31.07.2009

Conversation improvisée

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Assise à une table ronde pour quelques heures lors d’une soirée anniversaire, je me rends compte que mon voisin de droite n’est pas bien bavard

Celui de gauche, c’est mon mari, je le connais

Alors, comment engager la conversion ?

« vous êtes assis à côté de Jeanne, c’est un honneur, je suis une grande pédagogue, menant une carrière de chanteuse, créatrice de bijoux, et blogueuse influente … « 

Non, pas possible d’engager la conversation de la sorte, c’est trop égocentrique

 

Alors, je sors mon trousseau de clés

Les enfants

Les animaux

Ça marche à tous les coups, le boulot parfois

Mon voisin de table, me dit qu’il n’a pas de bêtes, il n’aime pas, pas de chien, pas de chat, (bon mince.. ) mais que son fils a dit à sa maîtresse que son papa  avait des poissons qu’il allait promener à la rivière

« Ah, vous péchez ? « 

« Oui ,un peu «  (il est modeste )

Et moi, Jeanne qui a un avis sur tout, ou plutôt apte à adapter mes conversations en toute circonstance, je le branche sur les silures

Et là miracle, je ne l’arrête plus !

Le voisin de table me raconte ses aventures, tout le plaisir qu’il a à pêcher très tôt le matin, les tailles et poids de son butin, les meilleures recoins, les techniques, barque, dimension etc. …

Je n’ai pas tout retenu

Il est heureux, il parle, fait des gestes, mime avec les mains, la taille des poissons...

J’écoute, je rebondis..

 

Ah, il en faut peu pour faire parler les gens, parfois plus pour les arrêter

Pas grave

A aucun moment l’homme n’a posé de questions, je me demande parfois si je n’impressionne pas

 

Avec un autre couple le même soir, j’ai cherché un sujet de conversation, ils étaient originaires d’Auvergne

Et l’Auvergne, ça me connaît, justement, le trou paumé où j’avais séjourné en 1986, c’était leur village …

 

 

J’ai oublié de leur demander  s’il y avait des silures en Auvergne ?

30.07.2009

"Méningite "

Lorsque je l’ai vue pour la première fois, elle avait ..deux heures

C’est peu, un bébé, bien frais, une jolie petite  fille

Je l’ai gardée, câlinée, normal c’est ma filleule, quelle fierté

Et puis j’ai quitté la petite ville normande, et elle est partie aux pays des jeux

Je la voyais par petit peu, pas assez, elle est devenue ma nièce, et je suis devenue mère

 

Un soir d’été, elle fut déposée comme un paquet, par un père peu scrupuleux, fiévreuse, malade

Diagnostic terrifiant, une méningite ( virale fort heureusement )

Je voulais aller de suite la voir à l’hôpital, la réconforter, lui assurer toute ma présence

Je voulais lui offrir un copain, un compagnon

J’avais acheté trois zazous, une girafe, un hippopotame et un singe

Je voulais les offrir à mes trois enfants, ne pas les séparer

Mais mon cadeau n’était pas encore annoncé, peut être jamais …

Alors j’ai emballé le singe et  lui apporté

 

Elle l’a serré contre elle, gardé au chaud, et l’a baptisé « méningite «  du haut de ses neufs ans, elle fut persuadée qu’il fut son sauveur

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Elle a presque vingt ans, soudain me reparle de Méningite

« tu sais, je l’emmène partout, partout il me suit encore « 

je suis touchée, j’accorde beaucoup d’importance à ses compagnons câlins

On parle, et brutalement tout ressort, drame, questions, larmes, doutes

Je tente de dire, raconter, cette histoire là, je ne peux pour autant aller au-delà des vérités, celles qui la font tant souffrir

 

Je voudrais tant qu’elle puise encore toute la force qu’il lui faudra pour avancer

20 ans, une jolie femme, gaie, volontaire, amoureuse, fragile …

 

Va en avant, fonce, entoure toi de ceux qui t’aiment, tant pis pour ceux qui passeront à coté de ton amour, un jour, il sera trop tard..

Aimes, fais …ce que tu aimes faire

 

Je ne passe pas assez de temps avec toi, tu gardes tout ce que je t’ai offert, ta chambre me le rappelle quand je vais dans tes montagnes

 

Et moi vraiment, je peux te le dire, je t’aime comme ma fille …

06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

29.07.2009

Les deux blaireaux

Sur l’étagère de la salle de bain, à côté du poudrier vintage, trônent deux blaireaux

Oh! pas deux mustélidés noctambules et omnivores au pelage rayé blanc et noir, j’ai assez de monde dans ma ménagerie, non, il s’agit de blaireaux de rasage, petites brosses utilisées par les hommes pour étaler le savon de rasage, fabriquées justement avec des poils de blaireau, et même de sanglier dans certains cas

Rassurez vous je ne possède pas de sangliers non plus

 

Vous êtes tous en train de vous demander « mais pourquoi Jeanne, as tu dans ta salle de bain deux blaireaux ? «  Et vous avez bien raison de me poser la question, puisque je ne suis pas une femme à barbe, je suis peut être barbante certains jours néanmoins..

 

L’un des deux me fut donné par la mère de Jérôme, il appartenait à son grand-père et comme elle connaît mon attirance pour les objets qui servent à rien, elle me le confia

L’autre, je l’ai trouvé dans une brocante, il est en laiton et j’aime les objets ne laiton

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« C’est tout ? « 

 

En fait, je trouve cet objet curieux, parce que je n’ai jamais vu d’homme utiliser de blaireau, parce que les poils soyeux me rappellent la petite brosse douce que la coiffeuse passe dans la nuque à la fin de la coupe, geste final, accomplissement total

 

Et je suis sûre que certains d’entre vous auront une explication peut être freudienne au fait que j’ai conservé ces deux blaireaux, la forme, la texture, pensez donc, il va de même pour les micros, glaces, et autres. Oh Jeanne, tu te laisses aller, attention aux pervers. !

 

J’aime tout bêtement ces trucs désuets, symboles de virilité, parce que j’en ai déjà parlé :

J’aime les hommes 

A condition qu’ils ne  soient  pas de vrais blaireaux !

 

 

06:07 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

28.07.2009

Les reproches

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Une femme  fixe mes boucles d‘oreilles bleues

Elle n’est visiblement pas très satisfaite, elle me reproche de les porter, elle possède  les mêmes, pas ce jour là pourtant

Elle me fait une remarque désagréable

 

C’est tout de même incroyable de me reprocher de porter mes propres créations, j’ai inventé, agencé, je mets ce que je veux quand je veux.

 

« Jeanne, dis donc tu ne m’as pas envoyé de mail pour la Bonne Année « 

 

C’est un reproche, j’aurais du, c’était une obligation, pourquoi moi, pas elle ?

 

On me reproche des choses, ça m’exaspère, c’est injustifié, je n’ai  le monopole de rien, si ce n’est celui de mes choix, tant que cela n’empiète pas sur la liberté de l’autre, dois je le matin m’habiller en fonction de mes envies, ou en fonction des réactions que cela pourrai provoquer ?

 

Je déteste les reproches, j’accepte mes erreurs, les critiques, parfois je m’excuse, je reviens sur mes jugements, mais je suis totalement incapable de rentrer en conflit pour des broutilles, des choses auxquelles j’accorde peu importance

 

Pourtant ça m’énerve, et je rumine, de quel droit peut on me faire de tels reproches ?

Je me sens humiliée, rabaissée

Je déteste ressentir ça, alors j’inverse vite les rôles

Je suis distante, je n’accorde plus de complaisance, presque plus de sympathie, juste de la politesse

Je me sens mieux, sereine, à ma place, ni en haut, ni en bas

 

On me reproche ce blog, virtuel, pas dans la vraie vie

Dois justifier d’une chose que je n’impose à personne, libre à chacun de venir et de partir.je ne cherche pas à convaincre, mais qu’on me foute la paix avec ça

 

J’ai donné, accepté, résignée, j’ai remplacé, bouché les trous, les bouts de tables…les places où personne ne veut aller

Qui va gérer ma vie à présent, moi seule, fière, haute

Une vie je le crois plutôt tournée vers les autres, les petits liens d’hommes et de femmes …liens de vie

 

Qu’on ne me reproche rien, je n’ai pas de leçons à recevoir …

J’ai donné …

Je donne encore, autrement..

06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note

27.07.2009

L'épicier

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L’épicier venait en camionnette tous les jeudi .

Il se garait dans la cour, prenait son déjeuner tout seul dans la cuisine , au bout de la table

Il travaillait chez mon oncle commerçant .

Quand il avait bu son café, il remontait dans son camion et livrait les commissions  .

Ma mère ne faisait pas de liste

Elle achetait en premier du sucre, du café, de la farine, de l’huile

Puis il pesait quelques fruits qu’il déposait dans un sac en kraft, il roulait les coins pour le refermer

Les bananes dépassaient souvent du sac

Puis ma mère prenait du Benco, quelques yaourts et desserts, des fruits au sirop, du thon, des sardines, du pâté, quelques conserves, du chocolat

 

Elle n’achetait pas de lait car nous avions des vaches, ni œufs, on avait des poules, ni crème, on allait la chercher chez Louisette , la voisine d’en bas au vernis à ongle craquelé .

 

Elle n’achetait aucun légumes, tout venait du jardin, le soir nous mangions de la soupe .

La viande, le porc, le mouton, le lapin et le poulet venait de notre production

 

Quand le petit comptoir en bois était recouvert, elle finissait par le superflu, pour nous elle achetait des barres chocolatées .

Louis prenait un Bounty, Flo des Treets et moi un Raider ;

Nous avions droit aussi à un paquet de chemin gum en tablettes à la chlorophylle

 

Pour se désaltérer l’été, elle achetait du Citror, c’était un sirop acide au goût de médicament, c’était pas bon, on avait jamais de limonade ni de vrai jus de fruits

 

Puis on déchargeait les commissions, on les rangeait et la camionnette de l’épicier repartait finir sa tournée

 

Quand je vois la taille de denrées dans mon caddie, je me dis que les temps on bien changé, il y avait moins de besoins alimentaires,

 

Mes parents cultivaient et mangeaient bio, on avait toujours de délicieuses viandes au goût parfumé accompagné de légumes

 

Mes enfants se régalent toujours autant chez mes parents, quand ils nous accueillent, ils remplissent leur caddie au supermarché

 

A la place du Citror, ils ont du  jus d’orange .

 

06:06 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note

25.07.2009

La liste

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La liste :

 

-Ranger et trier mon placard de vêtements

-Faire des confitures de prunes

-Mettre à jour mon blog de bijoux

-Retravailler mes cours pour septembre

-Apprendre trois chansons dont une en anglais et une autre en espagnol pour le mariage de Serena

-Ranger la cave 1

-Faire mon testament

-Acheter et monter une armoire pour Rose

-Peindre le salon et poser des jolis rideaux

-Aller à Londres voir les Mis avec Vonric

-Faire les bijoux pour Ama

-Trier mes photos et faire des tirages papier  et les mettre dans des albums

-Regarder la dernière et ultime Saison d’urgences le dimanche soir

-Garder ma liberté de penser

-éliminer le liseron qui a envahi les framboisiers

-viser la lune, ça me fait pas peur….

 

 

Avec tout ce programme, je me demande si je vais partir trois jours ?

 

24.07.2009

Destination ailleurs

L’été, les vacances, il faut.. partir

Mais où ?

A toi de décider Jeanne..

 

Partir dans le grand Nord, la Scandinavie, l’Ecosse, déjà fait, il faut au moins deux semaines pour en profiter

 

Partir dans le grand sud, la Grèce, l’Italie, L’Espagne, le Portugal, déjà fait, il fait trop chaud je ne peux pas

 

Réserver, j’en suis incapable, j’aime bien garder une certaine disponibilité à l’imprévu

 

En vacances, j’aime visiter les grandes villes, regarder les gens, manger dehors, déambuler sans but précis, j’aime que ça grouille

 

Je n’aime pas les coins paumés, les bois, la montagne, la verdure, ça m’ennuie..

 

J’aime bien la mer, à condition qu’il ne fasse pas trop froid, mais l’où la mer est chaude, il y a trop de touristes

 

T’es jamais contente, t’aime rien ?

Je n’aime pas partir plus de 6 nuits, c’est vrai

J’ai besoin d’adapter mes vacances aux enfants, qu’ils y trouvent du plaisir

 

Je ne vois pas quelle destination choisir

 

J’aimerais en fait qu’on choisisse pour moi, qu’on prévoie pour moi, j’en ai marre de penser, marre de prospecter, marre de préparer les bagages

 

J’aimerais qu’une voiture se gare dans le jardin, qu’un chauffeur m’ouvre la porte et me dise : Jeanne, vos bagages sont chargés, vous n’avez plus qu’à monter

 

Destination ailleurs, comme dirait Yannick Noah …


23.07.2009

Vu et entendu en ville

Dans une boutique de vêtements, je flaire les dernières démarques

J’opte pour un collier soldé, afin de récupérer les perles

 

La vendeuse en caisse :

 » il y a une chaîne pour ajuster le collier « 

J’ai bien vu, j’ai légèrement le sentiment d’être un peu prise pour une imbécile, je ne vais pas pour autant lui signaler

« Attendez, je vais vous faire montrer « 

 

Vous faire montrer, aïe, vous montrer, ou vous faire voir, mais vous faire montrer, c’est pas vraiment correct.

 

En linguistique, je ne suis pas puriste, mais je me dis qu’il y a des limites tout de même à ne pas franchir, même mes enfants n’ont jamais utilisé pareille expression

 

Je la laisse faire, plongée déjà dans mon savoureux projet de création

 

Un peu plus loin, je fouine dans la boutique « c’est pareil on a le même «  et là, je trouve, un jeans (5 euros ) un bermuda (2 euros ) et un sweat pour 10 euros en 14 ans pour mon boy

Si c’est pas une affaire ça !!!

Mark porte tout ce que je lui achète, il n’est pas exigeant pour un sou

 

Je suis ravie, j’adore les dernières démarques

 

En rentrant, il pleut à verse

Je m’installe dans ma véranda, Rose joue à la marchande de bijoux et en deux heures, j’ai réalisé ces deux parures, violet, argent et gris

 

Je ne résiste pas à vous les faire montrer

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22.07.2009

Le poudrier

Dans son sac à main, ma mère avait peu de choses

Un porte-monnaie, un porte-carte avec sa carte SNCF et des photos de ses enfants, des rinces doigts qu’elle prenait sur les tables des mariages, un échantillon de parfum imprégné jauni par le temps qui ne sentait plus bon, des menus de communion, des programmes de messe, des images pieuses, un mouchoir.

Et milieu de tout cela, un poudrier

Un poudrier sans poudre, elle ne se maquillait jamais, à part un rouge à lèvres posé rapidement avant la sortie du dimanche

Ce poudrier lui avait été offert par ses patrons quand elle était jeune

C’était un cadeau, elle recevait si peu de cadeaux

 

Un jour, elle a donné son poudrier à Ellen, pour qu’elle joue avec .

Un poudrier en cuir des années 50, ce n’est pas un jouet

C’est un bel objet

Je l’ai mis de côté et déposé depuis sur une étagère dans ma salle de bain

 

Sans poudre, je n’aime pas la poudre …

 

Je ne sais pas pourquoi ma mère l’a retiré un jour de son sac à main .

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06:01 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

21.07.2009

Séparations et retrouvailles

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C'est ce qu'il y a de plus supportable dans les séparations, c’est l'espoir des retrouvailles

 

Cette citation est de Jeanne, écrite il y a quelques jours dans le feuilleton de l’été par Antiblues

 

Cet été 1986, j’avais vécu un mois imprévisible, une rencontre insolite, mêlée de complicité , avec encore en tête les « Démons de minuit «  qui tournaient en boucle et en « rouge et noir «  de Jeanne Mas, une grande évasion, une énorme parenthèse

Je travaillais en août, dans une autre colo dans le Calvados

J’étais impatiente de retourner avec Pierre Yves, que je connaissais bien, et surtout mon ami Léo

 

Pourtant les premiers jours étaient moroses, je n’arrivais pas me remettre dans le bain, le ciel était gris, très gris, les enfants incroyablement violents, totalement irrespectueux du cadre

 

Je vivais sans l’énergie qui m’animait d’habitude, j’avais envie de partir quelques jours ne camping avec Léo, c’était difficilement négociable

J’avais le cœur lourd, je n’expliquais pas ma mélancolie.

 

J’avais quitté Arnold et il me manquait, sans que je j’ose me l’avouer

Il m’avait fait la promesse de me prendre comme adjointe l’été suivant, je me méfie des promesses …

 

Je n’expliquais pas toujours pas ce qui me liait à lui, il me semblait tellement au-dessus, un trop bel homme, trop, bien trop bien  pour le pauvre Jeanne

 

Un après midi, pendant le goûter, Pierre Yves braille dans le réfectoire

« Jeaaaaaaaaaaane ! , téléphone, c’est Arnold, je viens de causer avec lui « 

 

j’étais pétrifiée, je n’osais pas saisir l’appareil, je m’attendais à des reproches, une faute, laquelle, mon cœur s’emballait

 

Je perdais confiance en moi, moi la Jeanne plutôt grande gueule, je redevais la Jeanne de mon enfance, soumise et vulnérable face à l’autorité

 

Je balbutiais

 

Arnold me demandait si j’allais bien, je lui dis que pas trop, c’était dur

Il me confia que sa colo était d’un ennui mortel, parce que je n’étais plus là, parce qu’il aurait donné n’importe quoi pour que je soies à ses côtés

 

Je sentais mon cœur battre, je ne savais pas quoi lui dire …j’étais comme …

 

Il me demandait d’aller le rejoindre dès que j’aurais fini, auprès de Bréhal, une visite, pas plus

 

C’est ce que je fis dès que je fus libérée , je me souviens d’avoir garé ma voiture dans le sable …en fin d’après midi .

 

 

 

06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

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