31.03.2009

Liens de vie

En passant devant un mimosa en fleurs, je me dis que j’aimerais bien un tel arbuste dans mon jardin ; j’ai fait trois tentatives, mais à chaque fois ils ont gelé

Le lendemain, par le plus grand des hasards, Anatole me propose un mimosa

Je suis ravie, en échange je lui donnerai un aloès.

J’en ai donné un à Juliette, elle aime les plantes du sud, elle le protégera du froid

 

Sarah avait offert à Rose un rhododendron pour son premier anniversaire, il résiste, grandi doucement, comme Rose

Un peu plus bas, les arums de Jeremy sortent de terre, suivis par l’amorphophallus que Léa m’avait offert.

Les roses trémières que Marie Camille m’a apporté l’an dernier sont en pleine croissance, celles qu’elle a dans son jardin sont monumentales

 

Le jardin se remplit des échanges, du troc de mes amis, j’achète des rosiers, on m’en donne aussi, des tas de variétés ornent les massifs, la vie prend, là où elle veut, il faut parfois les déplacer, leur donner la lumière, pas trop, elles sont capricieuses.

 

Je n’achète pas d’animaux, ils viennent à moi, on me les propose, une poule, un pigeon, un lapin, des cochons d’inde, un chat, des chinchillas …

La maison s’anime de bestioles adoptées, avec les enfants nous traçons notre histoire de bêtes, nos histoires de bêtes.

On prend des photos, on se raconte, on repense à ceux qui sont partis

 

Mimine a eu trois chatons, adorables, l’un d’eux a trouvé déjà un toit chez Solen et Théodore, les autres n’auront pas de mal à trouver logis.

On arrive toujours à donner  nos chats

DSCN1287.JPG

 

Parce que les animaux créent un lien, on les revoit, on sait d’où ils viennent, on les sent bien, on en parle .

 

Quoi de plus banal qu’une plante, quoi de plus banal qu’un chat …

Tout, rien …

Ce sont des liens de vie, des échanges  de vivants qui relient, s’enracinent

Je me sens bien au milieu de tout ça, comme protégée, enracinée,

Si un jour je déménage, j’emporte tout, mes bêtes, mes plantes, mes arbustes, mon bassin , le clapier …

 

Je ne peux pas …

Partir

Pourquoi partir, si je suis si bien, au milieu de cette Vie

 

Ce soir, je vais donner de la ciboulette à Paul

30.03.2009

La tasse de bonbons

PORTE BUFFET.jpg

Lorsque par la force des choses nous devions rendre visite à mes grands-parents paternels, c’était sous le signe de l’austérité et de la rigueur

 

La maison était sombre, une table au milieu de la pièce, la cuisinière à bois, la télévision et le réfrigérateur, un buffet.

Il n’y avait pas de cheminée

Parfois on s’aventurait à aller fouiner dans la chambre, ça sentait le renfermé, il y a avait des tas de tapis poussiéreux et lourds que mon père et mon oncle avaient rapporté d’Algérie

Pas d’animaux, pas de jouets, quand il pleuvait nous restions assis à la table, devant un verre de vin coupé d’eau, un Petit Beurre tout ramolli

 

Il y avait deux chambres à l’étage, je suis allée qu’une seule fois

Je me souviens y avoir vu une petite coiffeuse, assez élégante, elle supporte à présent l’écran et le clavier avec lequel je rédige cette note

 

Au moment de partir, ma grand-mère ouvrait la porte du buffet et en sortait une tasse en pire jaune et nous disait

« Voulez-vous un bonbon ? »

C’était comme une récompense, un trophée

Je mangeais l’acidulé, le goût acide restait au palais, cela ne me procurait aucune sensation, c’était un rituel

 

Je n’aime pas les bonbons, j’en achète jamais, sauf aux anniversaires des enfants, des bananes très jaunes, des fraises..

 

Parfois on m’offre des bonbons, des spécialités, des nougats

Je ne les mange pas, les enfants n’en raffolent  pas après non plus.

Je les garde, tout en haut d’un élément de cuisine inaccessible

Le temps passe, le sachet reste fermé, c’est un don, un cadeau, je suis incapable de le jeter, parfois la date est passée, il me faut prendre une décision

Je n’ose pas dire que je n’aime pas les bonbons

 

Ma grand mère maternelle avait un placard dans lequel elle rangeait des tablettes de Crunch, sans lui demander nous allions ne chercher un morceau

Mes parents font des stocks de barres chocolatées pour mes enfants

 

Ils ouvrent aussi la porte du buffet , fermée à clé, les enfants ont ce rituel là

Les grands-parents perpétuent à leur façon ces petits dons sucrés.

 

Je préfère le chocolat

06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

29.03.2009

Kit marocain

Carla avait de la famille à Rabat, tous les ans elle allait leur rendre visite, et me rapportait un sachet  de perles argentées qui faisait tout mon bonheur .

Un soir, elle m’a offert un kit de massage

« tu verras, tu auras une peau de pêche « 

Merci, c’est très gentil

 

Je dois avouer que je ne suis pas une spécialiste des hammams, bains de boues, thalasso, et massages en tout genre

Je me lave, j’applique une crème de jour et hop, la journée commence.

 

Ce kit se composait, d’un gant, d’un sachet de savon noir, d’un masque emballé dans du carton et un flacon d’eau de rose DSCN1250.JPG

 

Le gant me faisait penser à du papier de verre, quand au savon noir, j’en avais acheté un seau chez Marius Fabre à Salongant.JPG de Provence pour faire le ménage, j’avais pas trop idée de me laver avec .

 

 

 

 

 

 

 

 

Le masque, l’emballage ne m’emballait pas, je sais pas, cette fermeture éclair, ça me fichait à moitié la trouille masque.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le flacon d’eau de rose, me faisait penser à un roman de Barbara Cartland

eau de rose.JPG

 

J’ai déposé ce kit dans un tiroir et je l’avoue, je l’ai oublié .            

 

Et en lisant ce billet chez Ksénia j’ai réalisé que les jolis flacons exposés sur son blog contenaient la même chose que les trésors offerts par Carla

 

Alors je me décide à faire ma mixture de Gassoul, d’eau de Rose et étaler tout ça sur ma peau de femme fatale

 

« L’habit fait pas le moine « 

13:23 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

28.03.2009

Aboutissement artistique

Parce que Rose avait été séduite par cette idée

Parce que je n'aime pas rester sur un échec

Parce c’était le moment propice

Parce que cette fois, je sentais l’aboutissement, la finalité d’un projet que me tiens à cœur depuis si longtemps

Parce que vous lecteurs vénérés vous me soutenez dans les épreuves

 

Je me suis armée de courage, j’ai saisi avec mes mains de fée les cisailles argentées

Et malgré les jugements, les critiques et les ricanements (Gwen m’avait dit que c’était kitsch) j’ai taillé

Et la voilà enfin ma belle topiaire, c’est un..

 sculpture 1.JPG

Ah je suis fière de moi, oui vraiment, une œuvre..scuplture 2.JPG

27.03.2009

Le retour d'Isabelle

révolver.jpg

Si y’a un truc que je déteste ce sont les films dits « engagés «  qui se veulent témoignage d’une jeunesse en mal de vivre des banlieues, on ne peut plus démagogiques, portants aux nues des pseudos acteurs césarisés ou palmisés, et dont le public, fort heureusement ne  raffole pas non plus

Pire encore ,dans un autre registre  les films de Lars Von Strier , ce cinéaste danois qui doit avoir un réel problème avec les femmes pour leurs donner systématiquement des rôles de soumission , les enlaidir à outrance , faire d’elles des esclaves modernes (Breaking the waves, Dancer in the dark et Dogville )

 

Je vais au cinéma rarement, pour me détendre, être émue ou frissonner

Alors y aller pour entendre des P..tain de ta race toutes les deux phrases, merci, il y a assez de reportages télévisés à ce sujet

Je cite « Entre les murs »ou » l’Esquive «  où des jeunes de banlieue lisent du Marivaux ( ma copine Juliette est allée voir ce truc, elle a quand même pas réussi à me dire que c’était bien )

Heureusement qu’il y a quelques bobos pour aller les voir, eux même seraient incapables de scolariser leurs enfants dans une école ZEP, mais ça leur donne bonne conscience

 

 

Jean Marc Morandini (j’ai des relations )m’a conseillé de regarder Arte vendredi soir ( ouh elle écoute Europe 1 la Jeanne, ben oui )

Un film en avant première était diffusé avec Isabelle Adjani

Sans savoir ce dont il s’agissait, j’ai regardé « la journée de la jupe « 

Et je me suis laissée embarquer dans cette histoire, certes excessive, parfaitement adaptée à l’actrice, forte, violente

Et au final, j’ai trouvé ça juste, très sincère, efficace

 

Alors je le conseille, à tous ceux qui croient que la violence verbale et physique est une fatalité, un exutoire d’une génération en mal de vivre, il est grand temps de leur ouvrir les yeux, de leur gueuler haut et fort que c’est pas la bonne méthode pour s’en sortir, que c’est n’est pas parce qu’ils vivent dans des cités sensibles (comme on dit ) qu’ils ont le droit d’organiser des tournantes, de considérer les filles comme du bétail, de vivre  leur sexualité en dérive sauvage et désastreuse .

 

J’ai tout le temps pensé à mon amie Carl .

 

Et heureuse d’apprendre que la diffusion a battu des records d’audience, comme quoi, quand c’est réussi, le public accourt .

 

C’est vrai il y a aussi la présence d’Isabelle Adjani..

 

Le film est sorti en salle cette semaine  , je l’ai vu, et en plus comme dirait Didou « j’ai pas payé ! « 

26.03.2009

Grégoire

papiers.jpg

Grégoire était un collègue de Jérôme, un jeune homme, d’origine bretonne, que nous voyions de temps à autre, à des pots ou ailleurs, pas un ami, une connaissance

 

Un jour Jérôme me dit, «  Grégoire n’est venu travailler depuis hier, il n’a pas donné d’arrêt de travail, il va falloir que je m’en occupe « 

Le téléphone n’avait rien donné

Je lui conseille alors de contacter sa petite amie, celle ci  lui avoue qu’ils étaient  séparés, qu’il n’est pas très bien, qu’elle ne peut plus rester avec lui

Jérôme tente d’appeler Grégoire, toujours  rien, alors il se décide à aller chez lui, un soir.

Il vivait dans un petit logement un peu lugubre dans le centre ville,

En bas de l’immeuble, il trouva aux abord des poubelles, des livres, des cartons, un téléphone, et au milieu de tout ça, les papiers d’identité de Grégoire

Affolé, Jérôme pris la  décision de contacter la police, puisqu’il avait beau sonner, il ne répondait pas

La police se déplaça, mais il n’y eut aucun moyen de rentrer de force dans le logement, sans la présence de la famille .

 

Jérôme insista, terrifié à l’idée d’ouvrir cette porte, dans quel état trouverai t’il son collègue et fini par entendre le son de la voix de Grégoire, qui lui dit qu’il avait des problèmes, mais que tout allait bien

Nous primes la décision de contacter sa famille

Sa belle-mère ne fit pas le déplacement, son père non plus..

Le lendemain, Grégoire fit son retour au bureau, comme si de ne rien n’était ou presque, Jérôme voulu le protéger auprès de la hiérarchie, lui évitant de perdre son emploi

Les jours qui suivirent furent très durs

Grégoire venait à la maison sans prévenir, il était muet, nous étions inquiets, j’avais sa belle-mère au téléphone, elle me demandait de s’en occuper, me confirmant qu’elle ne pouvait pas laisser son commerce, en gros qu’elle ne pouvait rien pour lui

Et nous ??

 

Le Week end, qui suivit, Grégoire fit irruption chez ses parents,  de colère, cassa, brisa, des bibelots, de la vaisselle ..

Puis il revint chez nous, après avoir eu un accident de voiture.

Jérôme lui prêta la mienne,

Un après midi, je vis en plein milieu de la place du jet d’eau, ma voiture !

Stupeur, j’appris alors que le brave Grégoire perdait la tête, faisait n’importe quoi, naviguait dans un désert, Jérôme fut alors dans l’incapacité de sauver son emploi

Il repartit en Bretagne,  revint sans ma voiture, dans un deuxième accident, il l’explosa !

Il a quitté la ville, il est parfois revenu, toujours errant, le regard vide, il ne se remit jamais de la mort de sa mère, partie quand il était enfant

 

Nous avons Jérôme et moi, étaient profondement marqués par cette histoire, impliqués par le hasard, et surtout pris dans un tourbillon, une spirale

 

Il nous manifesta beaucoup de reconnaissance, essaya un jour de revenir au bureau, Jérôme ne pu absolument pas appuyer une telle embauche

 

Depuis quelques années, nous n’avons plus de nouvelles de cet homme .

A t’il cicatrisé ?

06:02 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note

25.03.2009

Mutations capillaires

 

Parce que leur formation se fait en deux temps, j’ai la chance d’avoir un suivi intéressant avec mes stagiaires

 

 

Ce travail demande une certaine  faculté d’adaptation du fait que les stagiaires sont d’âges très différents, de culture variée, d’origines diverses et surtout d’un niveau d’étude très très hétéroclite.

 

J’ai donc formé plusieurs groupes en 2007, et je les retrouve pour leur deuxième partie.

Comme je suis physionomiste, c’est assez facile pour moi de les reconnaître, de remettre un prénom sur leur visage, un vécu.

Et puis un bébé de 1 an, quand il en a 3, il change, mais des femmes de 22 ans à 60 ans, elles ne grandissent pas.

 

Quoique..

 

Elles ont  certaines, changé de.. Coiffure et parfois c’est pas mal, parfois c’est … pas terrible.

Ainsi j’en retrouve une avec un carré blond platine qui me fait penser aux perruques des barbies, une autre les cheveux un peu rouges, une autre avec des  mèches un peu bariolées, c’est le choc.

 

Oh tais toi Jeanne, écoutes plutôt tes amis, tu n’es pas mieux.

 

Hélas les films amateurs m’ont trahie

Il y a peu de temps encore, j’ai provoqué une certaine hilarité quand des personnes qui me connaissent m’on vue avec des cheveux longs, bouclés..

« c’est Jeanne ?? ah ah ah !! « 

 

Enfin y’en a un autre qui a été victime de la fashion hair, des flon flons, mais bon, ça ne l’empêche pas d’être devenu un dieu vivant.

george 1.jpg

 

Mais oui, y’avait longtemps qu’il n’était pas revenu sur le tapis lui !

 

06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note

24.03.2009

Mon ange

cupidon.jpg

Il y a quelques années, j’ai enfanté d’un ange, un angelot bien dodu de plus de quatre  kilos, costaud, en pleine forme.

Mon ange souriait, riait beaucoup, dormait comme un loir.

Parfois je culpabilisais de ne pas m’en occuper autant que sa grande sœur, son frère, et puis je me disais que mon ange vivait autre chose, cajolé par eux, très admirée.

 

Je n’obligeais personne à l’aimer, ça non, personne, ni à la regarder, elle était à mes yeux mon cadeau, ma dernière maternité

Je la nourrissais, la berçais, j’étais toute heureuse de ressortir les vêtements d’Ellen, de revivre ces petits rituels.

Au fil des ans, mon ange a muté, un petit diable, colères, cris, elle s’opposait

Je me trouvais confrontée au jugement dernier, « elle lui cède tout «  , » c’est la dernière.. "» « elle fait ce qu’elle veut « 

Quand mon ange souffrait, j’avais mal, je ne baissais pas les bras, je trouvais du réconfort auprès de mes amies et Jérôme qui m’aidait à accepter, assumer.

 

Je n’obligeais personne à l’aimer, juste la respecter

 

Je savais qu’il fallait du temps, que c’était passager

Je lui faisais confiance, lui répétant sans cesse «  je suis là pour te protéger « 

Le petit démon s’est envolé, et mon ange a repris ses ailes, mon ange est devenu câline, docile, sensible.

Son frère et sa sœur lui laissèrent plus de place, mes bras lui étaient ouverts, tout le temps, mon cou était son réconfort, son nid, elle commença à mettre des mots sur tout .

 

Mon ange parle, dit, avec un vocabulaire exceptionnel, ce qu’elle ressent, ses tracas, ses peurs, ses grandes joies, et remercie, m’aide, elle danse, elle chante, exprime sans aucune resserve sa joie, sa tristesse

Mon ange vit dans ses rêves, elle plane, enfile ses ailes roses et pailletées et s’évade, plane, vit dans sa bulle

Je l’aide parfois à revenir dans notre vie.

 

« Tu es  là pour me protéger.. »

 

Sous ma couette, Rose se blottit, elle m’attrape par le cou, serre fort, et lâche ses deux mots

 

« Ma Mère « 

 

Je suis la mère d’un être d’exception, ma Rose est mon bonheur, ma tendresse, je l’aime d’un amour indéfinissable,

 

Tous les soirs, Jérôme va la voir pour éteindre sa lumière, il ne laisse cette place pour rien au monde, c’est son geste à lui, voir sa petite fille, sereine, endormie

 

Je n’oblige personne à l’aimer.

 

 

 

 

 

23.03.2009

Les corvées

POMMES.jpg

A l’automne nous étions réquisitionnés pour aller ramasser les pommes

Nous partions dans le clos des pommiers en début d’après midi et en sortions à la tombée de la nuit

Je détestais ça, mes doigts étaient transis par l’humidité, nous n’étions pas équipés, de mauvaises bottes en caoutchouc aux pieds, je n’en voyais pas le bout

Mon père charriait les paniers remplis jusqu’au tas qui grossissait petit à petit

Nous n’avions aucune récompense, nous devions faire cette corvée là

Il y en avait d’autres, le foin, les haricots verts, les betteraves à piquer,pommes de terre à ramasser .

Je n’étais pas du toute motivée, je préférais jouer dans ma chambre .

 

Je n’aime pas les corvées, je ne fais pas les choses sur un temps long, j’ai besoin de changer d’activité souvent .

Le ménage est fait par petits bouts, un jour les sanitaires, le lendemain, l’aspirateur, une chambre , passer une journée entière à faire du ménage est au dessus de mes forces ?

Pareil pour les vitres, une ou deux de temps en temps, j’en ai marre j’arrête.

Le pire se sont les évaluations écrites de mes stagiaires, je suis incapable de m’asseoir deux heures pour les corriger, au bout de trois, je butine, comme une abeille, je suis déjà sur autre chose

Je n’aurais jamais pu être prof

J’admire les gens qui s’astreignent aux corvées, de confiture, de conserves, de peinture, de ponçage …

Je jardine un peu tous les jours, mais retourner le jardin en une après midi, je n’y arrive pas, désherber la totalité du terrain, impossible

Je ne suis pas toujours efficace mais je m’ennuie jamais, le quotidien ne me pèse pas, il est rythmé par des petits rendez-vous imprévus, des contacts, des apaisements créatifs, ponctués par l’actualité du jour, la radio ma compagne, mes chansons , mes  chansons , mes gamberges cérébrales .

 

Mon père a oublié ces temps de corvée, il est convaincu que c’est arrivé parfois, un peu .

Il fut élevé dans le rendement, comme beaucoup de familles, la rentabilité

 

C’est un fait, je ne suis pas du tout rentable..

 

Je ne lui en veux pas , je choisis de faire autrement .

06:00 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

21.03.2009

Pas de rancune

Par ce soleil, j’ai ressorti mes babies noires, pieds nus , un grand gilet vert, une jupe et des bracelets assortis

pommier japon.JPG

J’ai observé les stagiaires, bon nombre d’entre portaient des bottes, des manteaux, des pulls ..j'adore ces paradoxes saisonniers

 fleur pommier.JPG

J’ai vite chaud, je change de peau, je suis terriblement bien, pas le moindre monde rancunière par cette jolie saison qui me fait éternuer, pleurnicher, larmoyer, toussoter..

Je ne suis pas la seule, j’en avais déjà parlé par ici et de tout cœur, j’éternue en solidarité haut et fort, avec tous les allergiques aux pollens et autres consommateurs d’aerius.

 

Mon massif de fleurs est généreux, il m’offre ces couleurs, j’attends l’éclosion des premières roses, je le bichonne massif 2.JPG

 

Par pure précaution, parce que le printemps est là mais il risque de se sauver j’ai cueilli, ramassé et composé :

 

Un petit bout de jardin dans la maison pots.JPG

 

 

Ce soir, soirée couscous à Andouillé, eh ben, vous pensez qu’on y mange de l’andouille, non, c’est à Vire, mais je n’y vais jamais, et les rillettes c’est à Gorron, et la moutarde c’était Dijon, mais c’est fini..

 

Et demain, devinez ce que va faire la Jeanne toute la journée ??

Et vous ?

Racontez..

Toutes les notes