaine de jours en formation par groupe de quinze, et c’est extraordinaire : ça marche !!!!

    Des liens se créent, des éléments moteurs tirent les plus réservées, au final plein d’échanges se font avec au milieu de ça ,Jeanne qui transmet avec passion ses expériences, avec humour les emmène dans des petites histoires succulentes. Elles écoutent, avalent mes mots, je ne manque pas parfois un peu de mise en scène, c’est encore mieux pour tenir le public. …

    Je les aime, je rencontre des femmes dotées d’un bon sens, d’une envie de faire » bien », découvrant les bases de ce qu’on appelle la pédagogie.

    J’ai gagné aussi de par mon histoire, cette capacité à intégrer différents mondes, la ruralité entre autre, sans juger, avec disponibilité et tolérance.

    Je n’idéalise pas tout pour autant, je sais que certaines d’entre elles n’ont pas l’énergie et la compétence pour exercer mais ce n’est pas de mon ressort …

    Je voudrais juste par cette note, changer le regard de ceux qui les appréhendent, et rendre hommage à toutes celles que j’ai croisé …