31.01.2009
L'art de la diction
La diction est un art complexe, bien prononcer les mots de la langue française, pour être bien compris, et que le texte prenne tout son sens
Les tirades au théâtre doivent être claires, la voix posée, pareillement les comiques dans leurs sketches doivent user de rigueur afin de ne pas avaler les fins de phrases
Idem pour la chanson, certaines paroles doivent être dites avec une redoutable précision, afin de préserver la rythmique
La plus dure à mon sens, fut celle ci :
Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée m'enlève et me dépose
Un merveilleux été, sur la grève
Où je vois, tendant les bras,
L'amour qui, comme un fou, court au devant de moi
Et je me pends au cou de mon rêve
« Emmenez-moi « d’Aznavour, très très fort dans ce domaine
Et si le grand Charles nous en fait baver, enfin pouvez être pas vous, sachez que le regretté Cloclo, aussi parlait vite, mais avait des textes pas si faciles que ça à dire
Attention je ne compare pas pour autant les deux
« Ça se chante et ça se danse
Et ça revient, ça se retient
Comme une chanson populaire »
Ca paraît facile mais ça ne l’est pas tant que ça
La preuve en image, que l’on soit fan, sosie ou autre, la diction est tout un art à cultiver..
14:14 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
30.01.2009
Les enfants chanteurs des seventies

Il fut un temps, dans ces années là, celle de mon enfance, où il était fréquent de découvrir des enfants chanteurs.
C’est Marc dans son billet, » je suis les poppies « , qui m’a rappelé ces souvenirs là
D’abord, les Poppies, un groupe de jeunes enfants et adolescents, pacifiques mais pas rebelles, qui chantaient en chœur, cheveux mi-longs et pat d’eph « non, non rien a changé , héhé … «
Ils attendrissaient les familles, étaient en quelques sorte les fils rêves des français post soixante huit, textes parfaitement d’actualité dans cette idéologie semi-laïque
Que sont ils devenus, ont ils retrouvé leur Isabelle ?
Et il avait Roméo, un gosse un peu grassouillet, très bien habillé, bienvenu chez Guy Lux ou chez Drucker. Ma grand-mère le regardait avec émotion, il venait percuter son cœur de pierre avec mystère.
Sa chanson maman était particulièrement protectrice, l’époque où les mères trouvaient en leur fils compassion et réconfort, la chanson est brève, la voix est juste, et le micro assez imposant (vous n’êtes obligés d’aller jusqu’au bout )
Dans le même style, il y avait Noam, chanteur très connu pour avoir chanté le générique de Goldorak, célèbre dessin animé des années 75
Noam, invitait sa mère à une boom au lycée ( oui, sa mère ! ) Et lui promettait ce soir là, de la faire danser à treize ans on est un homme mais on va au collège pas encore au lycée !
Regardez le public en liesse,( cela me fait dire qu’à l’époque le public des plateaux télé savait se tenir , aujourd’hui ils lèvent les bras en l’air comme des hystériques pour moins que ça )
L’enfant touchait le cœur de sa mère certainement veuve, on avait l’art de faire pleurer dans les chaumières …
Désolée mais j’adore l’intro de cette chanson, ah ben j’ai le droit !
Et les filles ?
A part la petite Frédérique du « téléphone pleure « de Cloclo, je n’ai pas souvenirs qu’elles officiaient à l’écran
Il faudra attendre les années 90 pour voir les Lolita sévir, Alizée, Lorie et compagnie, ce qui m’a valu des exquis moments d’observation de ce phénomène éphémère, passant par le transfert des pauvres mères tout juste sorties de l’adolescence, courrant acheter fan club à leurs progénitures et affubler leur chambre de ces horribles posters..
J’ai résisté et j’en suis fière !!!
En réalité j’aurais adoré ça enfant, chanter avec d’autres, des chansons qui disent que la guerre c’est pas bien
J’aurais adoré ça.mais je n’aurais pas pu, j’étais trop complexée.
Et puis mes parents n’étaient pas vraiment dans le show biz..
Ils ne le sont toujours pas d’ailleurs ..
Tandis que moi ....
06:17 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
29.01.2009
De peur d'être prise pour une imbécile

Un ami me dit qu’il allait partir, prochainement, pour l’arrivée du vent des globes
-« chouette !« je lui réponds
Je ne sais pas du tout où est l’arrivée, les sports de voile et moi..
Je n’ai rien dit, de peur de passer pour une imbécile
Gwen, m’écrit qu’elle a fait une affaire, elle a acheté un 501 pour une trentaine d’euros
« C’est quoi un 501 ?"«
J’assume le fait de passer pour une ignorante, dans ce domaine une imbécile
« Ben ,un Lewis ! « rétorque la Berrichonne.
Je renonce à mon blog de mode …
Par curiosité, je m’inscris sur fessebouc, pas pour me faire des amis, j’en ai assez comme ça, toujours dans l’espoir de retrouver quelqu’un
Je crée un profil, mon nom, prénom, c’est tout
Je reçois un mail, « Jean Marc voudrait vous ajouter. gna gna … «
Ah oui, bon, ça me gène pas, imposible de retrouver mes identifiant,
Le problème c’est que je vois l’homme en question toutes les semaines, et il va se dire, qu’elle bêcheuse celle là
Je n’ai rien dit, de peur de passer pour une imbécile.
Ellen regarde tous les soirs un feuilleton marseillais .
Elle n’en parle pas au lycée, jusqu’au jour ou elle découvre que sa meilleure amie regarde aussi
Mais elles n’assument pas, en seconde option théâtre pas question de regarder ce truc là .
Alors les deux ados se sont inventé un titre imaginaire, sur une chaîne pseudo allemande que l'on peut capter si on a vraiment beaucoup de bol
Peur de passer pour deux imbéciles …
Risette de très bonne heure fait la tournée des bars blogs
Elle rend visite à ses cousins fraîchement installés à Tombouctou et aperçoit le lien de ce blog .
Je reçois un message, complètement paniquée :
« Jeanne, tu sais pas ce qui m’arrive, tu connais mes cousins, ne leur dis pas que c’est moi, tu comprends avec ma mère, je suis déshéritée, tais-toi, n’y va plus, zut, j’ai chaud, faut que je ferme mon blog pas maintenant, me… e, je suis démasquée, au secours !«
Risette, rien de grave, retournes chez tes cousins, je ne les connais pas, d’ailleurs le lien a disparu, c’était juste la liste des derniers blogs mis à jours
Soupir, soulagement..
J’ai ri, elle est drôle ma Risette !
Tous les jours, on choisit,
se tromper, assumer, passer, détourner, faire semblant, ne pas savoir, ignorer, le taire, le dire …
Y’en a .. ils savent : tout.
Ils ont de la chance, bon parfois ils ont quand même tendance à nous prendre pour des imbéciles..
PS : j'espère que Jean Pierre ne m'en voudra pas d'avoir publié sa photo
06:19 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
28.01.2009
Ninette

Après son veuvage, tante Julienne cohabita avec Marcel lui-même veuf
Elle avait neuf enfants, et lui en avait sept, ils installèrent leur colonie dans le pavillon agrandi, où ils vivaient à dix huit, le plus jeune avait trois ans.
Tous les ans, il y avait une communion, puis très tôt, les filles se marièrent avant même leur majorité ( on les comprend )
C’était une journée type, toujours les mêmes rituels, ennuyeux
Après l’après midi dansant , nous passions à table.
Nous n’avions pas le droit d’en sortir avant le dessert, imaginez les heures que j’ai passé devant mon assiette à observer les autres courir autour de nous, mais je n’ai raté, car j’ai observé les adultes aussi.
Cela faisait la fierté de mon père de nous voir rester à table.
Après les jeux à la con, vulgaires et dégradants, c’était le moment de pousser la chansonnette.
Souvent c’était mon grand-père qui ouvrait le bal
Il tentait de chanter, un peu gêné par son manque de souffle, son surpoids, toujours la même chanson, on ne comprenait rien, il avait des fréquences vocales irrégulières, parfois il n’y avait plus le son, il s’arrêtait, toussait 30 secondes, et repartait, ma grand-mère lui tapait dans le dos et prenait un air paniqué
La chanson était un peu grivoise..
Puis les tantes chantaient en cœur, faux, souvent le traditionnel « Rossignooooooooools de mes amours «
Elles dégueulaient les fins de phrases, c’était pas très heureux, mais tout le monde reprenait avec elles, enfin les femmes et mon oncle commerçant
La cousine Lucienne, avait son titre phare, « la marmite « de Dario Moreno
« on ne sait où il habiiiiiiiiiiiiiiiiite, on l’appelle la marmiiiiiiiiiiiiiiiiiite..
C’était d’un comique
Puis les jeunes qui faisaient déjà vieux chantaient des chansons paillardes, des trucs commencés mais pas finis
« ils ont des chaperons, vive la Bretagne. »
Chacun y allait de son couplet, tout en finesse, comme ça parler de caca et de fesses, les gamins rigolaient et les femmes gloussaient en prenant un air offusqué
Il y avait aussi la séquence histoires cochonne, et la traditionnelle jarretière de la mariée
Mon dieu …
Et puis dans ce brouhaha, cette fumée, ces odeurs de gras et de transpiration, on entendait de temps autre
« Ninette ! «
C’était La chanson de tonton Félicien, son tube, personne ne savait d’où il tenait ça.
C’était une chanson à cascade, il décrivait le physique d’une pauvre fille, du genre « un pied mariton Madeleine. ; «
Il avait un don inouï pour chanter ça, se faisait supplier pendant une heure, puis alors que les convives s’épuisaient, il se levait d’un bond et entamait sa ritournelle
Les gens étaient morts de rires, se mouchaient dans leur serviette, il gardait son sérieux, le texte était en patois agrémenté à sa sauce, ne cherchez pas à trouver les paroles, c’est inchantable.
Il finissait par une triomphale Ninette, se rasseyait en silence, c’était ça aussi qui annonçait que la fête était finie, qu’en quelque sorte, tout était accompli
Enfin presque, vers deux heures du matin, sans qu’on lui ait rien demandé mon père racontait une blague, puis tirait sa révérence, d’un geste de la main, et mettait alors en route le moteur de son ami 8
Nous nous sommes souvent remémoré ces soirées là, avec mes parents, Flo et Louis, on piquait des fous rires terribles, un fois devenus adultes
Mon père avait souvent idolâtré sa famille, avec nous il avait appris le sens de la dérision, on passait en revue tous les personnages
Le pauvre Gabriel n’ayant pas vécu tout ça, avait du mal à rentrer dans nos délires, quoique, il imaginait bien, connaissait les cousins de Rauville et de Sottevast .
Pour les 40 ans de mariage de mes parents, nous leur avons organisé un banquet, Félicien était de la fête, et rien que pour nous, en fin de soirée, après bien des supplications, il nous chanta..
… Ninette ….
Toujours le même succès..
06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
27.01.2009
Mon boy

Devant l’écran noir et blanc à l’image qui vacille, Madame Bion annonce la nouvelle
« Madame, vous allez avoir un petit garçon «
Trois larmes coulent sur ma joue, un fils , je vais avoir un fils, j’avais déjà une fille, un bonheur, des heureux, faut que je le dise..
Dès le premier jour son regard envahissait mon cœur, j’aurais pleuré rien qu’en le voyant, il était d’une beauté inouïe, fragile et costaud
Dans sa première année, il était très émotif, pleurait dès qu’il ne me voyait plus, je pouvais difficilement le confier à d’autres. J’entendais des tas de choses « lâches le « on voyait déjà chez lui un marginal, marchant à dix huit mois, très très calme, là où je le posais il restait, triturant des objets, observant autour de lui
Il a grandi mon boy, il est pénible parfois, un vrai boulet, pas toujours téméraire, un peu, beaucoup, douillet, parfois rebelle.
Il a grandi avec l’écran, calamité, Zelda et Link ses héros, je m’intéresse à ce qu’il fait, je ne veux pas qu’il s’isole.
Le soir il se glisse dans son lit avec son compagnon plaintif Mimie la vedette, son chat ronronne en le regardant avec compassion
« ma’heinnnnnnnnn «
Mark est tendre, il veut des bisous, des câlins.
Il apporte à sa petite Rose une complicité insoupçonnée, elle l’attend, le chéri.
Bientôt la voix de mon boy va changer, bientôt du duvet va pousser, bientôt quand il ôtera ses baskets la pièce sera irrespirable, bientôt il s’habillera avec les vêtements du fils de Véronique .
Je ne suis pas prête
Je ne suis pas prête à le voir devenir ado
Il m’aidera
Trouvera t’il encore l’envie de passer ses deux bras autour de ma taille
Quand il rentre du collège le sourire jusqu’au oreilles, je suis toute folle, comme si je ne l’avais pas vu depuis six mois, cinq minutes de retard, je suis affolée
Mon boy a grandi, mon boy est encore un petit homme
Mon cœur d’artichaut, restes encore un peu petit, ne vas pas trop vite, doucement..
Je ne suis pas tout à fait prête …
06:32 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
26.01.2009
La huche à pain

Entre un meuble en formica et le réfrigérateur, dans la cuisine familiale, trônait la huche à pain .
Une huche à pain métallique de marque Rossignol
A cette époque tout le monde possédait une armoire à pharmacie Rossignol, fabrication mayennaise, et une poubelle du même nom .
On avait collé un autocollant sur la huche à pain, son couvercle était en plastique .
Le boulanger passait presque tous les jours, en camionnette, parfois le pain était trop cuit, ou encore plein de farine .
Ma mère achetait des pains de deux livres, et des pains de trois livres, rarement de baguettes parce que ce n’était pas économique .
Mon père mange beaucoup de pain, avec tout, même avec la quiche ou la pizza, il ne peut pas s’en passer .
Nous gardions le pain au sec dans la huche, parfois à cause de l’humidité le pain était mou, plié en deux, ma mère râlait, elle pensait que c’était la faute du boulanger .
Il restait parfois un croûton, je devais aller le chercher au fond de la huche à pain, mon bras était trop court, alors je penchais la huche pour le saisir .
Avec les restes de pains rassis, ma mère faisait de la farce pour le poulet du dimanche
Elle vidait son poulet, puis elle retirait délicatement les abas, elle les mixait dans un moulin spécial, avec des oignons, et du pain humide
J’aimais bien la regarder faire ça, après les séries télévisées le samedi après midi .
Miquette et Tarzan attendaient auprès d’elle pour avoir des bouts de gras, ils connaissaient ce rituel par cœur .
Le vieux pain dur allait aux poules, parfois, aux cochons
Ma mère disait toujours qu’on ne jetait jamais un morceau de pain
J’ai gardé cette habitude, les croûtons rassis sont mangés par les lapins ou les chinchillas, je ne jette jamais un bout de pain .
Une huche à pain en bois à remplacé la huche Rossignol
Elle est à côté de la cuisinière
Quand mes parents coupent un peu trop de pain, ils déposent les tartines dans une corbeille, posent un couvercle en plastique dessus et hop dans le micro onde !
Il ne sert qu’à ça …
06:01 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
24.01.2009
Retour inespéré

Depuis tant de mois d’attente, j’ai espéré..
Espéré, tant et tant de fois, des faux espoirs, des peut être..
Négociations, tractations, soupçons, et moi je languissais.
Torturée à l’idée que c’était la fin, tant d’années à en rêver, tant d’années à y croire, tant d’espoirs avortés..
Et puis hier, la nouvelle est tombée, totalement inespéré, comme un couperet.
Dans la journée, il y a eu confirmation, toute la presse en a parlé
Tant de liesse dans mon cœur, tant de joie à partager …
C’est sur, il est de retour, en tournage bien à l’abri des yeux de tous
Il faudra encore attendre, mais 8 mois, je le ferai, j’ai tant attendu.
Vous n’êtes pas sans l’ignorer, Georges a enfin accepté de revenir aux Urgences pour des épisodes de la dernière saison … il va revêtir sa tunique bleue, passer la blouse blanche, accrocher à son cou son stéthoscope avec une sensualité absolument indescriptible
Le beau Doug va revenir à Chicago, et les jumelles elles ont quel âge, Carol sera t’elle à ses côtés ?
Inouï, même Lily me disait que c’était inutile d’y croire, et bien, croyez-moi, l’espoir est le plus moteur de la vie.
Un doute subsiste cependant, un part d’ombre au tableau, et si c’était un sosie, le chauffeur de bus, son sosie, il paraît qu’il y en a qui font ça, sosie de nageuse, je pourrais pas..
Non, ce sera le vrai, et c’est Cahuette qui a de la chance, diffusion aux states en Avril..
Pff, elle va peut être même pas regarder …
Un retour et un départ, Rachida, malgré tous ses efforts est éjectée comme une chaussette orpheline, elle devra s’efforcer de garder le sourire, monde cruel, jungle du pouvoir .
Je ne sais pas si j’attendrai son retour avec autant d’espoir …
Edit du 25 janvier
C'est confirmé , "Selon le magazine américain TV Guide, Julianna Margulies et George Clooney sont cette semaine sur le plateau de tournage d'Urgences, qui pour l'occasion a été transformé en véritable forteresse, afin de mettre en boîte ce qui s'annonce comme un des plus grands événements série de l'année !"
Une nouvelle n'arrive jamais seule , donc Carol Hattaway va rejoindre le beau Doug pour l'Ultime et dernière saison
Promis , je vais vous laisser en paix , je n'en parle plus .. C'est l'état de grâce .
10:03 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
23.01.2009
Jeanne's fashion diary
Amis lecteurs de France et des nations amies, belges, roumaines, américaines( oui je suis lue aux States ), britanniques et d’ailleurs, une page se tourne.
Après 18 mois d’anecdotes de lapins géants, de jardins, de taupières, de chinchillas et tout le reste, il est enfin temps pour moi, de larguer les amarres..
Je pense avoir fait largement le tour de mon passé, ma thérapie sur myself a bien fonctionné, le temps est venu pour Jeanne de monter une partie cachée of my life
Le temps est venu de vous livrer mes coups de cœur, mes petites folies, mes trucs insolites, à partir d’aujourd’hui, vous allez voir ici même my fashion’s life, mon dressing à moi.
Quoi, tu ouvres un blog de mode Jeanne, tu n’as pas peur de perdre une partie de tes lecteurs ? Tu crois que ça va intéresser Jean Pierre, Didou qui se jette sur ton billet quotidien encore en pyjama aux aurores, Gordon qui passe en revue la presse seulement après avoir pris soin d’aller chez Jeanne ?
Tu ne crois pas qu’ils vont décrocher, eux et les autres, les femmes aussi, non, réfléchis ?
penses à ta famille
Je ne pense pas, j’ai tout de même un goût pour l’insolite, je sais acquérir la tunique unique, pantalon branché, vintage, costumisé, les bons plans cheap et chics, les dernières tendances, les astuces de maquillage …
Je vous montrerai même mes folies, les trucs chers que j’ai adoré mais que je n’ai porté qu’une demi-journée, parce que ça n’allait pas avec le reste..
Quand je pense que Lorenzo a eu l’audace de commenter mon billet « privilégiée « en disant que Jeanne s’habillait d’un rien , je ne suis pas prête de l’oublier .
Vous allez kieffer le Jeanne ‘s fashion diary
Arrêtes Jeanne, tu ne sors pas beaucoup, et c’est pas avec les boutiques de la rue du général de Gaules, entre Eurodiff et Madame Bichou que tu vas épater la blogosphère ?
Attendez à voir..
Voici pour commencer, une paire de chaussures à lacets, genre basket de jeunes, coloris gris, modèle unique, rare ( celui çi fut trouvé dans une boutique de Sunset Boulevard à L.A )
Attention, ceci n’est pas un billet sponsorisé, ne comptez pas sur moi, pour avoir la marque
Alors, épatés vous êtes chers lecteurs
Vous allez revenir pour la suite, n’est pas ?
Hein, vous ne désertez pas ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
22.01.2009
y'a de l'abus !

Pendant des années les cours d’éducation physique furent pour moi un pur cauchemar .
Je n’étais pas souple, je détestais l’effort physique, les ballons me faisaient peur, je les voyais arriver vers moi comme des bombes .
L’odeur de poussière, de tapis, de caoutchouc qu’il y avait dans les salles, les vestiaires me donnaient la nausée.
Au lycée, ce fut un peu différent, un peu moins de pression, d’humiliations, mais il fallait tout de même faire de la figuration, je me glissais dans les coins au cas où la prof pouvait m’oublier .
J’étais toujours choisie la dernière pour les sports co, le volley, le basket, de grandes ados me gueulaient dessus, j’avais une peur bleue des ballons, je n’y pouvais rien et bien sur, je ne comprenais rien aux règles .
Jusqu’au jour ou une élève de ma classe, blonde, rigolotte, pas bien grande, me repéra.
Jusqu’au jour ou par miracle, je me rendis compte qu’elle était aussi gauche et maladroite que pour moi pour faire une roulade, elle souffrait des mêmes déficiences motrices.
De ce jour, tout changea, nous abordions les cours de sport avec la plus grande désinvolture, riant de tout, redoutables ricaneuses, avec la ferme décision que nous ferions pas le moindre effort
Madame Guillerette était désesperée de voir deux greluches si peu motivées
Elle était adorable, elle essayait de nous encourager, et comme nous étions sympathiques et polies, elle capitula .
Le lundi matin, elle nous demandait :
« Bon Jeanne et Chloé « qu’est ce que vous voulez faire ?
et nous en cœur , « du ping pong ! «
« Encore, ah y’a de l’abus.. «
La salle de ping pong était au sous-sol, nous descendions toutes les deux, et après trois échanges de balles ratées, nous posions nos raquettes dans un coin, et nos fesses sur le banc, pour nous livrer à une séance de potins
La prof revenait une heure plus tard, nous chercher, avant la sonnerie..
Tiens au fait Jeanne, ta gym quotidienne, ça donne quoi ?
Ah mais je m’y tiens, et les résultats sont là, je perds mon pantalon, rassurez vous j’ai une ceinture …
Tout va bien, je m’épate
Sauf que Paul m’a apporté un pot de rillettes d’oies de la mort.
Affreux, on s’est empiffrés, juste avant de manger la galette des rois
Pauvre madame Guillerette, elle aura essayé..
06:34 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
21.01.2009
Genèse de l'addiction

Ce soir là, j’étais en vacances chez mes parents, je traînais devant la télévision, je n’avais pas envie de dormir
Une série était diffusée, je ne l’avais jamais regardée .
Une infirmière brune, cheveux bouclés, très jolie prépare son mariage
On ne la sent pas enthousiaste, elle fait les essais de robes, sa mère omniprésente semble l’agacer
A l’hôpital ou elle travaille les médecins et les internes s’activent.
Tout le staff médical la retrouve pour la cérémonie, les tables sont dressées pour la fête, au dernier moment elle renonce, et trouve du réconfort auprès d’un beau pédiatre, il est attentif, doux, particulièrement proche d’elle.
Personnellement, je n’aurais pas annulé le mariage, j’aurais épousé illico massiasse le beau médecin, vite bien, bien fait, pas de gâchis.
Le générique de fin défile, je sens alors que ce n'est pas fini pour moi, j’ai étrangement hâte de les retrouver, une envie dingue de continuer à suivre les histoires de Carol, de Doug .
Comme si c’était des amis , des proches , étrange sensation devant une fiction ..
Se termine alors la diffusion de l’épisode 25 de la saison 1 intitulé“every thing old is new again “ traduit par “tout recommence « , et commence pour moi une totale addiction, les mois , années à venir me ramèneraient au Cook County pour des centaines d’heures ,
Chacun sa drogue, la mienne elle est là, replonger à ma guise aux Urgences, j’ai eu tout de même un grand soulagement en sachant que je n’étais pas la seule, parfois on se croit un peu cinglés .
D’autres auront lu tout les Frédéric Dard, certains iront voir et revoir une comédie musicale, visionneront éternellement les « Stars Wars « d’autres se régalerons de péripéties de femmes désespérées,
Ma mère, elle adorait les « gens de Mogador « , elle avait vu et revu plein de fois ce feuilleton diffusé en 1972, elle avait investi les personnages, comme des sœurs, comme sa propre famille faite de jalousies et de rancœurs
Il n’y a pas de hasards.
J’aime observer ça, cela ne mérite aucun mépris..
12:08 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note


